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Archives pour la catégorie ‘Expositions photos à Paris’

Josef Sudek – Le monde à ma fenêtre

« Je n’aime pas beaucoup ce qui est géométrique et anguleux, trop défini, je préfère la vie des objets, et la vie des jours est bien différente de cette géométrie, elle n’a pas de certitude simplificatrice. » Josef Sudek.

Du 7 juin au 25 septembre 2016, le Jeu de Paume présente l’exposition « Josef Sudek. Le monde à ma fenêtre », qui réunit 130 œuvres couvrant l’ensemble de la carrière du photographe dans le Prague de la première moitié du XXème siècle. L’exposition se propose d’examiner comment sa photographie reflète sa relation personnelle au monde environnant, des explorations de l’intimité de son atelier et de son jardin vu de sa fenêtre aux vagabondages plus lointains qui le mènent dans les rues de Prague et à sa périphérie, notamment la nuit, en passant par ses excursions dans la campagne alentour.

La fascination durable qu’exercent sur Sudek la lumière et son absence est à l’origine de quelques-unes des photographies les plus envoûtantes du XXème siècle. Nature, architecture, rues et objets sont magnifiés par sa sensibilité et son intelligence du pouvoir de la lumière qui révèlent comment l’obscurité rend tout impénétrable.

 

JosefSudek 6 841x1024 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtreLa dernière rose – 1956 – Josef Sudek

 

JosefSudek 7 841x1024 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtreLa fenêtre de mon atelier – Vers 1940-1950 – Josef Sudek

JosefSudek 1 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtreDimanche après-midi à l’île Kolin – Vers 1922-1926 – Josef Sudek

JosefSudek 12 797x1024 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtrePortrait de mon ami Funke – 1924 – Josef Sudek

JosefSudek 9 1024x809 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtrePrague pendant la nuit – 1950 – Josef Sudek

JosefSudek 10 1024x740 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtrePrague pendant la nuit – Vers 1959-1959 – Josef Sudek

JosefSudek 11 1024x716 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtrePrague pendant la nuit – Vers 1959-1959 – Josef Sudek

JosefSudek 13 750x1024 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtreLe jardin Royal – Vers 1940-1946 – Josef Sudek

JosefSudek 14 1024x309 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtrePaysage de Melnik – 1959 – Josef Sudek

Josef Sudek. Le monde à ma fenêtre

Dates : du 7 juin au 25 septembre 2016.

Horaires : Mardi de 11h à 21h. Du mercredi au dimanche de 11h à 19h. Fermeture le lundi, y compris les lundis fériés

Adresse : 1 place de la Concorde – 75008 Paris

Site Internet : www.jeudepaume.org

Tarif : 10 € / T.R. : 7,50 €


Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours

L’exposition consacrée à la photographe français Bettina Rheims à la Maison Européenne de la Photographie se termine le 27 mars. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de la découvrir, c’est le moment où jamais !

L’exposition s’attache à mettre lumière les obsessions de Bettina Rheims autour de son sujet de prédilection : la femme, dans tous ses états. La féminité, questionnée, exposée, magnifiée est le fil rouge entre les 180 portraits présentées sur les trois étages de la MEP.

Un petit aperçu en images…

BettinaRheims4 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Autoportrait de Valéria Golino par moi-même », avril 1991, Los Angeles

BettinaRheims6 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Breakfast with Monica Bellucci », novembre 1995, Paris

BettinaRheims5 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Close up of Karolina Kurkova », décembre 2001, Paris

BettinaRheims7 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Kristin Scott Thomas Playing with a Blond Wig », mai 2002, Paris

BettinaRheims8 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Elizabeth Berkley in a Coucou’s Nest », février 1996, Los Angeles

BettinaRheims9 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Marthe en guêpière », février 1987, Paris

BettinaRheims1 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – Josy,  Série Modern Lovers 1991

 » J’aime capter les situations de transition : des androgynes, ni filles ni garçon … j’aime leur embarras et leur audace mêlés. » – Bettina Rheims

 

BettinaRheims3 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – Charlotte Rampling en Madame Jacquot, image extraite du projet Rose c’est Paris, de Bettina Rheims et Serge Bramly, exploration de la capitale par les voies souterraines de nos fantasmes, en  hommage aux Surréalistes.

« À partir de mes images on peut se raconter des histoires, ce sont  des débuts de scénarios. » – Bettina Rheims.

BettinaRheims2 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – Catherine Deneuve, 1988

« C’est Catherine Deneuve qui m’a sollicitée, sur cette image, elle porte ses propres vêtements, j’avais l’impression qu’elle m’échappait. Plus tard c’est avec elle que je ferai mes premières photos en couleur. » – Bettina Rheims.

BettinaRheims Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers joursBettina Rheims

Bettina Rheims – Maison Européenne de la photographie

Dates : jusqu’au dimanche 27 mars 2016

Horaires : du mercredi au dimanche, de 11h à 19h45.

Adresse : 5/7 Rue de Fourcy – 75004 Paris

Site Internet : http://www.mep-fr.org/

Tarifs : 8€ (plein tarif) / 4,5€ (tarif réduit)

 

 


Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de l’Amérique latine

Du 23 septembre au 12 décembre 2015, la Maison de l’Amérique latine présente la première exposition en France dédiée à Lola Álvarez Bravo (1903-1993), l’une des plus intéressantes photographes mexicaines du XXe siècle. Elle fut une figure-clé de la renaissance artistique qui a suivi la Révolution mexicaine de 1910, tout comme Tina Modotti, Frida Kahlo, Diego Rivera et Manuel Álvarez Bravo, qu’elle épouse en 1928 et avec lequel elle vivra jusqu’en 1934.

Elle consacre pour l’essentiel sa carrière professionnelle au travail documentaire, collaborant notamment avec des agences du gouvernement mexicain, à une époque où peu de femmes peuvent prétendre exercer une activité qui requiert autant de personnalité que d’indépendance.

Également portraitiste, elle photographie des peintres de renom pour le fonds de l’Instituto Nacional de Bellas Artes, et plus largement des figures du monde de l’art et de la culture mexicain. Elle enseigne à l’Académie San Carlos, crée un atelier de photographie et fonde la Galería de Arte Contemporáneo : elle y organisera la seule exposition personnelle jamais consacrée à Frida Kahlo de son vivant. Entre les années 1920 et 1980, elle construit une œuvre photographique dont on mesure aujourd’hui toute la qualité et l’intérêt.

Lola Alvarez Bravo 788x1024 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo – Enfant étrange – 1950

L’œuvre et le style de Lola Álvarez Bravo

Si elle est inspirée dans ses premiers travaux par le style formaliste d’Edward Weston et de Tina Modotti, mais aussi par l’approche poétique de Manuel Álvarez Bravo, ses photographies les plus emblématiques représentent des scènes de la vie quotidienne mexicaine, en milieu urbain et rural, et font écho au réalisme nationaliste et à l’indigenismo de ses plus proches amis dans le monde de la peinture comme Diego Rivera.

Elle se livre également à l’expérimentation de techniques telles que le photomontage et la photographie murale. Elle utilise la photographie comme outil documentaire, mais celle-ci est aussi pour elle un moyen de donner une dignité aux personnages capturés à travers son objectif.

Comme le souligne James Oles, commissaire de l’exposition, « il est difficile de synthétiser le travail de tout photographe, on peut cependant affirmer que Lola s’est attachée à prendre sur le vif les instants de la vie au jour le jour, dans la rue, aussi bien à Mexico que dans les provinces mexicaines. Ses meilleures images nous montrent des personnages de la ville et des paysans, saisis au moment où ils travaillent, jouent ou se détendent. Lola capturait des moments de grande tendresse, mais elle s’intéressait aussi la violence et à la souffrance, des thèmes qu’elle abordait à travers une distance empathique ».

Lola Álvarez Bravo. Photographies / Mexique

Dates : du 23 septembre au 12 décembre 2015.

Horaires : du lundi au vendredi : 10h > 20h / Samedi : 14h > 18h. Fermé les jours fériés.

Adresse : 217, bd Saint-Germain – 75007 Paris

Site Internet : http://mal217.org/expositions/

Accès libre.

Lola Alvarez Bravo3 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo – Pêcheurs de requins (Acapulco) – 1950

Lola Alvarez Bravo2 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo – Dans sa propre prison – 1950

Lola Alvarez Bravo4 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo - Ruth Rivera Martin – 1950

Frida Kahlo by Lola Alvarez Bravo2 785x1024 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo – Frida Kahlo, s.d.

1946 julio castellanos lola alvarez bravo 613x1024 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo – Julio Castellanos, 1946

Lola Alvarez Bravo5 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo – Les pique-assiettes, 1955

 


On a vu, on a aimé : La vie en couleurs de Jacques Henri Lartigue

L’exposition des œuvres en couleurs du célèbre photographe Jacques Henri Lartigue s’ouvre aujourd’hui à la Maison Européenne de la Photographie. Jusqu’au 23 août 2015, ce sont plus de 100 photographies qui sont exposées, dévoilant un pan inédit de son œuvre.

Si Lartigue est surtout connu pour ses photos en noir et blanc, la couleur représente plus d’un tiers de la totalité de ses clichés. Et sur les 250 000 photos qu’il a prises en 84 ans de pratique de la photographie, cela fait une belle collection !

Lartigue a pratiqué la couleur à deux périodes de sa vie :

De 1912 (il est alors âgé de 18 ans) à 1927 :

Il expérimente le procédé autochrome, breveté par les frères Lumière, qui permet de fabriquer des images en relief. Cependant, la lourdeur de l’équipement et la lenteur du temps de pose l’amènent à délaisser cette technique. Le résultat, qui met en valeur la couleur, le mouvement et le relief, est toutefois étonnant et donne plus que jamais l’impression de plonger dans une autre époque.

Lartigue11 On a vu, on a aimé : La vie en couleurs de Jacques Henri Lartigue© Jacques Henri Lartigue

À partir de 1949 et jusqu’à la fin de sa vie :

Après une longue période consacrée au noir et blanc, Lartigue revient à la couleur, cette fois armé de son Rolleiflex, qui lui permet de photographier au format carré. Si vous avez lu notre article de la semaine dernière, Carré, mon beau carré, et souhaitez vous y mettre, c’est le moment de découvrir cette exposition pour vous en inspirer car la plupart des œuvres sont exposées au format 6×6 qui traduit à la perfection la vision achevée de Lartigue.

Lartigue4 On a vu, on a aimé : La vie en couleurs de Jacques Henri Lartigue© Jacques Henri Lartigue

Les photographies de Lartigue sont si bien composées qu’on pourrait les croire mises en scène ou retouchées, alors qu’elles sont toujours le fruit de la spontanéité et le miroir des plaisirs qu’il prend dans la vie. Pour ce photographe instinctif, la couleur célèbre la joie, la sensualité et se prête, mieux que tout, à la célébration du printemps, des saisons, du ciel et de la beauté sous toutes ses formes sensibles.

Un en mot, ne ratez pas cette exposition qui vous donnera le sourire et vous fera rêver, en couleurs !

Lartigue1 On a vu, on a aimé : La vie en couleurs de Jacques Henri Lartigue© Jacques Henri Lartigue

Lartigue5 On a vu, on a aimé : La vie en couleurs de Jacques Henri Lartigue© Jacques Henri Lartigue

Lartigue2 On a vu, on a aimé : La vie en couleurs de Jacques Henri Lartigue© Jacques Henri Lartigue

Lartigue3 On a vu, on a aimé : La vie en couleurs de Jacques Henri Lartigue© Jacques Henri Lartigue

Lartigue9 On a vu, on a aimé : La vie en couleurs de Jacques Henri Lartigue© Jacques Henri Lartigue

Lartigue8 On a vu, on a aimé : La vie en couleurs de Jacques Henri Lartigue© Jacques Henri Lartigue

Lartigue7 On a vu, on a aimé : La vie en couleurs de Jacques Henri Lartigue© Jacques Henri Lartigue

Maison Européenne de la PhotographieExposition Lartigue – La vie en couleurs

Dates : du 24 juin au 23 août 2015

Horaires : ouvert au public du mercredi au dimanche, de 11h à 19h45. Fermé lundi, mardi, jours fériés. Fermeture des caisses à 19h30.

Adresse : Maison Européenne de la Photographie, 5/7 Rue de Fourcy – 75004 Paris.

Site internet : Maison Européenne de la Photographie

Tarifs : 8 € / T.R. : 4,50 €


Rétrospective Germaine Krull : un destin de photographe

L’exposition Germaine Krull ouvrira le 2 juin prochain au Jeu de Paume, l’occasion de revisiter l’œuvre d’une des femmes photographes les plus célèbres. Néanmoins, son travail reste peu étudié au regard de celui de ses contemporains Man Ray, László Moholy-Nagy ou André Kertész.

Le Jeu de Paume a donc profité de l’apport de collections disponibles depuis peu pour explorer la période parisienne (1926-1935) de la photographe, et plus précisément ses années d’activité intense qui vont de 1928 à 1933. Germaine Krull publie alors plusieurs livres ou portfolios dont elle est l’unique auteure, particularité qui la distingue de tous les photographes de sa génération.

Cette rétrospective se veut garante de la vision de l’auteure, partagée entre fonction esthétique et documentaire. Selon ses propres termes, qui ouvrent paradoxalement son livre Études de nu (1930) : « Le vrai photographe, c’est le témoin de tous les jours, c’est le reporter. »

Plus de 130 tirages d’époques s’offriront d’ici peu au regard des visiteurs, permettant ainsi de rendre compte du caractère créatif et original de l’artiste. Nous vous invitons à en découvrir un échantillon  qui ravira certainement les amateurs de paysages urbains ou de portraits.

 GKrull 01 1024x758 Rétrospective Germaine Krull : un destin de photographe© Germaine Krull

GKrull 02 754x1024 Rétrospective Germaine Krull : un destin de photographe© Germaine Krull

GKrull 03 745x1024 Rétrospective Germaine Krull : un destin de photographe© Germaine Krull

GKrull 04 Rétrospective Germaine Krull : un destin de photographe© Germaine Krull

GKrull 05 759x1024 Rétrospective Germaine Krull : un destin de photographe© Germaine Krull

Jeu de Paume – Exposition Germaine Krull (1897-1985) – Un destin de photographe

Dates : du 2 juin au 27 septembre 2015

Horaires : Ouvert du mardi au dimanche.

Le mardi de 11h-21h et du mercredi au dimanche de 11h-19h.

Fermé le lundi.

Adresse : Jeu de Paume Paris, 1 place de la Concorde, 75008 Paris.

Site internet : Jeu de Paume

Tarifs : 10 € / T.R. : 7,50 €


Garry Winogrand au Jeu de Paume

Le jeu de Paume consacre, du 14 octobre 2014 au 8 février 2015, une rétrospective sur l’un des maîtres de la street photography : Garry Winogrand (1928-1984). Ce photographe américain n’a eu de cesse de photographier ses contemporains, arpentant l’Amérique appareil au poing, à la recherche d’images.

Garry Winogrand Los Angeles 1980 1983 Garry Winogrand au Jeu de Paume

© Garry Winogrand, Los Angeles, 1980

Garry Winogrand a su, à son époque, bousculer la tradition photographique américaine. Elle était alors centrée sur des réalisations à la technique irréprochable, portée par des noms tels qu’Ansel Adams ou Edward Weston. Un véritable renouveau a eu lieu avec Garry Winogrand, et son collègue et ami, Lee Friedlander. Tous deux décidèrent d’être reconnus comme artistes, tout en travaillant à l’aide d’appareils ordinaires, privilégiant la photo prise à l’improviste, sur le vif.

« Je photographie pour savoir à quoi ressemblent les choses quand elles sont photographiées » Garry Winogrand

New York Worlds Fair 1964 Garry Winogrand au Jeu de Paume

© Garry Winogrand, New York World’s Fair, 1964

Cette rétrospective promet de dévoiler des photographies jusque-là non publiées, non exposées, non tirées… et donc inédites ! En effet, Garry Winogrand était un artiste prolifique, surpris par la mort à l’âge de 56 ans. Une partie de son œuvre est, de fait, demeurée à l’état de bobines. Cette exposition organisée au Jeu de Paume constitue l’opportunité de voir plus de 100 nouveaux clichés du photographe.

« Il n’existe en photographie aucun ensemble, de taille ou de qualité comparables, qui soit à ce point resté à l’état de friche  » Leo Rubinfien, ami de l’artiste et photographe

Garry Winogrand New York 1962 Garry Winogrand au Jeu de Paume

© Garry Winogrand, Park Avenue, 1959

L’exposition débute le lundi 14 octobre, et je pense que tout photographe en herbe se doit, s’il en a la possibilité, d’aller au moins y jeter un œil. N’hésitez pas à partager votre ressenti sur cette rétrospective dans les commentaires. Et, pour que vous n’ayez vraiment aucune excuse pour ne pas vous y rendre, voici les informations pratiques ;-)

Informations pratiques :

Jeu de Paume – Exposition Garry Winogrand
Dates : du 14 octobre 2014 au 8 février 2015
Horaires : Ouvert du mardi au dimanche.
Le mardi de 11h-21h et du mercredi au dimanche de 11h-19h.
Fermé le lundi.
Adresse : Jeu de Paume Paris, 1 place de la Concorde, 75008 Paris.
Site internet : Jeu de Paume
Tarifs : 10 € / T.R. : 7,50 €


Les photos inédites de Martin Parr à la MEP

Depuis trente-cinq ans, Martin Parr photographie des scènes de la vie ordinaire qui ont le don de nous prendre au dépourvu, pressentant la vulnérabilité inhérente à chacun de nous.
Aujourd’hui il nous invite à le suivre à travers Paris. Pendant deux ans, Martin Parr s’est penché sur les Parisiens et les Parisiennes et a photographié les Champs-Élysées, les touristes, le 14 juillet, les défilés de mode, le salon d’aéronautique du Bourget, Paris Plage, les musées, les foires d’art, le salon de l’agriculture…

Une soixantaine d’œuvres, images inédites et clichés plus anciens, illustre ainsi le Paris de Martin Parr, notre capitale vue par le plus anglais des photographes.

Martin Parr Fashion week Les photos inédites de Martin Parr à la MEP

Fashion Week 2013, © Martin Parr

Martin Parr Festival Les photos inédites de Martin Parr à la MEP

Paris. Festival en plein air, 1999 © Martin Parr

Martin Parr Goutte dOr Les photos inédites de Martin Parr à la MEP

La Goutte d’Or. Prière dans la rue, 2011 © Martin Parr

Martin Parr Le Louvre Les photos inédites de Martin Parr à la MEP

Paris, Le Louvre, 2012 © Martin Parr

Martin Parr Notre Dame Les photos inédites de Martin Parr à la MEP

Paris, Notre-Dame, 2012 © Martin Parr

Martin Parr Oeufs Les photos inédites de Martin Parr à la MEP

Paris, 1997 © Martin Parr

Martin Parr Paris Les photos inédites de Martin Parr à la MEP

Paris, Tour Eiffel, 2012 © Martin Parr

Martin Parr Pompier Les photos inédites de Martin Parr à la MEP

Paris. Le bal des pompiers, 14 Juillet, 2012 © Martin Parr

 

Infos pratiques :

La Maison Européenne de la Photographie

5/7 Rue de Fourcy – 75004 Paris

Ouvert au public du mercredi au dimanche, de 11h à 19h45.
Fermé lundi, mardi, jours fériés, et périodes d’inter-expositions.

Plein tarif : 8 €
Tarif réduit : 4.5 €

 


L’exposition Henri Cartier-Bresson en images

Découvrez les photographies d’Henri Cartier-Bresson, l’œil du XXème siècle, lors de la rétrospective organisée au Centre Pompidou.

Voici un avant-goût en images :

Martine Franck Paris France 1967 Collection Eric et Louise Franck Londres gallery carroussel Lexposition Henri Cartier Bresson en images

Les jambes de Martine © Henri Cartier-Bresson

 

Premiers conges payes bords de Seine France 1936 Collection Fondation Henri Cartier Bresson Paris gallery carroussel Lexposition Henri Cartier Bresson en images

Premiers Congés payés © Henri Cartier-Bresson

henri cartier bresson2 Lexposition Henri Cartier Bresson en images

Pique-nique © Henri Cartier-Bresson

Foule attendant devant une banque pour acheter de l or Shanghai 1948 Collection Fondation Henri Cartier Bresson Paris gallery carroussel Lexposition Henri Cartier Bresson en images

Bousculade devant l’entrée d’un vendeur d’or à Shanghai © Henri Cartier-Bresson

Derriere la gare Saint Lazare Paris France 1932 Bibliotheque nationale de France Paris gallery carroussel Lexposition Henri Cartier Bresson en images

Derrière la gare Saint-Lazare © Henri Cartier-Bresson

Camagueey Cuba 1963 Epreuve gelatino argentique tirage d epoque Collection Fondation Henri Cartier Bresson Paris gallery carroussel Lexposition Henri Cartier Bresson en images

Camagueey, Cuba © Henri Cartier-Bresson

Infos pratiques :

Du 12 février 2014 au 9 juin 2014

de 11h00 à 23h00

Galerie 2 – Centre Pompidou, Paris

Site internet : Centre Pompidou


Les ‘’Small Stories’’ de David Lynch s’invitent à la MEP

Mon Cours Photo ne manque pas une exposition de la MEP, voici un aperçu de la dernière en date.

Les petites histoires de David Lynch prennent leurs quartiers d’hiver à la Maison Européenne de la Photographie. David Lynch, artiste pluridisciplinaire par excellence, nous plonge dans une imagerie violente, mais toujours poétique.

1. Expo David Lynch Les ‘’Small Stories’’ de David Lynch s’invitent à la MEP

© David Lynch

Né le 20 janvier 1946 à Missoula, dans le Montana, aux États-Unis. David Lynch s’illustre rapidement en tant que cinéaste, avec des films tels qu’Elephant Man (1980), Blue Velvet (1986), ou Mulholland Drive (2001). L’incompréhension de la critique, comme du grand public, pour son dernier long-métrage (Inland Empire, 2006) le pousse à étancher sa soif d’expérimentation à travers d’autres supports : la musique, la peinture, le photomontage

2. Expo David Lynch 3 Les ‘’Small Stories’’ de David Lynch s’invitent à la MEP

© David Lynch

A l’occasion de cette nouvelle exposition, il revêt son costume de photographe et nous présente des réalisations toute récentes (2013). Ses photographies, d’une beauté cauchemardesque, sont totalement libres d’interprétation. En effet, depuis longtemps leur auteur refuse que les œuvres d’art puissent avoir une signification unique, voire même une signification tout court.

« Je ne vois pas pourquoi les gens attendent d’une œuvre d’art qu’elle veuille dire quelque chose alors qu’ils acceptent que leur vie à eux ne rime à rien », expliquait David Lynch à l’Express, le 24 mars 1996.

3. Expo David Lynch 4 Les ‘’Small Stories’’ de David Lynch s’invitent à la MEP

© David Lynch

Il parait alors logique que David Lynch décide que chacune de ses photos racontent de petites histoires. C’est d’ailleurs une des raisons de son attrait pour la photographie.

 « Il est quasiment impossible de ne pas voir une sorte d’histoire émerger d’une image fixe. Et ça, je trouve que c’est un phénomène magnifique. » – David Lynch

Loin des salles obscures, il revient donc à chacun de se faire son propre film.

Boris Marotte

 

Informations pratiques :

Exposition ‘’Small Strories’’
Du 15 janvier au 16 mars 2014
A la Maison Européenne de la Photographie
5-7 rue de Fourcy
75004 Paris
Site internet : www.mep-fr.org

 


Sergio Larrain, de la grâce du Noir et Blanc

Par Laure Coenca

La Fondation Henri-Cartier Bresson présente une rétrospective inédite de l’artiste chilien Sergio Larrain. Un photographe mythique et mystique au parcours singulier et au regard profondément humain.

Evénément majeur des Rencontres d’Arles 2013, l’exposition “Vagabondages” poursuit sa route et s’installe à Paris.

7photo Sergio Larrain, de la grâce du Noir et Blanc

© Sergio Larrain

 

Du mouvement à la solitude : une vie à capter le monde

Né en 1931, Sergio Larrain grandit dans une famille de la haute société chilienne. A l’étroit dans cet univers frivole et bourgeois, il part étudier aux Etats-Unis et achète à crédit un Leica IIIC.

Après plusieurs années à silloner l’Europe, il rentre au Chili, son port d’attache.  A Santiago, Larrain se lance dans son premier projet photographique et suit les enfants abandonnés qui errent dans les rues et sur les rives du fleuve Mapocho : “Los Abandonados”.

3photo Sergio Larrain, de la grâce du Noir et Blanc

© Sergio Larrain

Avec un regard chargé de sympathie, il saisit les visages de ces exclus qui à travers son objectif redeviennent des personnes.  Il s’immerge dans leur quotidien jusqu’à devenir l’un des leurs.

Il côtoit l’invisibilité.

Ce sont ces images qui frapperont Henri-Cartier Bresson.

Suivant une envie mais sans vraiment y croire, Larrain envoie ses clichés au célèbre MOMA de New-York. En 1956, le directeur de la photographie de l’époque, Edward Steichen, lui achète 4 tirages.

Deux ans plus tard, il devient photographe pigiste pour le magazine brésilien 0 Cruzeiro Internacional.

1photo Sergio Larrain, de la grâce du Noir et Blanc

© Sergio Larrain

Sa fascination pour Cartier-Bresson le pousse vers Paris où la rencontre se fait finalement en 1960. Larrain rejoint alors l’Agence Magnum, son  rêve fou. Il réalise de nombreux photo-reportages de commande : le mariage du Shah d’Iran, la Guerre d’Algérie, la mafia sicilienne…

Cependant, un malendu touche l’artiste. Il y a un profond décalage entre le photo-journalisme avec la quête de l’instant décisif et la façon qu’a Larrain de concevoir la photographie, comme une méditation.

Après un passage à Londres sur les traces de Bill Brandt, Sergio Larrain retourne de nouveau à ses racines, au Chili pour arpenter sa ville fêtiche : Valparaiso. Ses ruelles, son port, ses escaliers. Traîner avec les marins et les filles au bar Los Siete Espejos.

« Il faut aller là où tu le sens… Peu à peu tu vas rencontrer des choses. Et des images vont te parvenir, comme des apparitions. Prends-les ».

9photo Sergio Larrain, de la grâce du Noir et Blanc

© Sergio Larrain

En 1978, Larrain s’installe définitivement à la montagne, à Tulahuén, pour méditer et achever dans la solitude sa quête spirituelle. . Il y passera presque 35 ans, jusqu’à sa mort en 2012.

Ses dernières photos sont des images minimalistes du quotidien accompagnant des dessins et des lettres qu’il envoie à ses amis. Il est retiré du monde et correspond beaucoup, espérant convaincre ses amis qu’il faut changer le monde.

 

Un rectangle à la main : le cadrage vu par Larrain

Le cadrage est un élément majeur dans les compositions de l’artiste. Il l’explique en 1963 dans son premier livre : “El rectangulo a la mano”.

Très souvent dans la verticalité (pour échapper à l’horizontalité du monde). Des lignes fortes, des diagonales traversent, structurent ou destructurent ses photographies.

8photo Sergio Larrain, de la grâce du Noir et Blanc

© Sergio Larrain

Sergio Larrain travaille beaucoup en contreplongée. Décalés, penchés, les sujets sont souvent coupés.
Ses cadrages si étonnants induisent une sensation à la fois dramatique et magique à la photographie.

C’est un travail de composition d’une incroyable modernité.

5photo Sergio Larrain, de la grâce du Noir et Blanc

© Sergio Larrain

Dans les rues immondes de sa Valparaiso, Sergio Larrain va débusquer la lumière qui irradie les êtres, mendiants ou prostituées, passants ou chiens. Les ombres sont partout, combat entre le noir profond et la lumière. Une maitrise parfaite de la photographie en noir et blanc

Les oeuvres de Larrain sont extrêment vivantes. Ces images capturent un moment de vie mais en même temps nous font pénétrer dans un univers. A la fois éphémère et méditatif.  Un état de grace.

« Une bonne photo naît dans un état de grâce. Cela arrive lorsque l’on est libéré des conventions, des obligations, de la compétition : libre comme un enfant découvrant la réalité pour la première fois. Le but du jeu, ensuite, est d’organiser le cadre. »

4photo Sergio Larrain, de la grâce du Noir et Blanc

© Sergio Larrain

 

L’exposition : une relation épistolaire

C’est Agnès Sire, la directrice de la Fondation Henri Cartier-Bresson, qui après une amitié épistolaire de trente ans a su convaincre Larrain de laisser publier quelques photos entreposées dans des boîtes posées sur des étagères à l’agence Magnum.

Deux livres, Valparaiso sur des textes de Pablo Neruda, Londres et maintenant un troisième aux éditions Xavier Barrat, Vagabondages sont enfin disponibles.

6photo Sergio Larrain, de la grâce du Noir et Blanc

© Sergio Larrain

L’exposition présente 128 photographies en noir et blanc dont de précieux tirages d’époque de la collection Magnum.

Les séries « Los Abandonados » et « Valparaiso » sont présentées.

2photo Sergio Larrain, de la grâce du Noir et Blanc

© Sergio Larrain

 

Informations pratiques :

Sergio Larrain : « Vagabondages », du 11 septembre au 22 décembre 2013.

Fondation HCB : 2, impasse Lebouis 75014, Paris.

Du mardi au dimanche de 13h à 18h30.

Le samedi de 11h à 18h45.

Nocturne gratuite le mercredi de 18H30 à 20h30.

Plein tarif 6€ / Réduit 4€.