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Infos stages et cours de photographie. Actualité et conseils pour de plus belles photos.

Le blog cours-photographie.fr vous donne des conseils artistiques et techniques pour réaliser de plus belles photos et vivre votre passion. Ce blog est édité par la société MonCoursPhoto, qui vous propose des cours et stages de photographie sur Paris

Archives pour la catégorie ‘Expositions photos à Paris’

Erwin Blumenfeld au Jeu de Paume

L’exposition Erwin Blumenfeld débarque au Jeu de Paume. L’occasion d’apprécier les diverses œuvres de ce grand photographe : ses photographies évidemment, mais aussi ses dessins et ses collages. Véritable touche-à-tout, il a su faire évoluer les codes de la photographie, et ses clichés sont devenus des classiques, qui inspirent nombre de photographes.

Lisa Erwin Blumenfeld au Jeu de Paume

© Erwin Blumenfeld, Lisa Fonssagrives on the Eiffel Tower, Paris, 1939

Erwin Blumenfeld est né à Berlin en 1897. Il fréquente très tôt le café Westens, lieu de rendez-vous des artistes berlinois. Il s’initie alors au dessin, à la photographie et à l’écriture.

A travers sa recherche de l’image idéale, l’artiste s’émerveille des éléments qui passent à sa portée. Afin de les faire découvrir à son entourage, il capture des instants qui le révèlent : lui, ses rêves, et sa perception du monde. C’est dans cet état de fièvre créative qu’Erwin Blumenfeld arrive aux Pays-Bas en décembre 1918.

« Moi le petit émigrant, il ne me restait en effet plus qu’à me jeter au cou des illusions, aveuglé par mon enthousiasme que ne refroidissait pas la connaissance de la réalité. »
Erwin Blumenfeld

Il participe au mouvement Dada puis entame une carrière de photographe professionnel.

Minotaur Erwin Blumenfeld au Jeu de Paume

© Erwin Blumenfeld, « Minotaur / Dictator », Paris, 1937

Le portrait, le nu et les photomontages font partie de ses sujets de prédilection. Ses photographies, qui jouent sur de forts contrastes, ont un aspect dramatique, contrebalancé par sa malice et son humour. Il affectionne les cadrages serrés ainsi que les éclairages permettant des effets impressionnants. Contemporain de Man Ray, il utilise lui aussi la technique de la solarisation, qui consiste à inverser les valeurs d’ombre et de lumière, et ses premiers nus s’inspirent également des travaux du surréalisme américain.

Nu erwin Erwin Blumenfeld au Jeu de Paume

©Erwin Blumenfel,nu solarisé, 1938.

Nu man ray Erwin Blumenfeld au Jeu de Paume

©Man Ray, nu solarisé, 1930

 

« Pour moi, un photographe amateur est un passionné, un esprit libre qui photographie ce qu’il aime et aime ce qu’il photographie. »
Erwin Blumenfeld

Contraint de fuir le nazisme, il se rend en France et se lance dans la photographie de mode. Il doit ensuite s’exiler aux Etats-Unis en 1941, où il prend son envol en élaborant un répertoire original, et devient l’un des plus grands photographes de son temps.

arden Erwin Blumenfeld au Jeu de Paume

© Erwin Blumenfeld, Publicité de la marque Elizabeth Arden

Cette rétrospective consacrée à Erwin Blumenfeld est une première en France. Je salue donc l’initiative du Jeu de Paume qui permet de découvrir, ou de redécouvrir ce photographe souvent méconnu du grand public.

A vous de réparer cette injustice !

Boris

 

Infos pratiques :

Jeu de Paume

1, place de la Concorde

75008 Paris

Mardi (nocturne) : 11h à 21h

Mercredi à dimanche : 11h à 19h

Fermeture le lundi, y compris les lundis fériés.


André Morain à la Maison Européenne de la Photographie

La Maison Européenne de la Photographie ouvre aujourd’hui ses portes à sa nouvelle série d’expositions. J’ai fait parti des chanceux qui étaient au vernissage hier soir et j’ai décidé de vous faire partager ma visite et mon ressenti. Ce cycle d’expositions nous entraîne dans l’univers de plus de six artistes différents, et j’en ai retenu un en particulier, mon préféré : André Morain.

Jack Lang André Morain à la Maison Européenne de la Photographie

Jack Lang devant une œuvre de Jaume Plensa, Paris, Jeu de Paume, 1997 © André Morain

L’intérêt que j’ai éprouvé pour son travail vient à la fois de l’esthétisme de ses photographies et de l’aspect historique de son travail. Pendant quarante ans (entre 1962 et 2012) André Morain a capturé les moments-clés du monde artistique à travers des photos pleines de spontanéité. Grâce à elles, on découvre les artistes-phares du 20ème siècle en train de contempler les œuvres de leurs collègues. Ceci m’a à la fois fait sourire et profondément ému.

Brassaï Robert Doisneau André Morain à la Maison Européenne de la Photographie

Brassaï et Robert Doisneau en 1981 au Centre Pompidou ©André Morain

Cette exposition nous fait complètement voyager dans le temps : on rencontre des artistes maintenant disparus (Man Ray, Salvador Dalí, Jacques Prévert…) et d’autres artistes que l’on voit vieillir (Nikki de Saint Phalle, Christian Boltanski, Annette Messager…).

Andy Annette Christian André Morain à la Maison Européenne de la Photographie

Photo 1: Andy Warhol

Photo 2: Annette Messager, Christian Boltanski, exposition “Richard Serra”, Paris, centre Pompidou, 1983-1984 © André Morain

En effet, André Morain a photographié une myriade d’artistes, de galeristes, d’écrivains, d’hommes politiques, de conservateurs, de collectionneurs… tous appartenant au milieu artistique en étant acteur ou promoteur. J’ai pu ressentir la fascination que tout le monde a pour ces artistes ainsi que le plaisir de pouvoir les observer dans un autre cadre : ils ne posent pas, ces photos sont prises sur le vif.

IMG 2098 André Morain à la Maison Européenne de la Photographie

Enfin, beaucoup de photos m’ont aussi fait rire et je vous invite à courir vite à cette exposition pour découvrir le talent d’André Morain et les visages ces générations d’artistes qui se sont succédés.

Infos pratiques:

Maison Européenne de la Photographie

5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris

Du mercredi au dimanche, de 11h à 20h (sauf jours fériés)

Entrée 4,50€ à 8 €


Antoni Muntadas au Jeu de Paume

Le Jeu de Paume présente depuis le 16 Octobre dernier une exposition de grande ampleur : Entre / Between entièrement consacrée à l’artiste multi-facettes espagnol Antoni Muntadas, pionnier de l’art conceptuel et de l’art multimédia.

Antoni Muntadas est né à Barcelone en 1942. Après des études d’architecture et d’ingénierie, il s’installe, dans la ville qui ne dort jamais, New York, dans les années 1970. En menant un travail approfondi, pédagogique et original, très rapidement, il acquiert une reconnaissance internationale et expose dans plusieurs grandes collections de célèbres musées : le MoMA à New York, le Centre Georges Pompidou à Paris, le Museo Reina Sofia à Madrid. Il a obtenu en 2009 le Prix Velázquez pour les arts visuels.

 Antoni Muntadas au Jeu de Paume

© Antoni Muntadas

 Antoni Muntadas au Jeu de Paume

© Antoni Muntadas

Muntadas s’est fait connaitre grâce à son art multi-facettes, ne se contentant pas d’une seule forme d’expression artistique. Il utilise la performance, la vidéo, l’architecture, la photographie bien sûr, le multimédia, Internet à travers des installations ainsi que l’Art Public. C’est un artiste qui n’hésite pas à se remettre en question chaque jour.

Sa forme hybride d’art tente de répondre aux principaux enjeux politiques et sociaux de notre temps. Ses oeuvres abordent les relations entre le public et le privé mais aussi et surtout les flux d’informations avec notre rapport au mass media, au visible et l’invisible. D’ailleurs, en 1981, il avait posé une question clé à son public : « Qu’est-ce qu’on regarde ? »

 Antoni Muntadas au Jeu de Paume

Antoni Muntadas

Entre / Between présente une sélection de ses meilleurs travaux, depuis ses débuts en 1970. L’exposition est constituée de neuf constellations, avec pour chacune un thème autour de l’espace : Micro espaces / Microspaces ; Paysage médiatique / Media Landscape ; Sphères du pouvoir / Spheres of Power ; Territoire de la peur / Domain of Fear ; Espaces publics / Communal Spaces ; Lieux de spectacle / Places of Spectacle ; Domaines de traduction / Field of Translation ; Archives / The Archive ; Systèmes de l’art / Systems of Art.

L’exposition se tient au Jeu de Paume (1 place de la Concorde 75008 Paris) du 16 Octobre 2012 au 20 Janvier 2013. Le 24 Novembre 2012, à partir de 14h30, Antoni Muntadas, en compagnie de Anne-Marie Duguet et Raymond Bellour, feront un débat culturel à l’auditorium du Jeu de Paume. Une bonne occasion de rencontrer l’artiste !

 Antoni Muntadas au Jeu de Paume

© Antoni Muntadas


Exposition de Guillaume Van Santen : la photo culinaire

A l’occasion du FIPC, Festival International de la Photographie Culinaire 2012, notre photographe Guillaume Van Santen accompagné de sa complice Cécile, nous présentent leur exposition, les Polychromies Gourmandes.

Diapositive11 Exposition de Guillaume Van Santen : la photo culinaire

© Guillaume et Cécile "Polychromies Gourmandes"

Le FIPC est un évènement annuel, organisé par l’agence Lucette. Cette manifestation culturelle de professionnels rend hommage au travail des photographes plasticiens qui ont choisi l’univers de l’alimentaire pour espace d’expression.

Les organisateurs veulent démontrer que ces photographies sont de véritables oeuvres d’arts. Plusieurs collectionneurs ont d’ailleurs fait l’acquisition de clichés des années précédentes.

Jean-Pierre Stéphan, Président fondateur du Festival et le grand chef étoilé Pierre Gagnaire, parrain de cette 4ème édition, ont décidé cette année de proposer un thème original : l’oeuf.

La 4ème édition du FIPC se déroule à Paris du 26 octobre au 11 novembre 2012 dans trois espaces officiels (Espace Mobalpa, METRO Paris Bercy et Publicis Drugstore) mais propose aussi un large programme d’expositions et d’animations dans des restaurants, des hôtels, des boutiques de la capitale.

C’est justement dans un Café, au Café Panique, que Guillaume et Cécile exposeront leurs photographies et leur regard assez particulier sur la cuisine. Le thème de cette année, l’oeuf, y est cassé, vidé et émietté. Des assiettes, des ustensiles de cuisines recouverts par une couche de sel, de poivre, d’herbes ou encore d’épices ont également inspiré les deux photographes.

L’exposition se tiendra du 30 Octobre au 27 Novembre 2012 au Café Panique (Adresse : 12 Rue des Messageries, 75010 Paris) avec Mardi 30 octobre à partir de 18h un Vernissage en présence des photographes.

Diapositive2 Exposition de Guillaume Van Santen : la photo culinaire

© Guillaume et Cécile "Polychromies Gourmandes"


Eva Besnyö au Jeu de Paume

Jusqu’au 23 septembre 2012, le Jeu de Paume consacre une magnifique rétrospective à Eva Besnyö (1910-2002). L’occasion de venir voir, découvrir ou redécouvrir l’œuvre sensible et surtout engagée de l’artiste.

1931 Le lido de Wannsee Berlin Eva Besnyö Épreuve gélatino argentique 40 x 50 cm. Collection privée Berlin. © Eva Besnyö Maria Austria Instituut Amsterdam.1 Eva Besnyö au Jeu de Paume

1931, (Le lido de Wannsee, Berlin), Eva Besnyö, Épreuve gélatino-argentique, 40 x 50 cm. Collection privée, Berlin.
© Eva Besnyö  Maria Austria Instituut Amsterdam.

L’œuvre d’Eva Besnyö, entre portraits et photos d’architecture, commandes et travail personnel, a été fortement marquée par son arrivée à Berlin en 1930, où se croisaient alors deux courants avant-gardistes : la Nouvelle Objectivité et la Nouvelle Vision.

DR Jeu de Paume 1931 Garçon au violoncelle Balaton Hongrie Eva Besnyö .. Eva Besnyö au Jeu de Paume1931 (Garçon au violoncelle, Balaton, Hongrie), Eva Besnyö, Épreuve gélatino-argentique, 29,4 x 24,3 cm. Rijksmuseum, Amsterdam.
© Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam.

La Nouvelle Objectivité marque le refus du pictorialisme, c’est-à-dire le fait que la photographie doit simuler la peinture. Ce courant se traduit par une recherche du langage abstrait de la photo, avec une netteté et une précision du détail ainsi qu’une structuration de la lumière.

Dans les photographies d’Eva Besnyö, cela se caractérise par des plans rapprochés, la recherche et la précision du détail, la netteté.

Eva Besnyö 1932. Eva Besnyö au Jeu de Paume

© Eva Besnyö, 1932

La Nouvelle Vision, quant à elle, refuse les représentations frontales et horizontales. Les angles de prises de vue changent avec des plongées et des contre-plongées, des diagonales dynamiques

Eva Besnyö joue avec ces angles de prises de vue (notamment en architecture), mais surtout avec ces diagonales dynamiques, parfois évidentes mais parfois cachées ou dissimulées par les détails.

Eva Besnyö Stadion Berlin 1931 épreuve gélatino argentique 168 x 239 cm Collection Iara Brusse Amsterdam ©Eva Besnyö Maria Austria Instituut Amsterdam. Eva Besnyö au Jeu de Paume

Eva Besnyö, Stadion, Berlin, 1931, épreuve gélatino-argentique, 16,8 x 23,9 cm (Collection Iara Brusse, Amsterdam ©Eva Besnyö Maria Austria Instituut Amsterdam).

Sans titre. Berlin 1931. va Besnyö Maria Austria Instituut Amsterdam Eva Besnyö au Jeu de Paume

Sans titre. Berlin, 1931 © Eva Besnyö  Maria Austria Instituut Amsterdam

Eva Besnyö au Jeu de Paume

1 place de la Concorde, 75008 Paris
01 47 03 12 50

Mardi >> 11h à 21h
Mercredi à Dimanche >> 11h à 19h.


Yutaka Takanashi à la Fondation Henri Cartier-Bresson

Une nouvelle exposition fraichement débarquée du Japon est arrivée mercredi dernier à la Fondation Henri Cartier-Bresson : il s’agit de la rétrospective du photographe japonais Yutaka Takanashi qui expose pour la première fois à Paris l’ensemble de ses travaux.

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© Yutaka Takanashi

Né en 1935 à Tokyo, Takanashi a d’abord travaillé dans la publicité, puis est devenu professeur en université. Il a commencé à se faire connaître en tant que membre fondateur du mouvement « Provoke » en 1965, pour lequel il publia quelques revues, et à travers lequel il réagissait profondément face à l’establishment photographique.

Yutaka Takanashi12 Yutaka Takanashi à la Fondation Henri Cartier Bresson

© Yutaka Takanashi

On comprend mieux sa réaction en parcourant les photos des années 70 : Takanashi s’émancipe des règles de composition, d’exposition… ses horizons ne sont pas horizontaux, on peut chercher en vain une application de la règle des tiers… Le photographe affirme : « J’ai toujours été irrité par l’aspect tautologique de la photographie« . On voit dans l’exposition des dizaines de photos de gares, de quartiers, de bars… qui sont de vraies photos sur le vif, avec un côté « provoke » qui s’affranchit des règles de la photographie classique. Ses clichés en noir et blanc sont rassemblés dans un premier livre, « Toshi-e » (vers la ville).

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© Yutaka Takanashi

L’exposition est chronologique (si vous allez de bas en haut dans la fondation HCB !) et vous découvrirez ensuite ses photos en couleur des années 1975-1977 qui ont été publiées dans « Machi » (la ville) : on découvre une ville de l’intérieur avec ses ambiances feutrées, ses boiseries, ses plantes, ses arrières boutiques…

yutaka takanashi tokyo e Yutaka Takanashi à la Fondation Henri Cartier Bresson© Yutaka Takanashi

Puis on finit dans les années 1980 avec « Golden Gai Street », à savoir l’ambiance des bars de Tokyo, entre couleurs vives mais pas encore pop, des guitares sèches, des de whisky qui côtoient les posters de Mickey Mouse, ou encore de gros téléphones oranges qui doivent peser dans les 5 kg ! Ses photos nous font véritablement voyager.

Horloge Yutaka Takanashi à la Fondation Henri Cartier Bresson© Yutaka Takanashi

C’est toujours un grand bonheur de voir lors d’une seule exposition la rétrospective de sa carrière photographique, que Yutaka Takanashi nous décrit lui-même :
« A mesure que j’avançais je réalisais que deux photographes coexistaient en moi; l’un le chasseur d’images qui essayait de capter l’invisible; l’autre le glaneur qui tentait de saisir uniquement le visible. »

Infos pratiques :

Exposition du 10 mai au 29 juillet 2012
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis – 75014 Paris (métro Gaîté L13)

Horaires :

Du mardi au dimanche de 13h à 18h30
Le samedi de 11h à 18h45
Le mercredi nocturne jusqu’à 20h30

Et en plus, profitez-en pour revoir quelques unes des plus belles photo de Henri Cartier-Bresson !


Eugène Atget au Musée Carnavalet

Le musée Carnavalet expose jusqu’au 29 juillet les photographies du célèbre Eugène Atget.

Les œuvres ressemblées proviennent  des fonds du musée Carnavalet, des collections de la Fundación Mapfre de Madrid et de la George Eastmann House de Rochester. Au total, ce sont 230 tirages d’époque, réalisés entre 1989 et 1927. Certains très sont très connus, d’autres inédits. Une petite merveille.

Eugène Atget Musée Carnavalet Roger Viollet Eugène Atget au Musée Carnavalet

©Eugène Atget / Musée Carnavalet / Roger-Viollet


L’exposition est répartie en plusieurs sections, chacune retraçant un thème & l’évolution du travail d’Eugène Atget :

-          Les petits métiers, boutiques et étalages / Les chiffonniers, zoniers /Les prostituées des années 20

Chanteuse de rue et joueur dorgue de Barbarie 1898 . Eugène Atget au Musée Carnavalet

©Eugène Atget

-          La Seine & les jardins

-          Les rues

rue brisemiche Eugène Atget au Musée Carnavalet

Rue Brisemiche ©Eugène Atget

-          Les détails intérieurs

tho09 atget 004f Eugène Atget au Musée Carnavalet

Intérieur de Mr A., Indutriel : rue Lepic. ©Eugène Atget

-          Les environs de Paris

Zone des fortifications Porte dArcueil Boulevard Jourdan 14è. Juin 1899. Eugène Atget Musée Carnavalet Roger Viollet Eugène Atget au Musée Carnavalet

On y trouve un Paris immortalisé par Eugène Atget, où l’on peut découvrir les rues, les quais de Seine, les boutiques & les petits métiers ambulants d’antan, qui n’existent plus… très loin des clichés de la Belle Epoque.

En plus de ces thèmes, 43 photographies collectionnées à l’époque par Man Ray en personne & aujourd’hui conservés à Rochester (USA) se trouvent le long du parcours. Elles permettent de mieux comprendre l’influence d’Eugène Atget sur les Surréalistes.

Eugène Atget – Biographie

eugene par berenice Eugène Atget au Musée Carnavalet

©Berenice Abbott

Eugène Atget est un artiste français né en Gironde en 1857.

D’abord mousse dans la marine marchande, puis acteur après des études au Conservatoire de Paris, Eugène Atget se tourne finalement vers peinture en 1890. Très vite, il comprend que les artistes ont besoin de modèles ; Il commence alors à photographier Paris de manière systématique, y rassembler des paysages, des motifs dans le but de leur vendre.

Par la suite, il travaille sur des sujets mineurs, comme les petits métiers de Parisles devantures de boutiques ou encore les cours d’immeuble. Ce travail l’amène à photographier dans Paris tout ce qui lui semble artistique, notamment les rues. Il attire alors l’attention d’institutions très prestigieuses comme la Bibliothèque nationale ou le musée Carnavalet, qui deviendront ses clients.

Malgré sa clientèle et ses travaux, Eugène Atget est dans une situation plutôt précaire ; le revenu de la famille provient essentiellement de celui de sa femme.

Peu avant sa mort en 1927, les surréalistes s’intéressent à lui & découvrent son œuvre , grâce à Man Ray & à son assistante Bérénice Abbott qui écrira :

« On se souviendra de lui comme d’un historien de l’urbanisme, d’un véritable romantique, d’un amoureux de Paris, d’un Balzac de la caméra, dont l’œuvre nous permet de tisser une vaste tapisserie de la civilisation française. »

Infos pratiques
Musée Carnavalet :23, rue de Sévigné – 75003 Paris

01 44 59 58 58
Ouvert tous les jours, de 10 h à 18 h,  sauf les lundis, jours fériés, dimanches de Pâques et de Pentecote

Tarif : 7 euros


La MEP : nouvelles expos de printemps !

Jusqu’au 17 juin, venez découvrir les 3 nouvelles expositions présentées à la MEP (Maison Européenne de la Photographie) !

1- Paolo Pellegrin, « Dies Irae »

Membre de l’agence Magnum, récompensé de très nombreuses fois pour son travail, le photographe italien Paolo Pellegrin fait en quelque sorte partie de cette nouvelle génération de photographes, conscients des moyens techniques et de distribution de notre époque.

Pour lui, sa responsabilité est de « créer des archives de notre mémoire collective », ce qui se traduit par de magnifiques reportages photos sur des conflits ou des catastrophes : le Cambodge (1998), le Kosovo (1999-2001), l’Irak (2003), le Darfour (2004), la Palestine/Cisjordanie (2002-2004), l’ouragan Katrina (2005), le Tsunami (2005), Gaza (2005), Haïti (1995-2010), l’Afghanistan et le Liban (2006), l’Iran (2009). Cette exposition est la première rétrospective qui lui est consacrée en France, et  rassemble près de 200 clichés.

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©Paolo Pellegrin

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©Paolo Pellegrin

2- Dominique Auerbacher, « Scratches »

Le scratch ? Il s’agit d’un mix entre le tag & le graffiti, un nom en référence à la culture hip hop et au deejaying, que l’on voit énormément dans les transports en commun, ou sur des vitres.

« Scratches » est un corpus de 25 images réalisées à Berlin en 2009 par le strasbourgeois Dominique Auerbacher, mettant en avant les jeux de lumière et de transparence créés par les scratches vus au fil de ses ballades.

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©Dominique Auerbacher

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©Dominique Auerbacher

3- Guido Albi Marini, « L’art aveuglément »

Photographe né à Naples, Guido Albi Marini possède une approche innovante. Sa vision du devoir d’artiste ? Interpeller l’amateur d’art par n’importe quel moyen, lui permettre de voir ce qu’il ne serait pas en mesure de voir d’habitude.

Les oeuvres inhabituelles ont tendance à nous perturber, dans notre regard et notre perception, elles peuvent nous déranger car sortent de l’ordinaire, et nous ne comprenons pas forcément le message de l’artiste .

C’est justement le sujet de l’exposition à travers plusieurs séries de tableaux lumineux qui s’enchaînent.

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©Guido Albi Marini

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©Guido Albi Marini

4- La belle Laëtitia Casta sous l’objectif de Dominique Isserman

Toujours présente, depuis janvier … vous avez de la chance, l’exposition photo joue les prolongations jusqu’au 6 mai 2012 !

Infos pratiques :
La Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Métro : Saint Paul (ligne 1)
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés (donc pas le 1er mai, le 8 mai, le 17 mai… !)
Plein tarif: 7 €
Tarif-réduit:
4 €
Site : http://www.mep-fr.org/

Vous y êtes allés ou allez le faire ?
Laissez nous vos commentaires & impressions ! icon smile La MEP : nouvelles expos de printemps !


Itinéraires des photographes voyageurs à Bordeaux

« Itinéraires des photographes voyageurs à Bordeaux », c’est le rendez-vous incontournable de ce mois d’avril à Bordeaux, les itinéraires photographiques mettent en avant 16 expositions dans 13 lieux culturels de la ville.

Notre coup de cœur ? Le collectif Du Grain à Moudre, et leurs questionnements sur les lieux de transit et de connexion aux portes de l’Europe.

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© Collectif Du Grain à Moudre

Formé en 2006, le collectif du Grain à Moudre est composé de quatre membres, Arno Brignon / Cédric Friggeri / David Ameye / Julien Pebrel. Un vrai collectif où les projets & expos sont décidés & conçus en commun. Le dispositif d’installation ? « A chaque occasion nous repensons la mise en place des photographies et exploitons des liens et des sens de lectures différents. Ce parti pris nous semble le plus approprié pour que le visiteur réfléchisse à son tour aux enjeux qui naissent à la croisée de nos visions personnelles. »

Ceuta Itinéraires des photographes voyageurs à Bordeaux

© Collectif Du Grain à Moudre


Après leur projet TRANSIT, le quatuor a décidé de voir plus grand et de s’intéresser à la ville frontière de Ceuta, ville espagnole sur la côte marocaine. Pour ça, ils se sont entourés d’Yves Zurlo, spécialiste des enclaves espagnoles au Maroc.

Ceuta 17 Itinéraires des photographes voyageurs à Bordeaux

© Collectif Du Grain à Moudre

Pourquoi Ceuta ? C’est après avoir entendu parler des bousculades de la ville qu’ils ont voulu en savoir plus. Ceuta, c’est un territoire espagnol de 19km², au statut particulier. « Commune d’Europe », certes, mais exclue de l’union douanière, de la politique agricole, de l’application de la TVA, elle a néanmoins la chance de bénéficier des fonds structurels européens.

Sans titre2 Itinéraires des photographes voyageurs à Bordeaux

© Collectif Du Grain à Moudre

Territoire espagnol donc, où se mélange les communautés chrétiennes & musulmanes, Ceuta a fait son entrée dans l’espace Schengen en 1991 ce qui en fait une porte d’entrée pour l’Europe & pour les candidats à l’immigration.

Ceuta, « ville laide » où ils ont trouvé « l’ennui ». Il n’empêche que les photos sont magnifiques et que l’exposition est à voir.

Ceuta 18 Itinéraires des photographes voyageurs à Bordeaux

© Collectif Du Grain à Moudre

Collectif Du Grain à Moudre
Ceuta
Musée D’Aquitaine
Du mardi au Dimanche, de 11h à 18h
20 cours pasteur 33000 Bordeaux
Le reste des expos : c’est ici


Helmut Newton, initiateur du Porno Chic, Au Grand Palais

Connu pour ses photographies jugées par certain(e)s comme sulfureuses, Helmut Newton peut être considéré comme l’un des précurseurs du porno chic dans le domaine de la mode & de la publicité. Son sujet de prédilection ? Les femmes. Sexys, exigeantes, provocantes et même dominatrices. Son but ? « Choquer les lectrices bourgeoises »

1976 vogue homme helmut newton Helmut Newton, initiateur du Porno Chic, Au Grand Palais

© Helmut Newton

Helmut

Né en 1920 à Berlin d’un père juif allemand et d’une mère américaine, Helmut Neustädter (son vrai nom) est très vite confronté aux femmes et à la photographie. A 7ans, il rencontre grâce à son frère une célèbre prostituée aux cheveux roux, cuissardes rouges & cravache, Erna la rouge, qui l’influencera énormément. Il devient à 16 ans apprenti auprès de Yva, une photographe reconnue, qui lui fera découvrir les portraits, les photos de mode & le nu. En 1938, il est contraint de partir en Australie, où il se fera naturaliser (il choisira le nom Newton) & épousera en 1948 l’actrice June Brunel, sa femme, sa muse.

Dans les années 60, il gagne sa vie comme photographe de mode & travaille pour des magazines comme Vogue, Elle et Marie Claire.

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© Helmut Newton

Le vrai Helmut Newton

En 1971, il échappe de peu à une crise cardiaque. Ce qui sera son déclencheur. Personne ne pourra plus jamais décider pour lui, ni les directeurs artistiques, ni les patrons de presse, ni les agences de pub. Le premier résultat arrive en 1976 avec son livre Femmes secrètes, où pour la première fois, le terme porno chic est employé.

« J’adore la vulgarité. Je suis très attiré par le mauvais goût, plus excitant que le prétendu bon goût qui n’est que la normalisation du regard »

helmut newton Helmut Newton, initiateur du Porno Chic, Au Grand Palais

© Helmut Newton

Il déclare sa flamme à l’érotisme sous toutes ses formes, à la vulgarité & raconte sa vision de l’histoire ;  il préfère les menottes et autres accessoires pornographiques aux paysages idylliques de cartes postales. Les femmes sont dominatrices & conquérantes, elles évoluent dans un monde de luxe extrême, en mêlant la mode au sexe.

Oui, Helmut peut déranger et scandaliser. Oui il malmène les codes.
Pervers ? Prodige ? Virtuose ?

catherine deneuve helmut newton Helmut Newton, initiateur du Porno Chic, Au Grand Palais

© Helmut Newton

Pour vous faire votre propre idée :

Du 24 mars au 17 juin
Au Grand Palais
Avenue Winston Churchill, 75008 Paris
Tous les jours de 10h à 22h (sauf le mardi)
Entrée plein tarif : 11€
Entrée tarif réduit (13-25ans) :8€