Archive for avril, 2012
Le musée Carnavalet expose jusqu’au 29 juillet les photographies du célèbre Eugène Atget.
Les œuvres ressemblées proviennent des fonds du musée Carnavalet, des collections de la Fundación Mapfre de Madrid et de la George Eastmann House de Rochester. Au total, ce sont 230 tirages d’époque, réalisés entre 1989 et 1927. Certains très sont très connus, d’autres inédits. Une petite merveille.

©Eugène Atget / Musée Carnavalet / Roger-Viollet
L’exposition est répartie en plusieurs sections, chacune retraçant un thème & l’évolution du travail d’Eugène Atget :
- Les petits métiers, boutiques et étalages / Les chiffonniers, zoniers /Les prostituées des années 20

©Eugène Atget
- La Seine & les jardins
- Les rues

Rue Brisemiche ©Eugène Atget
- Les détails intérieurs

Intérieur de Mr A., Indutriel : rue Lepic. ©Eugène Atget
- Les environs de Paris

On y trouve un Paris immortalisé par Eugène Atget, où l’on peut découvrir les rues, les quais de Seine, les boutiques & les petits métiers ambulants d’antan, qui n’existent plus… très loin des clichés de la Belle Epoque.
En plus de ces thèmes, 43 photographies collectionnées à l’époque par Man Ray en personne & aujourd’hui conservés à Rochester (USA) se trouvent le long du parcours. Elles permettent de mieux comprendre l’influence d’Eugène Atget sur les Surréalistes.
Eugène Atget – Biographie

©Berenice Abbott
Eugène Atget est un artiste français né en Gironde en 1857.
D’abord mousse dans la marine marchande, puis acteur après des études au Conservatoire de Paris, Eugène Atget se tourne finalement vers peinture en 1890. Très vite, il comprend que les artistes ont besoin de modèles ; Il commence alors à photographier Paris de manière systématique, y rassembler des paysages, des motifs dans le but de leur vendre.
Par la suite, il travaille sur des sujets mineurs, comme les petits métiers de Paris, les devantures de boutiques ou encore les cours d’immeuble. Ce travail l’amène à photographier dans Paris tout ce qui lui semble artistique, notamment les rues. Il attire alors l’attention d’institutions très prestigieuses comme la Bibliothèque nationale ou le musée Carnavalet, qui deviendront ses clients.
Malgré sa clientèle et ses travaux, Eugène Atget est dans une situation plutôt précaire ; le revenu de la famille provient essentiellement de celui de sa femme.
Peu avant sa mort en 1927, les surréalistes s’intéressent à lui & découvrent son œuvre , grâce à Man Ray & à son assistante Bérénice Abbott qui écrira :
« On se souviendra de lui comme d’un historien de l’urbanisme, d’un véritable romantique, d’un amoureux de Paris, d’un Balzac de la caméra, dont l’œuvre nous permet de tisser une vaste tapisserie de la civilisation française. »
Infos pratiques
Musée Carnavalet :23, rue de Sévigné – 75003 Paris
01 44 59 58 58
Ouvert tous les jours, de 10 h à 18 h, sauf les lundis, jours fériés, dimanches de Pâques et de Pentecote
Tarif : 7 euros
Nous vous avons déjà présenté des applications permettant des effets sympas (Instagram, Camera RT effets, etc) et/ou des retouches rapides (Photoshop Express). Il est temps de passer à des applications qui permettent des montages photos.

Téléchargée, testée & approuvée par Mon Cours Photo, Diptic est une application qui demande à être connue :
1- Cette application est disponible sous l’AppStore ET Andoïd. Comme ça, pas de jaloux.
2- Elle est ultra simple d’utilisation ET très complète
- une cinquantaine de montages possibles pouvant intégrer jusqu’à 5 photos
- des montages personnalisables
- des retouches & des effets possibles
3- Le partage est possible sur plein de réseaux sociaux, comme Tumblr, Instagram, Twitter.. et bien sur Facebook.
Comment fonctionne Diptic ?
1- Choisissez un agencement photo possible parmi plus de 50 proposés.

Et ensuite, en tapotant deux fois sur l’espace prévu ou sur la photo :
2- Sélectionnez vos photos : depuis vos albums / Facebook / Flickr, ou prenez-en une directement

3- Transformer vos images (effet miroir ou rotation) & modifiez leur taille en réglant les contours des cadres

4- Ajoutez des effets à vos images (luminosité, contraste, saturation) & changez l’aspect du cadre (forme, couleur, largeur)

5- Exportez ! En normal ou haute résolution, par mail ou sur vos réseaux sociaux préférés.

Maintenant, j’espère que vous êtes convaincus
Envoyez nous vos plus beaux montages !
Infos pratiques :
Diptic : 0.79€ pour iPhone / 0.75€ pour Androïd.
Cette grande photographe a fait l’actualité la semaine dernière avec la « vague blanche pour la Syrie », et nous avons choisi de vous la présenter à cette occasion.
Sarah Moon est née en 1941. D’origine juive, elle a dû quitter la France occupée avec sa famille et partir en Angleterre.
Elle débute sa carrière comme mannequin (de 1960 à 1966), où elle commence à s’intéresser à la photographie, et s’entraîne sur ses amies modèles.
En 1970, Sarah Moon se consacre exclusivement à la photographie.
© Géraldine Dormoy, Rencontre avec Sarah Moon lors de la présentation de son court-métrage à Arles (juillet 2009)
L’artiste se fait un nom dans la mode grâce à ses campagnes pour Cacharel : pendant 20 ans, elle signera les campagnes photographiques & vidéos de la marque. S’en suivront d’autres campagnes pour Dior, Chanel, Sonia Rykiel, Christian Lacroix ou Vogue etc …
Sarah Moon a su montrer les femmes sous un nouvel angle, probablement grâce à sa propre expérience en tant que modèle ; les regards & les attitudes de ses modèles prouvent une certaine complicité, ce qui la distinguait des photographes hommes de l’époque.

© Sarah Moon - Cacharel
Ses photos sont alors reconnaissables entre toutes : flou artistique, dégradations (tâchées, abîmées, grattées, salies), têtes des modèles baissées ou effacées…
Quinze ans après ses débuts dans la mode, elle s’en détache peu à peu pour se consacrer à un travail plus artistique en adoptant le noir et blanc.
Ses photographies les plus connues sont alors celles qui illustrent le conte «Le petit chaperon rouge» : très contrastées, avec une ambiance inquiétante

© Sarah Moon
Son actualité
Le 17 avril 2012 marquait le 66ème anniversaire de l’indépendance de la Syrie. Pour cette occasion, Sarah Moon a initié & immortalisé bon nombre de personnalités engagées pour la « Vague Blanche pour la Syrie » : Jane Birkin & ses filles, Edith Bouvier, Stephane Hessel et bien d’autres encore, tous avec un tissu blanc portant l’inscription « STOP ».

© Sarah Moon

© Sarah Moon
La vague blanche, une manifestation apolitique pour rappeler la situation en Syrie :
Plus de 9 000 morts connus à ce jours
65 000 disparus
35 000 blessés
212 000 personnes incarcérées
Plus d’un million de personnes déplacées à l’intérieur du pays
Plus de 200 000 personnes déplacées à l’extérieur du pays
Vous aussi vous pouvez envoyer votre photo ! http://vagueblanchepourlasyrie.org/
Vous êtes nombreux à nous contacter par mail ou téléphone afin d’avoir des conseils sur la photo animalière. Certains d’entre vous partent en safari en Afrique, d’autres en randonnée forestière … toujours avec la même envie : réussir ses photos & revenir de ces escapades avec de jolies photos d’animaux.
Avant toute chose …
N’oubliez pas que photographier des Cormorans sauvages en Bretagne ou des Mangoustes en Afrique comporte des caractéristiques différentes que de faire un shooting de Bulle votre poisson rouge dans son aquarium ou de Cacahouète le perroquet dans sa cage, à savoir :
- un matériel plus adapté & des réglages plus spécifiques
- une jolie composition de votre image
- une préparation terrain plus approfondie
Voici nos conseils en 3 étapes :
1 – Les réglages techniques & le choix du matériel
Pour cette partie, vous verrez que les réglages & le choix du matériel sont intimement liés.
- Sensibilité : ne montez pas trop haut dans les ISO au risque d’avoir du bruit. Si possible ne dépassez pas les 800 ISO
- Vitesse : choisissez une vitesse rapide. Mais c’est quoi une vitesse rapide ? A partir de 1/250s et plus. L’animal que vous souhaitez prendre sera alors net !
- Ouverture : ouvrez, ouvrez, ouvrez ! Avec une vitesse aussi rapide, laissez entrez la lumière ! Pour rappel, plus l’ouverture est grande, plus le chiffre est petit. Préférez donc les objectifs qui ouvrent grand (f4 ou f2,8), si possible à ouverture constante !
- Longueur focale : pour des raisons pratiques, optez pour des longueurs focales longues, voire très très longues ! Pourquoi ? pour pouvoir se rapprocher sans faire de bruit ou risquer votre vie si vous êtes en safari ! Cela se répercute sur le choix de l’objectif : 70-300mm ou carrément le 500mm (attention, budget plus important !)
- Mise au point : privilégier un boitier numérique avec un bon autofocus, assez rapide, pour ne pas louper votre animal, en choisissant le collimateur central. Oubliez la mise au point manuelle, qui vous fera perdre du temps ! Et mettez vous sur l’autofocus continu (lorsque le sujet est en mouvement) : AI-Servo (Canon) & AF-C (NIKON).
- Mesure de l’exposition : mesure spot si l’animal est le sujet principal, ou matricielle/pondérée centrale si vous souhaitez une exposition optimisée sur toute l’image.
- Mode rafale : il vous permettra de prendre en continu plusieurs photos du sujet, ce qui est quand même plutôt intéressant si celui-ci est en mouvement ! Sur le lot, vous en aurez au moins une de réussie

© Tambako the Jaguar / Flickr
2 – La composition de l’image
Pour que votre sujet (animal) soit mis en valeur & que la composition de votre image soit réussie, n’oubliez pas la règle des tiers. Il s’agit de la règle n°1 en photographie concernant la composition d’une image. Pour ceux & celles qui ne connaissent pas encore, la règle des tiers consiste à ne pas centrer le sujet mais au contraire à le mettre en avant en le plaçant dans une ligne de tiers de l’image, avec des points importants comme les yeux sur un point fort et laisser de l’espace dans le sens du regard.
Isolez le sujet & jouez sur la profondeur de champ : si la profondeur de champ est faible, il y aura du flou derrière le sujet, il ressortira donc mieux. N’oubliez pas : même flou, le choix de l’arrière plan est primordial, car il entre dans la composition de votre image !

© Regis Moscardini | f/5.6 | 1/250s | 210mm | ISO 400
3 – La connaissance de la nature
Une sortie photo animalière, ça s’anticipe ! Tout commence par la préparation terrain et la connaissance des espèces. Sachez où allez, quand y aller & ce que vous voulez photographier ! Eh oui, vous n’aurez pas les mêmes animaux à 7h, 14h ou 21h !
Une fois sur le terrain, commence une longue période d’observation. Les animaux sont farouches, restez patient.
Il y a deux possibilités : l’affût ou au contraire la billebaude. Pour l’affût, il vous faudra avoir étudié le terrain & attendre l’animal, mais en général vos photos seront réussies. A l’inverse, la billebaude consiste à photographier un animal au hasard des rencontres, ce qui est assez peu productif en bonnes photos
Voilà, maintenant c’est à vous de jouer !
Envoyez-nous vos plus belles photos ;)
Jusqu’au 17 juin, venez découvrir les 3 nouvelles expositions présentées à la MEP (Maison Européenne de la Photographie) !
1- Paolo Pellegrin, « Dies Irae »
Membre de l’agence Magnum, récompensé de très nombreuses fois pour son travail, le photographe italien Paolo Pellegrin fait en quelque sorte partie de cette nouvelle génération de photographes, conscients des moyens techniques et de distribution de notre époque.
Pour lui, sa responsabilité est de « créer des archives de notre mémoire collective », ce qui se traduit par de magnifiques reportages photos sur des conflits ou des catastrophes : le Cambodge (1998), le Kosovo (1999-2001), l’Irak (2003), le Darfour (2004), la Palestine/Cisjordanie (2002-2004), l’ouragan Katrina (2005), le Tsunami (2005), Gaza (2005), Haïti (1995-2010), l’Afghanistan et le Liban (2006), l’Iran (2009). Cette exposition est la première rétrospective qui lui est consacrée en France, et rassemble près de 200 clichés.

©Paolo Pellegrin

©Paolo Pellegrin
2- Dominique Auerbacher, « Scratches »
Le scratch ? Il s’agit d’un mix entre le tag & le graffiti, un nom en référence à la culture hip hop et au deejaying, que l’on voit énormément dans les transports en commun, ou sur des vitres.
« Scratches » est un corpus de 25 images réalisées à Berlin en 2009 par le strasbourgeois Dominique Auerbacher, mettant en avant les jeux de lumière et de transparence créés par les scratches vus au fil de ses ballades.

©Dominique Auerbacher

©Dominique Auerbacher
3- Guido Albi Marini, « L’art aveuglément »
Photographe né à Naples, Guido Albi Marini possède une approche innovante. Sa vision du devoir d’artiste ? Interpeller l’amateur d’art par n’importe quel moyen, lui permettre de voir ce qu’il ne serait pas en mesure de voir d’habitude.
Les oeuvres inhabituelles ont tendance à nous perturber, dans notre regard et notre perception, elles peuvent nous déranger car sortent de l’ordinaire, et nous ne comprenons pas forcément le message de l’artiste .
C’est justement le sujet de l’exposition à travers plusieurs séries de tableaux lumineux qui s’enchaînent.

©Guido Albi Marini

©Guido Albi Marini
4- La belle Laëtitia Casta sous l’objectif de Dominique Isserman
Toujours présente, depuis janvier … vous avez de la chance, l’exposition photo joue les prolongations jusqu’au 6 mai 2012 !
Infos pratiques :
La Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Métro : Saint Paul (ligne 1)
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés (donc pas le 1er mai, le 8 mai, le 17 mai… !)
Plein tarif: 7 €
Tarif-réduit: 4 €
Site : http://www.mep-fr.org/
Vous y êtes allés ou allez le faire ?
Laissez nous vos commentaires & impressions !
Vous êtes un peu perdu(e) avec les différents modes de mesure de lumière ou vous ne savez pas à quoi ils correspondent ?
Nous vous conseillons en premier lieu de suivre notre cours photo « Lumière et mode manuel » proposé dans plusieurs grandes villes de France ! Et ensuite, voici quelques éléments pour vous éclairer.
Pourquoi le mode de mesure de la lumière nous parait-il si important ? Parce que la gestion de la lumière est bien souvent le problème numéro 1 des photographes en herbe, et la recherche d’une « bonne » exposition sur toute une photo est souvent difficile car l’optique de notre appareil photo n’est pas aussi forte que notre oeil qui, lui, s’adapte tout seul aux luminosités contrastées ! Ainsi, choisir le mode de mesure de la lumière adéquat se révèle nécessaire quand l’appareil photo nous propose un résultat qui ne nous convient pas en termes de luminosité, d’exposition, de contraste… sur l’ensemble de l’image.

1- La mesure multizone : évaluative (Canon), matricielle (Nikon)
C’est le mode par défaut.
L’image est découpée en entier en pleins de petits segments où la mesure de la lumière est analysée. Le résultat de chaque segment est alors comparé à une base de données contenant plusieurs milliers de scènes types préenregistrées dans votre boitier. Impressionnant non ?

Grâce à ce mode, il n’y a théoriquement pas de zone sur ou sous exposée, car la lumière est analysée sur toute l’image
Dans quels cas l’utiliser ?
- Photo de paysages
- Différents sujets éclairés de manière non uniforme
- Exposition uniforme
Mais (car il y a toujours un « mais »), dans ce mode, c’est l’appareil qui décide. Dans les cas de forts contrastes (personne claire sur fond sombre ou inversement, contre jour etc) ce mode ne fonctionne pas vraiment, aussi est-il préférable de choisir un autre type de mesure plus adapté.
2- La mesure pondérée : sélective (Canon) ou pondérée centrale (Nikon)
En sélectionnant ce mode, sachez qu’une pondération plus importante sera faite sur le centre de la photo, ou sur la zone de votre mise au point si votre collimateur n’est pas au centre. Cette pondération varie d’un constructeur à l’autre et est réglable sur certains boitiers. Par exemple, chez Nikon, 75% de la mesure est effectuée sur un cercle au diamètre variable (couvrant environ 10% de la surface du cadre).

Dans quel cas l’utiliser ?
- Le sujet se trouve dans un endroit bien éclairé et de manière uniforme
- Faire ressortir le sujet au centre de la photo : on le conseille au fans de la macro-photographie !
3- La mesure spot
La mesure spot mesure la lumière sur une infime partie de la photo, choisie grâce au collimateur. La taille du spot varie allant de 1 à 10% de l’image. Il faut alors une bonne précision dans le choix de la zone car la moindre erreur serait catastrophique !

Ce dernier type de mesure permet notamment d’exposer correctement un sujet dans des conditions d’éclairages difficiles.
Dans quels cas l’utiliser ?
- Contre jour : attention toutefois à ne pas « cramer » l’arrière-plan, il faut tester !
- Personne claire sur fond sombre et inversement : encore une fois cela dépend du grain de peau, de la couleur des habits, de l’éclairage en arrière-plan
- Photo de concert : faites la mise au point sur la peau de l’artiste
- Portrait
A noter ! Canon propose un autre mode de mesure, dit « moyenne à prépondérance centrale« . Cette mesure se rapproche de la mesure évaluative en pondérant au centre, et marche dans beaucoup de cas… on vous laisse tester !
Enfin, la saison des mariages arrivant, n’oubliez pas de changer de mode de mesure entre les photos d’église, de robe blanche et autres soirées arrosées !
La Boîte à Photo, c’est quoi ?
Il s’agit du premier rassemblement de blogs francophones passionnés par la photographie. Durant une semaine, une dizaine de blogs vont chacun écrire un article sur le même thème : La créativité. Un thème commun oui, mais avec des approches différentes.
Pour sa première édition, la Boîte à Photo se retrouve sur le blog Apprendre la photo, dont Laurent Breillat est également l’initiateur de ce rassemblement.
Merci également à Laurent Vaissade pour la création du logo :

La créativité, c’est un concept. En photo il est parfois difficile de l’appliquer.
Bien sûr, on entend souvent « il faut sortir des sentiers battus, être original ». Entre nous, c’est assez difficile. Et si exprimer sa créativité, c’était un retour à l’essentiel ? Savoir attirer le regard et l’attention sur un sujet banal ?
D’autant qu’en photo, on peut travailler sur plusieurs niveaux : le thème, la prise de vue et la post production (autrement dit, la retouche numérique).
1- La créativité par le thème
Il y a des artistes qui sont formidablement doués pour ça : travailler sur un thème « banal » et en faire quelque chose d’artistique et d’original, porter un regard différent sur des endroits ou objets du quotidien dont on ne se soucie guère.
A titre d’exemple, les photos d’Eugenia MAXIMOVA (vu au festival Circulation 2012) sont une série sur le thème des cuisines (des Balkans).

©Eugenia MAXIMOVA

©Eugenia MAXIMOVA

©Eugenia MAXIMOVA
La cuisine, c’est cet endroit du quotidien auquel on ne prête pas forcément d’attention. Du moins, on l’imagine difficilement comme sujet principal de nos photos. Pourtant, en soignant la composition, les couleurs et les lumières, on obtient quelque chose de magnifique qui sort vraiment de l’ordinaire.
Si être créatif c’est sortir du lot, alors le choix du thème et la manière de l’aborder sont un bon début.
2- La créativité lors La prise de vue
Varier ses angles de prises de vue et sa position peut également permettre d’exprimer une certaine créativité. Soyons honnêtes, la majorité du temps, nous prenons nos photos debout non ? Une photo prise vue du dessus ou comme ici, à ras le sol, on parvient à imposer un regard différent sur une situation,lieu,objet, et donc créer une certaine originalité.

3- La créativité exacerbée par la retouche
Les logiciels de retouches sont nombreux et permettent de réaliser toutes les folies. Certains types de retouches sont même la marque de fabrique de certains photographes. Poussés à l’extrême ou au contraire subtils et naturels, les effets possibles sont là encore un moyen d’exprimer sa créativité photographique.
Et vous, comment exprimez vous votre créativité ?
C’est durant une escapade hors de son quotidien que l’on réalise le plus de photos, allez savoir pourquoi. Week-end à la campagne, dans une capitale européenne, à la plage ou au bout du monde, on se transforme vite en véritable paparazzi.
A la veille du premier long week-end de l’année, voici quelques petits conseils pour vous préparer au mieux :
1. Choisissez bien votre matériel
Entre le poids & l’encombrement du reflex et sa panoplie d’objectifs & d’accessoires, d’une part, et le simple compact numérique d’autre part, pas facile de se décider.

(c)Martin Parr
Si vous optez pour le reflex, limitez-vous à un ou deux objectifs : grand angle, téléobjectif, standard ou focale fixe … tout dépend de ce que vous souhaitez faire, alors mieux vaut anticiper un minimum. Si vous êtes à l’aise avec les réglages, c’est le top, mais attention, pour certaines destinations, cet appareil plutôt volumineux est synonyme de signe extérieur de richesse.
A l’inverse, le compact est à la fois léger, donc il ne va pas vous encombrer, et discret, donc vous n’allez pas vous faire repérer à 1 kilomètre ! Le seul inconvénient, c’est le temps de déclenchement des compacts souvent supérieur à celui des reflex, qui risque de vous faire manquer un instant décisif ou sur le vif…
Enfin l’envie d’utiliser votre smartphone comme appareil photo est de plus en plus forte : vous l’avez TOUJOURS sur vous, et vous préférez oublier vos clés de maison plutôt que votre iPhone ou autre smartphone… Donc pratique pour témoigner de vos longs week-ends, même si l’on attend encore une meilleure résolution de l’image.
2. Soyez prévoyant
Si vous partez en vadrouille toute la journée, pensez bien à charger correctement votre batterie (si vous en avez une deuxième, ne la laissez pas seule dans la chambre d’hôtel, mettez la dans votre sac) & n’oubliez pas de vérifier l’état de votre carte mémoire. On n’est jamais trop prudent !
Pensez également à prendre un sac pour protéger votre appareil : le sac à dos est recommandé pour les photos de paysages, si vous transportez également des objectifs lourds, un trépied… et les besaces seront plus utiles pour les reportages ou photos sur le vif, dans la rue.
3. Ciblez vos thématiques
Vous êtes tentez de photographier « tout et n’ importe quoi », de vider 12 cartes mémoires de 8Go… mais vous n’êtes pas un simple touriste qui mitraille ! C’est pourquoi nous vous conseillons de choisir des thèmes et de vous y tenir, en guise d’exercice.
A la façon d’un reporter pour un grand magazine, tentez de faire des séries variées avec des thèmes précis, cela vous permettra de cibler vos prises de vue, et de faire un travail de recherche qui vous aidera à vous améliorer en photo ! Variez les angles, soignez la composition, soulignez les détails, bref, amusez-vous !

Thème abordé : les Punks à Londres
4. Pour les paysages, accordez de l’importance à la composition et à la luminosité
La photo de paysages est souvent la photo de prédilection des photographes amateurs qui quittent enfin la ville pour respirer l’air pur de nos campagnes ! Pour les photos des grands espaces, notre conseil numéro 1 est de soigner la composition : repérez les lieux, placez-vous au meilleur endroit, essayez d’avoir les meilleurs angles possibles, jouez sur la règle des tiers et pensez au cadrage !
Notre conseil numéro 2 est de choisir le bon horaire pour faire vos photos, si votre emploi du temps le permet… Il va peut-être falloir décaler le petit déjeuner ou l’apéritif ! En effet nous trouvons que la luminosité des photos de paysages sont vraiment magnifiques tôt le matin ou tard l’après-midi, car c’est à ce moment-là que le jeu de lumière est le plus intéressant : lever ou coucher de soleil, jeu d’ombre, etc.

Paysage Normandie : Le Perche, fin de journée
5. Allez plus loin tout en explorant le quotidien
Vous partagerez sûrement notre avis : les plus belles photos sont celles qui font passer un message ou une émotion. Les photos sur le vif sont très belles car prises avec un regard différent (un cadrage, une expression singulière). Ces photos naturelles non posées sont empreintes d’authenticité.
Ainsi, n’hésitez pas à prendre en photo l’environnement de l’endroit où vous vous trouvez, comme les marchés, ou encore les ambiances dans les restaurants ou dans les bars.
Sur ce, nous vous souhaitons un excellent week-end de Pâques !
Nous attendons des photos d’oeufs ou de lapins ou de poules
L’équipe de Mon Cours Photo
« Itinéraires des photographes voyageurs à Bordeaux », c’est le rendez-vous incontournable de ce mois d’avril à Bordeaux, les itinéraires photographiques mettent en avant 16 expositions dans 13 lieux culturels de la ville.
Notre coup de cœur ? Le collectif Du Grain à Moudre, et leurs questionnements sur les lieux de transit et de connexion aux portes de l’Europe.

© Collectif Du Grain à Moudre
Formé en 2006, le collectif du Grain à Moudre est composé de quatre membres, Arno Brignon / Cédric Friggeri / David Ameye / Julien Pebrel. Un vrai collectif où les projets & expos sont décidés & conçus en commun. Le dispositif d’installation ? « A chaque occasion nous repensons la mise en place des photographies et exploitons des liens et des sens de lectures différents. Ce parti pris nous semble le plus approprié pour que le visiteur réfléchisse à son tour aux enjeux qui naissent à la croisée de nos visions personnelles. »

© Collectif Du Grain à Moudre
Après leur projet TRANSIT, le quatuor a décidé de voir plus grand et de s’intéresser à la ville frontière de Ceuta, ville espagnole sur la côte marocaine. Pour ça, ils se sont entourés d’Yves Zurlo, spécialiste des enclaves espagnoles au Maroc.

© Collectif Du Grain à Moudre
Pourquoi Ceuta ? C’est après avoir entendu parler des bousculades de la ville qu’ils ont voulu en savoir plus. Ceuta, c’est un territoire espagnol de 19km², au statut particulier. « Commune d’Europe », certes, mais exclue de l’union douanière, de la politique agricole, de l’application de la TVA, elle a néanmoins la chance de bénéficier des fonds structurels européens.

© Collectif Du Grain à Moudre
Territoire espagnol donc, où se mélange les communautés chrétiennes & musulmanes, Ceuta a fait son entrée dans l’espace Schengen en 1991 ce qui en fait une porte d’entrée pour l’Europe & pour les candidats à l’immigration.
Ceuta, « ville laide » où ils ont trouvé « l’ennui ». Il n’empêche que les photos sont magnifiques et que l’exposition est à voir.

© Collectif Du Grain à Moudre
Collectif Du Grain à Moudre
Ceuta
Musée D’Aquitaine
Du mardi au Dimanche, de 11h à 18h
20 cours pasteur 33000 Bordeaux
Le reste des expos : c’est ici