Archive for décembre, 2010
Quelle est votre liste de bonnes résolutions pour l’année 2010 2011 ?
Voici un exemple au cas où vous manqueriez d’inspiration…
1) Progresser en apprendre la photo avec MonCoursPhoto.fr (encore quelques petites semaines avant le coup d’envoi, patience !) –> Très bien !
2) Arrêter de fumer.
3) Manger-bouger, enfin surtout bouger.
4) Finir ses cartes de Noël avant février cette année.
5) Ne plus dire du mal de son boss pendant 15 jours.
6) Commencer le roman qu’on veut écrire depuis 10 ans.
7) Se lever avant midi au moins une fois dans le week-end.
8 ) Monter l’étagère Ikea achetée il y a 4 mois, on peut le faire.
9) Ne pas laver son linge sale quand on n’est pas en famille.
10) Ne pas faire sécher son linge à sa fenêtre sauf si l’on n’a rien à cacher…

Happy New Year !!!!!
Encore une bonne occasion de bien manger et bien boire !
Alexandra
En direct de Lisbonne, car cette année ce n’est pas le Pérou, ni le ski, mais le Portugal et ses 13 °C de moyenne en décembre – un vrai bonheur après 1 mois 1/2 à 0°C en moyenne… Donc pour aller jusqu’au bout, une grande bouffée d’air pur, voire un mini-coup de soleil, et ce cliché, ont été pris de la Tour de Belem au Portugal. Arrivée en haut de cette petite tour, je me penche, et quel bonheur de voir des ombres… Eh oui, peu de soleil ces derniers temps à Paris, donc peu d’ombres !

Donc cette vue m’a plu, et pour vous éviter les couleurs criardes des blousons de certains touristes, je vous la restitue en noir et blanc. Niveau composition, on remarquera que les deux tourelles se trouvent sur deux points de force de l’image, et que les personnages occupent à peu près les deux autres points de force restants… Pour ceux qui ignorent ce dont je parle, rendez-vous en formation photo sur la composition ! Bientôt, à Paris.
Alexandra
Des couleurs acidulées, des rebords blancs, des maisons et immeubles aux formes simples et universelles… Serait-on à Disneyland ? Non. A Lisbonne ? Oui, plus précisément à Belem, le quartier situé à l’ouest de la ville, là où le Tage s’apprête à se jeter dans l’Atlantique… Belem c’est aussi là que les gourmands viennent faire la queue pour acheter les délicieux « pasteis de Belem », des pâtisseries bien légères (hum hum) faites de pâte feuilletées et remplies d’une sorte de crême à chou bien meilleure que celle de nos pièces montées. En plus, elles sont servies tièdes. Bref, Belem était pour moi un véritable pèlerinage culinaire après avoir goûté des dizaines, voire des centaines d’imitations de ces pasteis.

Je m’égare de ma surprise du jour, et de la photo ci-dessus : les anciens entrepôts ou que sais-je prennent un air nouveau avec ces couleurs à la limite du kitsch, mais combien gaies. Les bars alternatifs ne sont pas arrivés jusque là, mais ça ne saurait tarder !
Côté réglages, je voulais un maximum de netteté pour qu’on puisse admirer chacun des bâtiments, et pour renforcer leur aspect Mickey, donc f/20 d’ouverture. Le ciel étant menaçant, j’étais sur ISO 200, et 1/60 pour la vitesse.
Alexandra
Les décorations de Noël à Paris, toujours un vrai bonheur. Notamment place de la Concorde, on se trouve en plein coeur de Paris au carrefour des Champs-Elysées, de la Madeleine, des Tuileries, de la Seine… Un bon point de départ pour commencer une séance de photos de nuit.

Plus en détail, vous voyez ci-dessous le sapin fait de boules lumineuses et la grande roue place de la Concorde.

Les réglages pour cette photo de nuit : ISO 100, f/18 pour une grande profondeur de champ et 3,3 secondes de pose, sur trépied bien sûr !
Merry Christmas to you all, on se lâche sur le foie gras ce soir !
Alexandra
Cela fait un mois que tout Paris, toute la France, toute l’Europe ont froid, même le Canada n’arrive plus à déneiger ses routes, tant les conditions météo y sont hivernales… Et c’est seulement aujourd’hui que nous fêtons l’arrivée de l’hiver ! ? Alors peut-être le printemps arrivera-t-il le 21 février et on sera à la plage pendant les vacances de Pâques ? Pour changer des photos de neige, car j’en ai en stock… voici un petit coup de chaleur, de grand bleu et de sérénité avec ces deux cultivateurs d’algues de Nusa Lembongan, une petite île encore peu touristique au sud-est de Bali.

Pour l’anecdote, c’est justement à cause de ces algues que l’île n’est pas plus touristique… D’une part l’eau est tellement peu profonde qu’on ne peut pas nager à moins de marcher 1km en direction du large, peut-être, et d’autre part les algues côtoient des coraux cassés qui vous explosent la plante du pied.
Alors, pourquoi est-ce une « photo que l’on aime » ? La règle des tiers n’y est pas, mais on y trouve un symétrie agréable, celle des deux barques, et le mouvement des cultivateurs vient redonner « vie » à cette étendue calme.
Côté technique, c’est la photo d’été aux réglages « standard », qui passent à coup presque sûr… Limite de l’automatique, mais j’ai tout réglé manuellement sur mon reflex : ISO 100 (plein soleil !), vitesse 1/125 (rien ne bouge !) et ISO f/13 : assez grande profondeur de champ pour tout net, car c’est une photo de paysage avant tout.
Alexandra
La règle numéro un pour réussir ses photos de nuit : utiliser un trépied. Le manque de lumière impose d’utiliser une vitesse d’obturation longue, voire très longue… Bref, impossible de faire une photo nette sans trépied. Et la règle numéro 2 pour avoir du détail, sans bruit numérique, c’est de choisir une sensibilité faible, par exemple 100 ISO pour cette photo, puisque l’on peut compenser le manque de lumière par un temps de pose plus long.

Le premier plan est net, mais Notre-Dame de Paris un peu moins, car l’ouverture du diaphragme était moyenne, à f/6,3, ce qui a minimisé la profondeur de champ. Le temps de pose était de 8 secondes, c’est pourquoi on peut voir voler les rubans accrochés aux grillages ou aux cadenas laissés par des amoureux. Certains sont gravés des initiales des couples… et l’amour est décliné dans toutes les langues. Ils sont bien organisés ces touristes, car ils pensent à venir visiter Paris un cadenas en poche !
Alexandra
Retour vers le mois d’août… Un des hauts lieux du tourisme en Indonésie est la vallée du Tengger, ou se trouvent de nombreux volcans dont le mont Bromo, toujours fumant et dont la dernière grande éruption a eu lieu en 2004.
Le meilleur moment pour l’admirer est au lever du soleil; une jeep nous conduit sur un autre sommet pour l’observer. J’ai renommé notre conducteur de jeep « Speedy Gonzalez », car il conduisait vite mais habilement sur des pentes obscures et a 45 degrés, et doublait toutes les autres Jeep ! Je crois qu’il a compris la blague…
Je lui ai demandé si je pouvais le photographier, une fois à l’arrêt, et il m’a offert ce grand sourire.

Comme on l’apprend en cours de photo sur le portrait, il est essentiel de faire le point sur les yeux et de s’assurer qu’ils sont bien nets, car on utilise une grande ouverture de diaphragme pour obtenir une faible profondeur de champ. Pour ce portrait au flash mes réglages étaient donc ISO 400 en raison de la pénombre de la jeep, F5 pour l’ouverture du diaphragme et une vitesse très lente, 1/6, pour capter un maximum de lumière. Je n’ai toujours pas compris comment j’ai pu éviter que la photo sois floue à cette vitesse, si seulement j’étais toujours aussi stable ! Quant au flash, je l’avais sous-exposé d’un diaphragme pour éviter que mon chauffeur ne soit blanchi, et pour garder l’image de son hale montagnard.
Couper légèrement la casquette ou le crâne du sujet n’est pas interdit, au contraire si ça permet de le mettre plus en valeur !
Alexandra
J’ai toujours aimé photographier ce que je voyais de ma fenêtre… Surtout les toits de Paris. Sans arbre, on ne peut pas toujours facilement rendre compte des changements de saison, mais en ce mois de décembre 2010, j’ai pris la même photo à 3 jours d’intervalle… et à la même heure.
Par froid-sec, ça donne :

Avec les réglages ISO 100, 1/100ème de seconde et ouverture F/11.
Par temps de neige en revanche, je réduis la vitesse à 1/60ème et j’ouvre plus, à F/5, et ça donne :

Moralité, certes il y a plus de luminosité au ski, quand il y a du soleil, alors il faut sous-exposer ses photos, mais dans le cas de la tempête de neige du 8 décembre, il faisait sombre, c’est pourquoi j’ai dû choisir une vitesse plus lente qui nous permet de voir le mouvement des gros flocons qui tombent, et une ouverture du diaphragme plus grande pour laisser passer plus de lumière.
En effet j’avais réglé mon appareil reflex sur une sensibilité de 100 ISO pour éviter la présence de bruit numérique (l’équivalent du grain argentique, en moins artistique…) j’avais suffisamment de perturbations visuelles avec la neige ! Car plus on augmente la sensibilité ISO, plus la présence de bruit numérique va polluer l’image.
Alexandra
Excellente exposition en ce moment au Jeu de Paume, place de la Concorde à Paris, et jusqu’au 6 février 2011 : une rétrospective de l’œuvre du hongrois André Kertész (1894-1985), un photographe qu’Henri Cartier-Bresson considérait comme l’un de ses maîtres… ce qui se comprend quand on voit les photos de Paris sous la pluie d’André par exemple !

L’affiche de l’exposition montre le Nageur sous l’eau (1917), ci-dessus (copyright RMN), une des premières photos où André s’amuse avec les effets de distorsion… ici c’est la tête qui n’est pas vraiment à sa place !
L’exposition est organisée chronologiquement, ce qui nous permet de suivre la vie et l’œuvre du photographe. Il commence par prendre des photos de sa Hongrie natale, de Budapest, des soldats prenant le train pendant la guerre 14-18… En 1925 il arrive à Paris, fréquente Mondrian et commence à travailler pour la presse, notamment le magazine Vu, avec des reportages photo. En 1936, attiré par un contrat avec l’agence Keystone, il part à New York où il se passionne pour les cheminées, reflète sa propre solitude dans ses clichés… Il restera aux États-Unis jusqu’à sa mort, et réalisera notamment une superbe série de photos au Polaroid, mêlant effets de distorsions, reflets de sa vue sur la ville, et surtout ombres et images d’un buste en verre représentant son épouse décédée avant lui.
Bref, une belle exposition particulièrement riche, des photos d’une qualité extrême malgré leur tout petit format au début de sa carrière… Si vous souhaitez éviter la queue, allez-y en semaine !
Alexandra
Ce mercredi 8 décembre 2010, quelle tempête spectaculaire à Paris ! La neige à gros flocons, les transports paralysés, les glissades à répétition, une neige qui ne se transforme pas (tout de suite ? ) en gadoue… Alors j’ai bravé le froid, au risque d’abîmer mon reflex numérique Canon EOS 450 D, pour vous ramener quelques clichés des abords de la rue d’Assas… Le Bon Marché, le Lutétia…

Le Bon Marché et le square Boucicaut
Ou encore :

Le kiosque à journaux de Sèvres-Babylone
et aussi :

Le Lutétia sous la neige
Et en plus j’étais en bottes à talons ! Mais je n’ai pas glissé !
Alexandra