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Infos stages et cours de photographie. Actualité et conseils pour de plus belles photos.

Le blog cours-photographie.fr vous donne des conseils artistiques et techniques pour réaliser de plus belles photos et vivre votre passion. Ce blog est édité par la société MonCoursPhoto, qui vous propose des cours et stages de photographie sur Paris

Archives pour la catégorie ‘Photographes & rencontres’

Photos sur le vif à Saint-Pétersbourg

Natif de Saint-Pétersbourg, Alexander Petrosyan connaît chaque recoin de sa ville, et il nous les fait découvrir ainsi que ses habitants à travers ses séries de clichés pris sur le vif. Paysages urbains poétiques, scènes de rue, portraits colorés, chaque photographie raconte une histoire particulière et nous plonge dans une ambiance différente.

 

Alexander Petrosyan4 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Selon Petrosyan, spécialiste de « l’instant décisif », « Rien n’est prévisible. Parfois, on prend la photo juste au bon moment, mais souvent, ce que l’on attend ne se produit que des années plus tard. »

 

Alexander Petrosyan11 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Travaillant comme photojournaliste pour le journal russe Kommersant ainsi que pour National Geographic et Newsweek, Alexander Petrosyan a toujours son appareil photo sur lui (ainsi qu’une batterie de rechange au cas où la première se décharge plus vite que prévu à cause du froid).

D’après lui, « La manière dont on perçoit une photo est liée à différents facteurs. Mais si la photo est prise avec une certaine énergie, celui qui la verra le sentira, quelle que soit son origine et sa culture. D’un autre côté, il est certainement possible d’être libre, impartial et de tenter d’offrir une vision neutre, mais une telle photo ne touchera pas celui qui la regarde. »

 

Alexander Petrosyan7 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Petrosyan se compare à un pêcheur qui surveille la scène patiemment, en sachant que certains jours ne donneront aucun résultat malgré le travail fourni, tandis qu’à d’autres moments, les photos viendront d’elles-mêmes. Selon lui, l’appareil photo n’est qu’un outil qui ne doit jamais faire obstacle ni irriter le photographe à cause de ses imperfections. « Regarder et analyser est bien plus important. Et rien ne vaut une pratique constante », indique-t-il.

« La chose la plus difficile est de ne pas se répéter. Défaites-vous de votre style et de vos habitudes, actualisez votre façon de penser et recherchez toujours le changement. (…) Il est toujours possible de s’améliorer, même lorsque vous pensez avoir atteint la perfection ».

 

Alexander Petrosyan5 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan9 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan8 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan10 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan23 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan22 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan21 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan20 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan19 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan18 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan17 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan16 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan15 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan14 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan13 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

Alexander Petrosyan1 Photos sur le vif à Saint Pétersbourg

 

 

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Les danseurs urbains de Vitaly Sokolovsky

Dans sa série « Dance Petersburg« , le photographe russe Vitaly Sokolovsky fait le portrait de danseurs dans des situations de la vie quotidienne à Saint Petersbourg, sa ville natale. Le  résultat est à la fois drôle et rafraîchissant !

 

Vitaly Sokolovsky 1 Les danseurs urbains de Vitaly Sokolovsky

Vitaly Sokolovsky 3 Les danseurs urbains de Vitaly Sokolovsky

Vitaly Sokolovsky 2 Les danseurs urbains de Vitaly Sokolovsky

Vitaly Sokolovsky 5 Les danseurs urbains de Vitaly Sokolovsky

Vitaly Sokolovsky 6 Les danseurs urbains de Vitaly Sokolovsky

Vitaly Sokolovsky 7 Les danseurs urbains de Vitaly Sokolovsky

Vitaly Sokolovsky 8 Les danseurs urbains de Vitaly Sokolovsky

Vitaly Sokolovsky 4 Les danseurs urbains de Vitaly Sokolovsky

Vitaly Sokolovsky 9 Les danseurs urbains de Vitaly Sokolovsky

Vitaly Sokolovsky 10 Les danseurs urbains de Vitaly Sokolovsky

Vitaly Sokolovsky 11 Les danseurs urbains de Vitaly Sokolovsky

Vitaly Sokolovsky 12 Les danseurs urbains de Vitaly Sokolovsky

 

 

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« On the table » : la série de photos de Mihail Onaca qui réchauffe !

Mihail Onaca est originaire de Transylvanie. Il utilise la photographie en tant que medium pour capturer les espaces, les visages et les endroits qui ont une histoire à nous raconter. Attentif aux détails et à la géométrie, il est en recherche constante de moments beaux et étonnants.

Dans sa série « On the table« , il a saisi les dispositions des tables des cafés où il s’est rendu pendant deux ans dans sa région. Des mises en scène poétiques où l’on retrouve toute la chaleur d’un moment destiné à profiter d’une boisson chaude, d’un gâteau ou d’un repas.

Une série qui nous réchauffera, en plein cœur de l’hiver !

 

MihailOnaca11 On the table : la série de photos de Mihail Onaca qui réchauffe !

MihailOnaca10 On the table : la série de photos de Mihail Onaca qui réchauffe !

MihailOnaca1 On the table : la série de photos de Mihail Onaca qui réchauffe !

MihailOnaca4 On the table : la série de photos de Mihail Onaca qui réchauffe !

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MihailOnaca2 On the table : la série de photos de Mihail Onaca qui réchauffe !

MihailOnaca3 On the table : la série de photos de Mihail Onaca qui réchauffe !

MihailOnaca6 On the table : la série de photos de Mihail Onaca qui réchauffe !

 

 

 


Magnifiques photos du lac Baïkal gelé

La photographe russe Kristina Makeeva s’est récemment rendue en Sibérie pour photographier le lac Baïkal gelé. Elle en a rapporté de magnifiques clichés.

Le lac Baïkal constitue la plus grande réserve d’eau douce liquide à la surface de la Terre. La transparence de ses eaux est unique et la visibilité parfaite jusqu’à 40 mètres de profondeur. L’épaisseur de la surface gelée peut atteindre 1,5-2 mètres. Il est parfois surnommé la « Perle de Sibérie ».

frozen lac baikal 1 806x1024 Magnifiques photos du lac Baïkal gelé

frozen lac baikal 2 962x1024 Magnifiques photos du lac Baïkal gelé

frozen lac baikal 4 819x1024 Magnifiques photos du lac Baïkal gelé

frozen lac baikal 5 819x1024 Magnifiques photos du lac Baïkal gelé

frozen lac baikal 7 828x1024 Magnifiques photos du lac Baïkal gelé

frozen lac baikal 8 819x1024 Magnifiques photos du lac Baïkal gelé

frozen lac baikal 9 1024x1024 Magnifiques photos du lac Baïkal gelé

frozen lac baikal 10 1024x999 Magnifiques photos du lac Baïkal gelé

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frozen lac baikal 13 1024x682 Magnifiques photos du lac Baïkal gelé

frozen lac baikal 14 Magnifiques photos du lac Baïkal gelé

 


Les éleveurs de rennes des monts Altaï, par Joel Santos

Le photographe portugais Joel Santos s’est récemment rendu dans le nord de la Mongolie pour photographier les Tsaatan, un peuple de nomades d’origine turque qui vivent dans des conditions extrêmes en compagnie de leurs rennes. « Tsaa » signifie « renne » en tsaatan : les Tsaatans sont « ceux qui vivent avec les rennes ».

Joel Santos est né en 1978 à Lisbonne. Il se consacre à la photographie depuis 15 ans et travaille pour des magasines de photographie, de voyages et d’entreprises du monde entier. Son œuvre a également été exposée dans plusieurs pays et il a remporté de nombreuses récompenses au Portugal et à l’étranger, dont le Premier prix du Travel Photographer of the Year 2016.

Voici un petit aperçu de cette magnifique série de portraits aux allures de conte féérique :

 

JoelSantos13 Les éleveurs de rennes des monts Altaï, par Joel Santos

JoelSantos1 Les éleveurs de rennes des monts Altaï, par Joel Santos

JoelSantos2 Les éleveurs de rennes des monts Altaï, par Joel Santos

JoelSantos6 Les éleveurs de rennes des monts Altaï, par Joel Santos

JoelSantos3 Les éleveurs de rennes des monts Altaï, par Joel Santos

JoelSantos9 Les éleveurs de rennes des monts Altaï, par Joel Santos

JoelSantos7 Les éleveurs de rennes des monts Altaï, par Joel Santos

JoelSantos8 Les éleveurs de rennes des monts Altaï, par Joel Santos

JoelSantos4 Les éleveurs de rennes des monts Altaï, par Joel Santos

JoelSantos12 Les éleveurs de rennes des monts Altaï, par Joel Santos

JoelSantos10 Les éleveurs de rennes des monts Altaï, par Joel Santos

JoelSantos11 Les éleveurs de rennes des monts Altaï, par Joel Santos


Les paysages urbains de Nikola Olic

Nikola Olic est un photographe américain qui vit et travaille à Dallas, au Texas. Spécialisé dans la photographie de paysages urbains, il associe formes et reflets, mobilier urbain et bâtiments et crée de véritables illusions d’optiques : des images fantaisistes, sans dimensions et qui laissent le spectateur totalement désorienté. Ses photos ont été exposées dans plusieurs galeries, festivals, musées, magasines, journaux et sites Internet du monde entier.

 

windy 1024x684 Les paysages urbains de Nikola Olic

woodenwaves Les paysages urbains de Nikola Olic

weirdroof Les paysages urbains de Nikola Olic

steps Les paysages urbains de Nikola Olic

squares Les paysages urbains de Nikola Olic

smokingbuilding Les paysages urbains de Nikola Olic

sky 1024x751 Les paysages urbains de Nikola Olic

rollingbuilding 736x1024 Les paysages urbains de Nikola Olic

spotlight Les paysages urbains de Nikola Olic

pool Les paysages urbains de Nikola Olic

reflection Les paysages urbains de Nikola Olic

paralysis Les paysages urbains de Nikola Olic

missing Les paysages urbains de Nikola Olic

person Les paysages urbains de Nikola Olic

horse Les paysages urbains de Nikola Olic

groundzero 1024x765 Les paysages urbains de Nikola Olic

curtain Les paysages urbains de Nikola Olic

bronze Les paysages urbains de Nikola Olic

moontennis Les paysages urbains de Nikola Olic


Les danseurs d’Omar Robles à Mexico

Originaire de Porto Rico, Omar Z Robles est photographe documentaire et de danse. Diplômé de l’école internationale de mimodrame Marcel Marceau de Paris en 2004, il a découvert la photographie en 2006. Tout comme le mime, elle lui permettait de raconter des histoires sans mots.

Devenu photographe professionnel en 2007, il a d’abord exercé en tant que photojournaliste. En 2013, il s’est installé à New York et a commencé à travailler sur des séries de portraits de danseurs. À New York, Cuba et récemment à Mexico, il a souhaité immortaliser des danseurs locaux dans des décors inhabituels. L’idée était de montrer un monde alternatif dans lequel il est possible de bouger et de se déplacer dans des espaces urbains sans peur et en dehors des normes sociales qui, très souvent, entravent et conditionnent nos comportements. Le fait de juxtaposer les corps stylisés des danseurs et les formes urbaines irrégulières permet de créer un équilibre dramatique.

Voici un aperçu de sa toute dernière série, lumineuse et colorée, à Mexico.

 

Omar Robles1 819x1024 Les danseurs dOmar Robles à MexicoIratxe Beorlegui | Fujifilm X-T2 + XF 56mm

Omar Robles10 819x1024 Les danseurs dOmar Robles à MexicoMaria Fernanda Cervantes

 

 

Omar Robles2 819x1024 Les danseurs dOmar Robles à Mexico

Omar Robles12 819x1024 Les danseurs dOmar Robles à Mexico

Omar Robles18 Les danseurs dOmar Robles à MexicoGreta Elizondo | Fujifilm X-T2 + XF 56mm

Omar Robles15 Les danseurs dOmar Robles à MexicoEdith Luna & Maria Fernanda Cervantes | Fujifilm X-T2 + XF 56mm

Omar Robles7 819x1024 Les danseurs dOmar Robles à MexicoMayuko Nihei | Fujifilm X-T2 + XF 16mm

Omar Robles6 819x1024 Les danseurs dOmar Robles à MexicoAllie Gee | Fujifilm X-T2 + XF 56mm

Omar Robles5 819x1024 Les danseurs dOmar Robles à MexicoGreta Elizondo | Fujifilm X-T2 + XF 90mm

Omar Robles3 819x1024 Les danseurs dOmar Robles à MexicoJulio Morel | Fujifilm X-T2 + XF 56mm

Omar Robles11 819x1024 Les danseurs dOmar Robles à Mexico

Omar Robles4 819x1024 Les danseurs dOmar Robles à MexicoAndrea Salazar | Fujifilm X-T2 + XF 56mm

Omar Robles19 Les danseurs dOmar Robles à MexicoJulio Morel | Fujifilm X-T2 + XF 90mm

 


#le_baiser sur les murs de Paris

Street artist adepte du video-mapping, Julien Nonnon illumine les murs de Paris avec un projet aussi étonnant que poétique : #le_baiser. S’inspirant d’une phrase du poète Alfred de Musset (“Le seul vrai langage au monde est un baiser”), il a ainsi projeté sur les murs de Paris une centaine de vidéos de couples s’embrassant.

Avec ce projet, celui qui a appris à « relever la tête dans les rues de Paris » grâce à son art, voudrait que tous les Parisiens se réapproprient leur ville avec amour. Et quoi de plus beau pour cela qu’un baiser impudique sous le ciel de Paris ?

 

julien nonnon 1 #le baiser sur les murs de Paris

julien nonnon 2 #le baiser sur les murs de Paris

julien nonnon 10 #le baiser sur les murs de Paris

julien nonnon 12 #le baiser sur les murs de Paris

julien nonnon 15 #le baiser sur les murs de Paris

julien nonnon 13 #le baiser sur les murs de Paris

julien nonnon 9 #le baiser sur les murs de Paris

julien nonnon 5 #le baiser sur les murs de Paris

julien nonnon 4 #le baiser sur les murs de Paris

julien nonnon 3 #le baiser sur les murs de Paris

julien nonnon 11 #le baiser sur les murs de Paris

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julien nonnon 6 #le baiser sur les murs de Paris

 


Photographier les Jeux Paralympiques – Interview de Yonathan Kellerman

Yonathan Kellerman est l’un des photographes de Mon Cours Photo dont vous avez peut-être déjà suivi les cours à Paris. Au-delà de son activité de prof, il est photographe freelance spécialiste de la photo de sport. C’est à ce titre qu’il est parti cette année à Rio pour photographier les XVes Jeux paralympiques d’été qui se sont déroulés du 7 au 18 septembre dernier. À son retour, il nous parle de son expérience à Rio.

 

RIO2016 14 1024x682 Photographier les Jeux Paralympiques   Interview de Yonathan Kellerman

 

MCP : Peux-tu nous expliquer comment t’es venue l’envie de photographier les Jeux paralympiques, et quel était ton objectif en allant à Rio ?

YK : Ce sont mes deuxièmes Jeux paralympiques en tant que photographe, et, avant cela, j’avais assisté à 3 Jeux olympiques en tant que spectateur. Mes premiers JO ont été ceux de Sydney, en 2000. L’année coïncidait avec la fin de mes études, et je rêvais d’y aller depuis mes 16-17 ans. Ensuite, j’ai assisté aux JO d’Athènes, en 2004, puis de Londres, en 2012.

À Londres, une grosse campagne était organisée sur les Jeux paralympiques qui avaient lieu après les JO. Je pensais que c’était la bonne occasion d’aborder un événement sportif de cette envergure, d’autant plus que les accréditations n’étaient pas encore trop difficiles à obtenir.

Ça a été une très belle expérience. Je me suis beaucoup concentré sur l’athlétisme à Londres et j’ai mis l’accent sur l’esthétisme des photos, en jouant notamment sur le flou et le mouvement.

À Rio, je voulais aller plus loin. Je voulais couvrir plus de sports et aller au delà de ma spécialité qui est l’athlétisme. J’avais aussi envie d’aller au-delà de l’esthétisme et essayer de montrer plus d’émotions, en me rapprochant ainsi du type de photos que l’on peut trouver dans la presse.

 

RIO2016 01 1024x681 Photographier les Jeux Paralympiques   Interview de Yonathan Kellerman

RIO2016 02 681x1024 Photographier les Jeux Paralympiques   Interview de Yonathan Kellerman

MCP : Quels sports as-tu photographié à Rio cette année ?

YK : En plus de l’athlé, j’ai découvert le tennis de table et le volleyball assis, que je n’avais jamais photographié auparavant. Et puis j’ai suivi le rugby en fauteuil, le basket en fauteuil, le tennis en fauteuil, le cécifoot (sorte de football pour déficients visuels, avec un ballon sonore), et un peu plus de cyclisme et de judo qu’à Londres.

J’aurais aimé découvrir davantage de sports, notamment l’aviron et le cyclisme sur route, mais, du point de vue logistique, c’était compliqué car les moyens de transport étaient limités et les lieux éloignés les uns des autres. Je me suis concentré sur les disciplines à l’intérieur du parc olympique.

 RIO2016 03 1024x681 Photographier les Jeux Paralympiques   Interview de Yonathan Kellerman

 

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MCP : À quoi ressemblaient tes journées ?

YK : Je m’organisais de manière à essayer de photographier le plus de sports dans la journée. Je regardais le tableau des horaires et des lieux des différentes disciplines et je planifiais mes journées en conséquence, en tenant compte du temps de transport. Je voulais aussi voir certains sportifs en particulier, notamment des athlètes que je connaissais déjà de Londres.

RIO2016 11 1024x682 Photographier les Jeux Paralympiques   Interview de Yonathan Kellerman

En général, j’allais voir un ou deux sports collectifs le matin, et l’athlétisme en fin de journée, car le stade d’athlétisme était très éloigné des autres lieux et il fallait environ une heure de plus pour y aller. Il fallait compter le temps de sortir d’un lieu et d’entrer à travers le checkpoint d’un autre où les scanners étaient systématiques. Donc, je gardais l’athlé pour la fin de la journée. Je commençais à trier mes photos dans les transports sur le retour, et je terminais une première sélection de 30 photos chez moi. Je revenais avec 3000 photos environ en fin de journée, et ça, après en avoir éliminé plusieurs centaines déjà dans le boîtier. Mon collègue finissait sa journée avec une caïpirinha sur la plage en face de notre appart… Avec 5 heures de sommeil par jour pendant 11 jours d’affilée, je préférais me mettre direct au tri et à la retouche avec la pizza ou l’omelette à côté de l’ordi, avant de me coucher direct après une douche bien méritée !

 RIO2016 05 1024x682 Photographier les Jeux Paralympiques   Interview de Yonathan Kellerman

 

MCP : Avec quel matériel as-tu photographié ?

YK : Je suis parti avec le D4 de Nikon et j’ai emprunté le D5 sur place. Sur des événements de ce type, les services pros de Canon et Nikon sont présents sur place et prêtent du matériel.

Il est indispensable d’avoir deux boîtiers avec deux focales à disposition en permanence sur des événements comme ça pour pouvoir réagir lorsque les athlètes bougent et se rapprochent de toi par exemple. Au niveau des focales, j’avais un 24-70 que je n’ai pas trop utilisé, un 16-35 pour les plans larges de stade par exemple, un 70-200 que j’ai utilisé pour le basket et le rugby fauteuil. J’ai aussi emprunté des optiques plus précises (et plus chères !) à Nikon : un 200-400 mm (f. 4), un 500 et un 600 mm f/4 qui sont devenues mes armes principales.

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MCP : Quelles ont été les difficultés, les contraintes auxquelles tu as dû faire face ?

YK : Les JO ont « emprunté » une partie du budget des paras, malheureusement. Cela a engendré un paquet de contraintes logistiques. Cela s’est ressenti au niveau des transports notamment, qui ne circulaient guère plus d’une fois par heure. Il y avait aussi moins de personnel, et des points d’accès plus limités aux stades ou aux gymnases, qui nécessitaient souvent d’en faire le tour avant de pouvoir y entrer. Tout cela a fait que le temps était extrêmement serré, et il fallait parfaitement calculer son timing pour arriver à l’heure aux épreuves auxquelles on voulait assister.

Il fallait aussi être très vigilant avec son matos. Il y a eu plusieurs vols à Rio, et donc on prenait des dispositions supplémentaires qu’on n’avait pas l’habitude de prendre, comme éviter certains transports publics, par exemple, ou verrouiller sa valise photo à la plateforme d’où on photographiait.

RIO2016 12 1024x682 Photographier les Jeux Paralympiques   Interview de Yonathan Kellerman

Une autre difficulté était le fait de ne pas être rattaché à une fédération ou à un organisme. Je suis parti en freelance et j’avais envie de photographier le plus de sports possible, j’étais donc plus dispersé. Lorsque l’on travaille pour une fédération ou pour un pays, notre travail est plus focalisé.

Les sports collectifs sont, comme d’habitude, toujours aussi difficiles à photographier. Il y a beaucoup plus de déchets car les actions sont largement plus imprévisibles qu’en athlétisme par exemple. Tu peux être à un bout du terrain alors que l’action se passe à l’autre bout, et alors c’est raté pour toi. J’aurais aimé obtenir des images plus saisissantes de ces sports. Le luxe en athlétisme, c’est que si tu connais les athlètes, souvent, tu sais ce qui va se passer, c’est beaucoup plus facile à gérer.

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MCP : Qu’as-tu appris à Rio, que retiens-tu ?

YK : Je suis content d’être revenu avec quelque chose de différent de Londres. J’ai appris à guetter certains moments, notamment les moments d’émotions dans différents sports.

J’ai aussi appris à mieux connaître les qualités de certaines optiques et en découvrir des nouvelles, et mieux utiliser un boîtier que je connaissais pourtant déjà très bien (le D4) et en apprivoiser un nouveau (le D5). Il existe plein d’options possibles (notamment dans la mise au point) que j’ai pu approfondir. Je suis content de cet apprentissage technique plus poussé.

Néanmoins, j’ai préféré le reportage que j’avais fait à Londres. Je le trouve généralement plus impressionnant que celui de Rio, même s’il est moins complet. Je voulais des photos qui rendent compte des émotions plutôt que des photos très esthétiques. Mais j’ai manqué d’un peu d’anticipation pour certains moments. Il y avait aussi  la fatigue. C’est un peu frustrant, mais je me dis que c’est une partie intégrante de la photo sportive, on ne peut jamais tout faire ou capter, peu importe son niveau.

 RIO2016 13 682x1024 Photographier les Jeux Paralympiques   Interview de Yonathan Kellerman

 

MCP : Quel est ton objectif maintenant, à partir de ces photos ?

YK : Mon but, en photographiant le handisport, est de montrer qu’il s’agit avant tout d’athlètes de haut niveau, et de leur donner la visibilité qu’ils méritent. D’aller au delà du sentiment de pitié et d’être émerveillé par leur capacités au lieu de se morfondre devant leur handicap.

L’objectif est d’organiser une expo photo d’ici la fin de l’année avec des organismes de la ville de Paris. Nous sommes en discussion, affaire à suivre !

Je vais aussi mettre en avant ces photos sur mon site Internet et les réseaux sociaux. Il arrive que les sportifs les voient et veuillent les acheter. C’est ce qui est arrivé pour l’une de mes photos de Rio, un portrait d’une athlète australienne. J’en suis content car c’est l’une de mes photos préférées, et c’est arrivé le jour où je me suis fait voler mon téléphone portable. Ça a été la bonne nouvelle de ma journée !

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Retrouvez la galerie de photos de Rio de Yonathan Kellerman sur : www.ykellerman.com/rio2016

 

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Marc Riboud, photographe humaniste

« La photographie ne doit pas chercher à convaincre. Elle ne peut pas changer le monde, mais elle peut montrer le monde surtout quand il change. » Marc Riboud.

Marc Riboud 26 1024x682 Marc Riboud, photographe humaniste Washington, États-Unis, 1967

Le photographe français Marc Riboud est décédé le 30 août dernier à l’âge de 93 ans. Ancien membre de Magnum, grande figure de la photographie humaniste, il est également l’un des premiers grands photographes voyageurs. Il se définissait cependant avant tout comme un flâneur : « Je ne suis pas un globe-trotter. Mais un flâneur qui aime photographier le plus intensément possible la vie la plus intense. »

Ses flâneries l’ont emmené dans le monde entier, et notamment en Asie, où il a fait de longs séjours : Chine, Vietnam, Inde, Tibet, mais également Ghana, Nigeria, Cuba… Ce désir de voyage, c’est peut-être son père qui le lui a transmis suite à son tour du monde réalisé en 1910 et dont le récit a profondément marqué Marc Riboud dès son enfance : un journal « que j’ai lu et relu et qui, plus que Jules Verne, a nourri mon imagination et m’a donné envie de courir le monde ».

Marc Riboud 2 Marc Riboud, photographe humanisteLa Cité Interdite, Pékin, Chine, 1957

Pendant près de cinq décennies, Marc Riboud a accompagné les mutations du monde contemporain, des luttes pour l’indépendance nationale des années 1950 et 1960 aux conflits liés à la guerre froide, à l’avènement d’une Chine nouvelle au début du XXIème siècle et plus récemment, à la campagne présidentielle de Barack Obama, en 2008.

Marc Riboud 25 1024x682 Marc Riboud, photographe humanisteAlger, Algérie, 1962

Pourtant, sa photographie ne recherche ni le spectaculaire ni l’événement hors du commun. Elle vise plutôt à tisser des liens, déjouer des interdits, vaincre une certaine timidité. Cinquième né d’une famille de sept enfants de la bourgeoisie lyonnaise, Marc Riboud se décrit lui-même comme un enfant « timide et taciturne ». À 14 ans, son père lui donne un petit Vest Pocket Kodak, son premier appareil-photo. C’est ainsi qu’il commence à photographier. En 1944, il participe aux combats dans le Vercors. De 1945 à 1948, il fait des études d’ingénieur à l’École centrale de Lyon et travaille en usine, puis il décide de se consacrer à la photographie. En 1953, il obtient sa première publication dans le magazine Life pour sa photographie d’un peintre de la tour Eiffel. Sur l’invitation d’Henri Cartier-Bresson et de Robert Capa, il rentre à l’agence Magnum.

Aujourd’hui, de nombreux musées et galeries exposent son travail à Paris, New York, Shanghai, Tokyo, etc. Il a reçu plusieurs récompenses dont deux prix de l’Overseas Press Club, l’ICP Infinity Award, et le prix Nadar pour son livre Vers l’Orient.

Marc Riboud 16 1024x682 Marc Riboud, photographe humanisteAngkor, Cambodge, 1990

Marc Riboud 10 Marc Riboud, photographe humanisteLes petites filles, Pékin, Chine, 1957

Marc Riboud 7 Marc Riboud, photographe humanisteDarjeeling, Inde, 1956

 Marc Riboud 9 Marc Riboud, photographe humanisteRue des antiquaire, Pékin, Chine, 1965

Marc Riboud 8 Marc Riboud, photographe humanisteAfghanistan, 1956

Marc Riboud 6 Marc Riboud, photographe humanisteTerrasse de Prah Palilay, 1990

Marc Riboud 23 1024x684 Marc Riboud, photographe humanisteAccra, Ghana, 1960

Marc Riboud 24 1024x681 Marc Riboud, photographe humanisteNew Dehli, Inde, 1985

Marc Riboud 20 1024x683 Marc Riboud, photographe humanisteDiptyque, Winston Churchill, Angleterre, 1954 + Chou En Lai, Chine, 1965

Marc Riboud 21 Marc Riboud, photographe humanisteDiptyque, Ghana, 1960 + Pape Paul VI, 1972

Marc Riboud 19 Marc Riboud, photographe humanisteDiptyque, Naples, Italie, 1979 + Italie, 1958

Marc Riboud 18 1024x676 Marc Riboud, photographe humanisteJapon, 1958