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Archives pour la catégorie ‘Photographes & rencontres’

Photographier les Jeux Paralympiques – Interview de Yonathan Kellerman

Yonathan Kellerman est l’un des photographes de Mon Cours Photo dont vous avez peut-être déjà suivi les cours à Paris. Au-delà de son activité de prof, il est photographe freelance spécialiste de la photo de sport. C’est à ce titre qu’il est parti cette année à Rio pour photographier les XVes Jeux paralympiques d’été qui se sont déroulés du 7 au 18 septembre dernier. À son retour, il nous parle de son expérience à Rio.

 

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MCP : Peux-tu nous expliquer comment t’es venue l’envie de photographier les Jeux paralympiques, et quel était ton objectif en allant à Rio ?

YK : Ce sont mes deuxièmes Jeux paralympiques en tant que photographe, et, avant cela, j’avais assisté à 3 Jeux olympiques en tant que spectateur. Mes premiers JO ont été ceux de Sydney, en 2000. L’année coïncidait avec la fin de mes études, et je rêvais d’y aller depuis mes 16-17 ans. Ensuite, j’ai assisté aux JO d’Athènes, en 2004, puis de Londres, en 2012.

À Londres, une grosse campagne était organisée sur les Jeux paralympiques qui avaient lieu après les JO. Je pensais que c’était la bonne occasion d’aborder un événement sportif de cette envergure, d’autant plus que les accréditations n’étaient pas encore trop difficiles à obtenir.

Ça a été une très belle expérience. Je me suis beaucoup concentré sur l’athlétisme à Londres et j’ai mis l’accent sur l’esthétisme des photos, en jouant notamment sur le flou et le mouvement.

À Rio, je voulais aller plus loin. Je voulais couvrir plus de sports et aller au delà de ma spécialité qui est l’athlétisme. J’avais aussi envie d’aller au-delà de l’esthétisme et essayer de montrer plus d’émotions, en me rapprochant ainsi du type de photos que l’on peut trouver dans la presse.

 

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MCP : Quels sports as-tu photographié à Rio cette année ?

YK : En plus de l’athlé, j’ai découvert le tennis de table et le volleyball assis, que je n’avais jamais photographié auparavant. Et puis j’ai suivi le rugby en fauteuil, le basket en fauteuil, le tennis en fauteuil, le cécifoot (sorte de football pour déficients visuels, avec un ballon sonore), et un peu plus de cyclisme et de judo qu’à Londres.

J’aurais aimé découvrir davantage de sports, notamment l’aviron et le cyclisme sur route, mais, du point de vue logistique, c’était compliqué car les moyens de transport étaient limités et les lieux éloignés les uns des autres. Je me suis concentré sur les disciplines à l’intérieur du parc olympique.

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MCP : À quoi ressemblaient tes journées ?

YK : Je m’organisais de manière à essayer de photographier le plus de sports dans la journée. Je regardais le tableau des horaires et des lieux des différentes disciplines et je planifiais mes journées en conséquence, en tenant compte du temps de transport. Je voulais aussi voir certains sportifs en particulier, notamment des athlètes que je connaissais déjà de Londres.

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En général, j’allais voir un ou deux sports collectifs le matin, et l’athlétisme en fin de journée, car le stade d’athlétisme était très éloigné des autres lieux et il fallait environ une heure de plus pour y aller. Il fallait compter le temps de sortir d’un lieu et d’entrer à travers le checkpoint d’un autre où les scanners étaient systématiques. Donc, je gardais l’athlé pour la fin de la journée. Je commençais à trier mes photos dans les transports sur le retour, et je terminais une première sélection de 30 photos chez moi. Je revenais avec 3000 photos environ en fin de journée, et ça, après en avoir éliminé plusieurs centaines déjà dans le boîtier. Mon collègue finissait sa journée avec une caïpirinha sur la plage en face de notre appart… Avec 5 heures de sommeil par jour pendant 11 jours d’affilée, je préférais me mettre direct au tri et à la retouche avec la pizza ou l’omelette à côté de l’ordi, avant de me coucher direct après une douche bien méritée !

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MCP : Avec quel matériel as-tu photographié ?

YK : Je suis parti avec le D4 de Nikon et j’ai emprunté le D5 sur place. Sur des événements de ce type, les services pros de Canon et Nikon sont présents sur place et prêtent du matériel.

Il est indispensable d’avoir deux boîtiers avec deux focales à disposition en permanence sur des événements comme ça pour pouvoir réagir lorsque les athlètes bougent et se rapprochent de toi par exemple. Au niveau des focales, j’avais un 24-70 que je n’ai pas trop utilisé, un 16-35 pour les plans larges de stade par exemple, un 70-200 que j’ai utilisé pour le basket et le rugby fauteuil. J’ai aussi emprunté des optiques plus précises (et plus chères !) à Nikon : un 200-400 mm (f. 4), un 500 et un 600 mm f/4 qui sont devenues mes armes principales.

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MCP : Quelles ont été les difficultés, les contraintes auxquelles tu as dû faire face ?

YK : Les JO ont « emprunté » une partie du budget des paras, malheureusement. Cela a engendré un paquet de contraintes logistiques. Cela s’est ressenti au niveau des transports notamment, qui ne circulaient guère plus d’une fois par heure. Il y avait aussi moins de personnel, et des points d’accès plus limités aux stades ou aux gymnases, qui nécessitaient souvent d’en faire le tour avant de pouvoir y entrer. Tout cela a fait que le temps était extrêmement serré, et il fallait parfaitement calculer son timing pour arriver à l’heure aux épreuves auxquelles on voulait assister.

Il fallait aussi être très vigilant avec son matos. Il y a eu plusieurs vols à Rio, et donc on prenait des dispositions supplémentaires qu’on n’avait pas l’habitude de prendre, comme éviter certains transports publics, par exemple, ou verrouiller sa valise photo à la plateforme d’où on photographiait.

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Une autre difficulté était le fait de ne pas être rattaché à une fédération ou à un organisme. Je suis parti en freelance et j’avais envie de photographier le plus de sports possible, j’étais donc plus dispersé. Lorsque l’on travaille pour une fédération ou pour un pays, notre travail est plus focalisé.

Les sports collectifs sont, comme d’habitude, toujours aussi difficiles à photographier. Il y a beaucoup plus de déchets car les actions sont largement plus imprévisibles qu’en athlétisme par exemple. Tu peux être à un bout du terrain alors que l’action se passe à l’autre bout, et alors c’est raté pour toi. J’aurais aimé obtenir des images plus saisissantes de ces sports. Le luxe en athlétisme, c’est que si tu connais les athlètes, souvent, tu sais ce qui va se passer, c’est beaucoup plus facile à gérer.

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MCP : Qu’as-tu appris à Rio, que retiens-tu ?

YK : Je suis content d’être revenu avec quelque chose de différent de Londres. J’ai appris à guetter certains moments, notamment les moments d’émotions dans différents sports.

J’ai aussi appris à mieux connaître les qualités de certaines optiques et en découvrir des nouvelles, et mieux utiliser un boîtier que je connaissais pourtant déjà très bien (le D4) et en apprivoiser un nouveau (le D5). Il existe plein d’options possibles (notamment dans la mise au point) que j’ai pu approfondir. Je suis content de cet apprentissage technique plus poussé.

Néanmoins, j’ai préféré le reportage que j’avais fait à Londres. Je le trouve généralement plus impressionnant que celui de Rio, même s’il est moins complet. Je voulais des photos qui rendent compte des émotions plutôt que des photos très esthétiques. Mais j’ai manqué d’un peu d’anticipation pour certains moments. Il y avait aussi  la fatigue. C’est un peu frustrant, mais je me dis que c’est une partie intégrante de la photo sportive, on ne peut jamais tout faire ou capter, peu importe son niveau.

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MCP : Quel est ton objectif maintenant, à partir de ces photos ?

YK : Mon but, en photographiant le handisport, est de montrer qu’il s’agit avant tout d’athlètes de haut niveau, et de leur donner la visibilité qu’ils méritent. D’aller au delà du sentiment de pitié et d’être émerveillé par leur capacités au lieu de se morfondre devant leur handicap.

L’objectif est d’organiser une expo photo d’ici la fin de l’année avec des organismes de la ville de Paris. Nous sommes en discussion, affaire à suivre !

Je vais aussi mettre en avant ces photos sur mon site Internet et les réseaux sociaux. Il arrive que les sportifs les voient et veuillent les acheter. C’est ce qui est arrivé pour l’une de mes photos de Rio, un portrait d’une athlète australienne. J’en suis content car c’est l’une de mes photos préférées, et c’est arrivé le jour où je me suis fait voler mon téléphone portable. Ça a été la bonne nouvelle de ma journée !

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Retrouvez la galerie de photos de Rio de Yonathan Kellerman sur : www.ykellerman.com/rio2016

 

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Marc Riboud, photographe humaniste

« La photographie ne doit pas chercher à convaincre. Elle ne peut pas changer le monde, mais elle peut montrer le monde surtout quand il change. » Marc Riboud.

Marc Riboud 26 1024x682 Marc Riboud, photographe humaniste Washington, États-Unis, 1967

Le photographe français Marc Riboud est décédé le 30 août dernier à l’âge de 93 ans. Ancien membre de Magnum, grande figure de la photographie humaniste, il est également l’un des premiers grands photographes voyageurs. Il se définissait cependant avant tout comme un flâneur : « Je ne suis pas un globe-trotter. Mais un flâneur qui aime photographier le plus intensément possible la vie la plus intense. »

Ses flâneries l’ont emmené dans le monde entier, et notamment en Asie, où il a fait de longs séjours : Chine, Vietnam, Inde, Tibet, mais également Ghana, Nigeria, Cuba… Ce désir de voyage, c’est peut-être son père qui le lui a transmis suite à son tour du monde réalisé en 1910 et dont le récit a profondément marqué Marc Riboud dès son enfance : un journal « que j’ai lu et relu et qui, plus que Jules Verne, a nourri mon imagination et m’a donné envie de courir le monde ».

Marc Riboud 2 Marc Riboud, photographe humanisteLa Cité Interdite, Pékin, Chine, 1957

Pendant près de cinq décennies, Marc Riboud a accompagné les mutations du monde contemporain, des luttes pour l’indépendance nationale des années 1950 et 1960 aux conflits liés à la guerre froide, à l’avènement d’une Chine nouvelle au début du XXIème siècle et plus récemment, à la campagne présidentielle de Barack Obama, en 2008.

Marc Riboud 25 1024x682 Marc Riboud, photographe humanisteAlger, Algérie, 1962

Pourtant, sa photographie ne recherche ni le spectaculaire ni l’événement hors du commun. Elle vise plutôt à tisser des liens, déjouer des interdits, vaincre une certaine timidité. Cinquième né d’une famille de sept enfants de la bourgeoisie lyonnaise, Marc Riboud se décrit lui-même comme un enfant « timide et taciturne ». À 14 ans, son père lui donne un petit Vest Pocket Kodak, son premier appareil-photo. C’est ainsi qu’il commence à photographier. En 1944, il participe aux combats dans le Vercors. De 1945 à 1948, il fait des études d’ingénieur à l’École centrale de Lyon et travaille en usine, puis il décide de se consacrer à la photographie. En 1953, il obtient sa première publication dans le magazine Life pour sa photographie d’un peintre de la tour Eiffel. Sur l’invitation d’Henri Cartier-Bresson et de Robert Capa, il rentre à l’agence Magnum.

Aujourd’hui, de nombreux musées et galeries exposent son travail à Paris, New York, Shanghai, Tokyo, etc. Il a reçu plusieurs récompenses dont deux prix de l’Overseas Press Club, l’ICP Infinity Award, et le prix Nadar pour son livre Vers l’Orient.

Marc Riboud 16 1024x682 Marc Riboud, photographe humanisteAngkor, Cambodge, 1990

Marc Riboud 10 Marc Riboud, photographe humanisteLes petites filles, Pékin, Chine, 1957

Marc Riboud 7 Marc Riboud, photographe humanisteDarjeeling, Inde, 1956

 Marc Riboud 9 Marc Riboud, photographe humanisteRue des antiquaire, Pékin, Chine, 1965

Marc Riboud 8 Marc Riboud, photographe humanisteAfghanistan, 1956

Marc Riboud 6 Marc Riboud, photographe humanisteTerrasse de Prah Palilay, 1990

Marc Riboud 23 1024x684 Marc Riboud, photographe humanisteAccra, Ghana, 1960

Marc Riboud 24 1024x681 Marc Riboud, photographe humanisteNew Dehli, Inde, 1985

Marc Riboud 20 1024x683 Marc Riboud, photographe humanisteDiptyque, Winston Churchill, Angleterre, 1954 + Chou En Lai, Chine, 1965

Marc Riboud 21 Marc Riboud, photographe humanisteDiptyque, Ghana, 1960 + Pape Paul VI, 1972

Marc Riboud 19 Marc Riboud, photographe humanisteDiptyque, Naples, Italie, 1979 + Italie, 1958

Marc Riboud 18 1024x676 Marc Riboud, photographe humanisteJapon, 1958


Josef Sudek – Le monde à ma fenêtre

« Je n’aime pas beaucoup ce qui est géométrique et anguleux, trop défini, je préfère la vie des objets, et la vie des jours est bien différente de cette géométrie, elle n’a pas de certitude simplificatrice. » Josef Sudek.

Du 7 juin au 25 septembre 2016, le Jeu de Paume présente l’exposition « Josef Sudek. Le monde à ma fenêtre », qui réunit 130 œuvres couvrant l’ensemble de la carrière du photographe dans le Prague de la première moitié du XXème siècle. L’exposition se propose d’examiner comment sa photographie reflète sa relation personnelle au monde environnant, des explorations de l’intimité de son atelier et de son jardin vu de sa fenêtre aux vagabondages plus lointains qui le mènent dans les rues de Prague et à sa périphérie, notamment la nuit, en passant par ses excursions dans la campagne alentour.

La fascination durable qu’exercent sur Sudek la lumière et son absence est à l’origine de quelques-unes des photographies les plus envoûtantes du XXème siècle. Nature, architecture, rues et objets sont magnifiés par sa sensibilité et son intelligence du pouvoir de la lumière qui révèlent comment l’obscurité rend tout impénétrable.

 

JosefSudek 6 841x1024 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtreLa dernière rose – 1956 – Josef Sudek

 

JosefSudek 7 841x1024 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtreLa fenêtre de mon atelier – Vers 1940-1950 – Josef Sudek

JosefSudek 1 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtreDimanche après-midi à l’île Kolin – Vers 1922-1926 – Josef Sudek

JosefSudek 12 797x1024 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtrePortrait de mon ami Funke – 1924 – Josef Sudek

JosefSudek 9 1024x809 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtrePrague pendant la nuit – 1950 – Josef Sudek

JosefSudek 10 1024x740 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtrePrague pendant la nuit – Vers 1959-1959 – Josef Sudek

JosefSudek 11 1024x716 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtrePrague pendant la nuit – Vers 1959-1959 – Josef Sudek

JosefSudek 13 750x1024 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtreLe jardin Royal – Vers 1940-1946 – Josef Sudek

JosefSudek 14 1024x309 Josef Sudek   Le monde à ma fenêtrePaysage de Melnik – 1959 – Josef Sudek

Josef Sudek. Le monde à ma fenêtre

Dates : du 7 juin au 25 septembre 2016.

Horaires : Mardi de 11h à 21h. Du mercredi au dimanche de 11h à 19h. Fermeture le lundi, y compris les lundis fériés

Adresse : 1 place de la Concorde – 75008 Paris

Site Internet : www.jeudepaume.org

Tarif : 10 € / T.R. : 7,50 €


Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours

L’exposition consacrée à la photographe français Bettina Rheims à la Maison Européenne de la Photographie se termine le 27 mars. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de la découvrir, c’est le moment où jamais !

L’exposition s’attache à mettre lumière les obsessions de Bettina Rheims autour de son sujet de prédilection : la femme, dans tous ses états. La féminité, questionnée, exposée, magnifiée est le fil rouge entre les 180 portraits présentées sur les trois étages de la MEP.

Un petit aperçu en images…

BettinaRheims4 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Autoportrait de Valéria Golino par moi-même », avril 1991, Los Angeles

BettinaRheims6 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Breakfast with Monica Bellucci », novembre 1995, Paris

BettinaRheims5 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Close up of Karolina Kurkova », décembre 2001, Paris

BettinaRheims7 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Kristin Scott Thomas Playing with a Blond Wig », mai 2002, Paris

BettinaRheims8 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Elizabeth Berkley in a Coucou’s Nest », février 1996, Los Angeles

BettinaRheims9 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Marthe en guêpière », février 1987, Paris

BettinaRheims1 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – Josy,  Série Modern Lovers 1991

 » J’aime capter les situations de transition : des androgynes, ni filles ni garçon … j’aime leur embarras et leur audace mêlés. » – Bettina Rheims

 

BettinaRheims3 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – Charlotte Rampling en Madame Jacquot, image extraite du projet Rose c’est Paris, de Bettina Rheims et Serge Bramly, exploration de la capitale par les voies souterraines de nos fantasmes, en  hommage aux Surréalistes.

« À partir de mes images on peut se raconter des histoires, ce sont  des débuts de scénarios. » – Bettina Rheims.

BettinaRheims2 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – Catherine Deneuve, 1988

« C’est Catherine Deneuve qui m’a sollicitée, sur cette image, elle porte ses propres vêtements, j’avais l’impression qu’elle m’échappait. Plus tard c’est avec elle que je ferai mes premières photos en couleur. » – Bettina Rheims.

BettinaRheims Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers joursBettina Rheims

Bettina Rheims – Maison Européenne de la photographie

Dates : jusqu’au dimanche 27 mars 2016

Horaires : du mercredi au dimanche, de 11h à 19h45.

Adresse : 5/7 Rue de Fourcy – 75004 Paris

Site Internet : http://www.mep-fr.org/

Tarifs : 8€ (plein tarif) / 4,5€ (tarif réduit)

 

 


L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 5 : côte sud (suite)

La côte Sud de l’Islande recèle de magnifiques paysages. Parmi ceux-ci, les cascades de Seljalandfoss et Skogafoss, situées à proximité l’une de l’autre. La particularité de Seljalandfoss est qu’il est possible de passer derrière le voile d’eau  et d’en faire le tour, ce qui permet d’avoir un point de vue différent et original.

 

IMG 6413 1024x768 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 5 : côte sud (suite)© Frédéric Farrugia – Islande – Seljalandfoss

IMG 6421 768x1024 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 5 : côte sud (suite)© Frédéric Farrugia – Islande – Seljalandfoss

IMG 64241 1024x1024 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 5 : côte sud (suite)© Frédéric Farrugia – Islande – Seljalandfoss

P1060496 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 5 : côte sud (suite)© Frédéric Farrugia – Islande – Seljalandfoss

P1060510 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 5 : côte sud (suite)© Frédéric Farrugia – Islande – côte Sud

P1060541 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 5 : côte sud (suite)© Frédéric Farrugia – Islande – côte Sud

P1060563 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 5 : côte sud (suite)© Frédéric Farrugia – Islande – côte Sud

P1060592 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 5 : côte sud (suite)© Frédéric Farrugia – Islande – Skogafoss

P1060596 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 5 : côte sud (suite)© Frédéric Farrugia – Islande – Skogafoss

P1060611 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 5 : côte sud (suite)© Frédéric Farrugia – Islande – Skogafoss

P1060612 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 5 : côte sud (suite)© Frédéric Farrugia – Islande – Dyrholaey

Le cap de Dyrhólaey, petite péninsule située à côté de la ville de Vik, est l’endroit le plus méridional de l’Islande. Réserve naturelle protégée, c’est un paradis pour les oiseaux, notamment les macareux, qui viennent y nicher en mai et en juin. Dyrhólaey est ainsi également l’endroit rêvé pour les photographes animaliers à partir du mois de juillet, lorsque la réserve est réouverte. Les falaises atteignent près de 120 m de hauteur. Du haut de celles-ci s’étend un magnifique panorama donnant sur les plages de sable noir et sur les aiguilles de lave noire du Reynisdrangar.

P1060643 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 5 : côte sud (suite)© Frédéric Farrugia – Islande – Dyrholaey

P1060661 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 5 : côte sud (suite)© Frédéric Farrugia – Islande – côte Sud

 


L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 4 : côte sud

Notre tour de l’Islande se poursuit sur les traces de Frédéric Farrugia : aujourd’hui, la côte Sud et ses magnifiques paysages de montagnes, de cascades et de lacs glaciaires.

 

P1060676 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 4 : côte sud© Frédéric Farrugia – Islande – côte Sud

P1060682 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 4 : côte sud© Frédéric Farrugia – Svartifoss

La cascade de Svartifoss (« cascade noire ») est située dans le parc national de Skaftafell. La renommée de cette chute est due aux magnifiques formations d’orgues basaltiques qui l’entourent. Ces orgues sont constitués à partir de torrents de lave qui se sont cristallisés en se refroidissant très lentement.

P1060685 576x1024 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 4 : côte sud© Frédéric Farrugia – Svartifoss

P1060692 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 4 : côte sud© Frédéric Farrugia – paysage de la côte Sud avec les étendues de lupins au premier plan

P1060693 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 4 : côte sud© Frédéric Farrugia – paysage de la côte Sud

P1060716 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 4 : côte sud© Frédéric Farrugia – Jökulsárlón

Le Jökulsárlón (qui signifie littéralement « lagune du glacier ») est le plus connu et le plus grand des lacs proglaciaires en Islande. Apparu entre 1934 et 1935, il mesure actuellement environ 18 km2 de superficie et 260 mètres de profondeur au maximum. Il s’agit ainsi du lac le plus profond du pays. Il est constitué à partir des icebergs qui se détachent du front du glacier et s’accumulent dans le lagon. Ceux-ci ont des reflets bleus ou verts selon la compression de la glace et sont striés de cendres noires, vestiges des éruptions fréquentes en Islande.

P1060773 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 4 : côte sud© Frédéric Farrugia – Kirkjubæjarklaustur

 


L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 3 : Geysir et Thingvellir

Situé à environ 60 km à l’est de Reykjavik et à 120 m d’altitude, le site de Geysir, entouré d’une végétation fleurie, abrite de nombreux phénomènes géothermiques : geysers, sources chaudes, solfatares, fumerolles, mares bouillonnantes, etc. Son nom vient du verbe islandais gjósa signifiant « jaillir ».

 

 

IMG 8004 1024x768 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 3 : Geysir et Thingvellir© Frédéric Farrugia – Geysir

Le geyser de Strokkur est plus spectaculaire car il entre en éruption toutes les 8 à 10 minutes. Il propulse une puissante colonne de vapeur pouvant grimper jusqu’à 20-25 m de haut. Au moment de jaillir, une belle bulle bleu turquoise se forme au sommet de la colonne d’eau. Aucun autre geyser ne présente cette particularité.

P1080207 1024x768 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 3 : Geysir et Thingvellir© Frédéric Farrugia – Geysir – geyser de Strokkur

P1080157 576x1024 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 3 : Geysir et Thingvellir© Frédéric Farrugia – Geysir – geyser de Strokkur

P1080202 576x1024 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 3 : Geysir et Thingvellir© Frédéric Farrugia – Geysir

P1080132 1024x576 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 3 : Geysir et Thingvellir© Frédéric Farrugia – Geysir

P1080195 1024x576 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 3 : Geysir et Thingvellir© Frédéric Farrugia – Geysir

P1080209 1024x768 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 3 : Geysir et Thingvellir© Frédéric Farrugia – Geysir

P1080257 1024x576 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 3 : Geysir et Thingvellir© Frédéric Farrugia – Parc national de Thingvellir

Le parc national de Thingvellir, tout proche de Geysir, abrite le plus grand lac du pays, Thingvallavatn. Celui-ci mesure plus de 80 km² et sa profondeur est de 115 m.

P1080259 1024x576 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 3 : Geysir et Thingvellir© Frédéric Farrugia – Parc national de Thingvellir

 

 


L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 2 : le Landmannalaugar

Nous poursuivons notre découverte de l’Islande sur les traces de Frédéric Farrugia qui nous entraîne cette fois au Landmannalaugar, littéralement « les bains chauds des gens du pays ».

Le massif du Landmannalaugar est l’une des régions phares de l’Islande pour les amateurs de trekking… et de photographie. Car elle offre des paysages extraordinaires et des contrastes de couleurs impressionnants : l’activité volcanique a donné naissance à des cratères rougeâtres, des montagnes de rhyolite, des vallons et des champs de cendre sur lesquels se dépose la neige et qui côtoient des lacs d’un bleu profond.

 

IMG 7688 1024x768 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 2 : le Landmannalaugar© Frédéric Farrugia

IMG 7694 1024x768 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 2 : le Landmannalaugar© Frédéric Farrugia

IMG 7738 1024x768 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 2 : le Landmannalaugar© Frédéric Farrugia

P1070906 1024x576 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 2 : le Landmannalaugar© Frédéric Farrugia

P1070860 1024x576 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 2 : le Landmannalaugar© Frédéric Farrugia

P1070866 1024x576 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 2 : le Landmannalaugar© Frédéric Farrugia

P1070923 1024x576 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 2 : le Landmannalaugar© Frédéric Farrugia

IMG 7614 1024x768 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 2 : le Landmannalaugar© Frédéric Farrugia

P1070941 768x1024 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 2 : le Landmannalaugar© Frédéric Farrugia

P1070961 1024x768 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 2 : le Landmannalaugar© Frédéric Farrugia

P1080016 1024x576 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 2 : le Landmannalaugar© Frédéric Farrugia

P1080074 1024x576 L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 2 : le Landmannalaugar© Frédéric Farrugia

 


L’Islande de Frédéric Farrugia – Partie 1 : le Blue Lagoon

Au cours de l’été 2015, Frédéric Farrugia a parcouru l’Islande du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Durant tout l’hiver, nous vous faisons découvrir ses plus belles images. Avis aux amateurs de paysages sauvages et oniriques !

Première étape, le Lagon bleu ou Blue Lagoon (Bláa Lónið en islandais) : il s’agit d’une station thermale située dans le sud-ouest de l’Islande, à quarante minutes de la capitale Reykjavik. Le lac artificiel est créé par le surplus des eaux de captage de la centrale Svartsengi qui alimente Grindavik en eau chaude et chauffage. L’eau puisée à 2 km de profondeur et chauffée par le magma à 240°C, arrive par canalisations à la surface à 70°C. Cette eau est naturellement riche en sels et chargée de silice en suspension qui lui donne cette couleur incroyablement bleue même par mauvais temps.

 

IMG 6357 1024x768 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 1 : le Blue Lagoon© Frédéric Farrugia

IMG 8202 1024x768 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 1 : le Blue Lagoon© Frédéric Farrugia

P1060466 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 1 : le Blue Lagoon© Frédéric Farrugia

P1060472 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 1 : le Blue Lagoon© Frédéric Farrugia

P1060473 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 1 : le Blue Lagoon© Frédéric Farrugia

P1060476 1024x576 LIslande de Frédéric Farrugia   Partie 1 : le Blue Lagoon© Frédéric Farrugia

 

 


Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de l’Amérique latine

Du 23 septembre au 12 décembre 2015, la Maison de l’Amérique latine présente la première exposition en France dédiée à Lola Álvarez Bravo (1903-1993), l’une des plus intéressantes photographes mexicaines du XXe siècle. Elle fut une figure-clé de la renaissance artistique qui a suivi la Révolution mexicaine de 1910, tout comme Tina Modotti, Frida Kahlo, Diego Rivera et Manuel Álvarez Bravo, qu’elle épouse en 1928 et avec lequel elle vivra jusqu’en 1934.

Elle consacre pour l’essentiel sa carrière professionnelle au travail documentaire, collaborant notamment avec des agences du gouvernement mexicain, à une époque où peu de femmes peuvent prétendre exercer une activité qui requiert autant de personnalité que d’indépendance.

Également portraitiste, elle photographie des peintres de renom pour le fonds de l’Instituto Nacional de Bellas Artes, et plus largement des figures du monde de l’art et de la culture mexicain. Elle enseigne à l’Académie San Carlos, crée un atelier de photographie et fonde la Galería de Arte Contemporáneo : elle y organisera la seule exposition personnelle jamais consacrée à Frida Kahlo de son vivant. Entre les années 1920 et 1980, elle construit une œuvre photographique dont on mesure aujourd’hui toute la qualité et l’intérêt.

Lola Alvarez Bravo 788x1024 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo – Enfant étrange – 1950

L’œuvre et le style de Lola Álvarez Bravo

Si elle est inspirée dans ses premiers travaux par le style formaliste d’Edward Weston et de Tina Modotti, mais aussi par l’approche poétique de Manuel Álvarez Bravo, ses photographies les plus emblématiques représentent des scènes de la vie quotidienne mexicaine, en milieu urbain et rural, et font écho au réalisme nationaliste et à l’indigenismo de ses plus proches amis dans le monde de la peinture comme Diego Rivera.

Elle se livre également à l’expérimentation de techniques telles que le photomontage et la photographie murale. Elle utilise la photographie comme outil documentaire, mais celle-ci est aussi pour elle un moyen de donner une dignité aux personnages capturés à travers son objectif.

Comme le souligne James Oles, commissaire de l’exposition, « il est difficile de synthétiser le travail de tout photographe, on peut cependant affirmer que Lola s’est attachée à prendre sur le vif les instants de la vie au jour le jour, dans la rue, aussi bien à Mexico que dans les provinces mexicaines. Ses meilleures images nous montrent des personnages de la ville et des paysans, saisis au moment où ils travaillent, jouent ou se détendent. Lola capturait des moments de grande tendresse, mais elle s’intéressait aussi la violence et à la souffrance, des thèmes qu’elle abordait à travers une distance empathique ».

Lola Álvarez Bravo. Photographies / Mexique

Dates : du 23 septembre au 12 décembre 2015.

Horaires : du lundi au vendredi : 10h > 20h / Samedi : 14h > 18h. Fermé les jours fériés.

Adresse : 217, bd Saint-Germain – 75007 Paris

Site Internet : http://mal217.org/expositions/

Accès libre.

Lola Alvarez Bravo3 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo – Pêcheurs de requins (Acapulco) – 1950

Lola Alvarez Bravo2 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo – Dans sa propre prison – 1950

Lola Alvarez Bravo4 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo - Ruth Rivera Martin – 1950

Frida Kahlo by Lola Alvarez Bravo2 785x1024 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo – Frida Kahlo, s.d.

1946 julio castellanos lola alvarez bravo 613x1024 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo – Julio Castellanos, 1946

Lola Alvarez Bravo5 Lola Álvarez Bravo : exposition à la Maison de lAmérique latine© Lola Álvarez Bravo – Les pique-assiettes, 1955