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Infos stages et cours de photographie. Actualité et conseils pour de plus belles photos.

Le blog cours-photographie.fr vous donne des conseils artistiques et techniques pour réaliser de plus belles photos et vivre votre passion. Ce blog est édité par la société MonCoursPhoto, qui vous propose des cours et stages de photographie sur Paris

Posts Tagged ‘exposition photo’

Claude Cahun au Jeu de Paume

Claude Cahun, de son vrai nom Lucy Schwob (1894-1954), est une artiste française née à Nantes, à la fois écrivain et photographe, avec une vie particulièrement tourmentée entre une mère sombrant dans la démence, des « camarades » de classe antisémites, et une relation clandestine puis à vie avec Suzanne Malherbe, également artiste et prenant le nom de Marcel Moore, histoire de brouiller les pistes. Les deux amies émigreront aux Etats-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale, et seront même condamnées à mort par la Gestapo puis graciées en 1945.

claude cahun lover other 2 Claude Cahun au Jeu de Paume

© Claude Cahun et Marcel Moore, Untitled, 1928

L‘oeuvre photographique de Claude Cahun couvre toute sa vie, de l’âge de 15 ans à sa mort, et on peut la rattacher au courant surréaliste de ses amis André Breton, Meret Oppenheim, et autres. Ses photos sont très intimistes, souvent autobiographiques avec l’utilisation de l’autoportrait, et décalées… Elle illustre largement le thème d’un « troisième genre », brouillant les pistes sur son identité : homme, femme, androgyne ?

L’exposition du Jeu de Paume réunit les oeuvres majeures de l’artiste, comprenant beaucoup d’autoportraits et une véritable recherche et originalité à travers la mise en scène, l’effort de composition et de transformation avec des déguisements, ou encore des photomontages réalisés avec Marcel Moore.

Informations pratiques :

Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, 75008 Paris
Accès côté rue de Rivoli
Site du Jeu de Paume : www.jeudepaume.org

Jusqu’au 25 septembre 2011

Du mardi au dimanche jusqu’à 19h (nocturne le mardi : jusqu’à 21h)
Plein tarif : 8,50 €, tarif réduit : 5,50 €

Alexandra


Supernova ! Montpellier Photo Festival Off

Ce vendredi 6 mai 2011 a eu lieu le vernissage de Jean-Michel Verdan à l’occasion de l’ouverture du festival Supernova, anciennement connu sous le nom « festival photo off des Boutographies ». Jusqu’au 22 mai, la photographie jeune et alternative s’expose dans tous les quartiers de Montpellier et à Saint Jean de Védas !

supernova visuel Supernova ! Montpellier Photo Festival Off

C’est l’association Buzz’arts qui organise ce festival, dans le but de promouvoir et démocratiser les arts émergents en :
- présentant des photographes alternatifs explorant les tendances actuelles de la photographie;
- offrant un éclairage sur le mouvement dit de « la photographie pauvre »;
- proposant un cadre pour les photographes amateurs qui souhaitent exposer leurs travaux.

Au programme ? Une cinquantaine de photographes de France, d’Australie, d’Allemagne, d’Italie, de Belgique, dont :
- Fabien Pio, le prix Jeunesse, soutenu par la ville de Montpellier;
- Emilie Polak, avec sa vision décalée sur les 7 péchés capitaux;
- Yves Bigot, avec sa série « Villes »;
- Marielle Leenders, avec la série « Hashi ! » (« souriez !  » en Bangladi)

Bref, il n’est pas trop tard pour prendre vos billets de train ou d’avion et de foncer au festival Supernova !

Pour plus d’infos :
Site de l’association : www.buzzarts.fr
Site du festival Supernova : http://supernovafestival.wordpress.com

Alexandra


Interview de Cécile Dégremont à l’occasion de son exposition « Paysages en mutation »

Formée à l’histoire de l’art à la Sorbonne et à la photographie au Centre Iris (2002), Cécile Dégremont travaille en tant que photographe professionnelle pour des collaborations avec la presse magazine (Télérama, Sciences et Avenir, Le Monde de l’Education), l’édition (Hachette, Delagrave), des entreprises, et des cours de photo. Cécile a réalisé de nombreux reportages et des photomontages sur la ville du Caire et sur le thème de la mémoire, qui ont été exposés au Centre Culturel Egyptien de Paris, au Caire ainsi qu’aux Rencontres Photographiques du 10ème arrondissement de Paris.

Alexandra : Cécile, vous exposez à partir du 5 mai 2011 à la bibliothèque Faidherbe, sur le thème « Paysages en mutation ». Comment avez-vous choisi ce sujet ?

Cécile : J’ai commencé ce travail il y a plusieurs années, cherchant la limite entre zones rurales et zones urbaines en Île-de-France, mais cela pourrait se situer dans d’autres régions. J’ai d’ailleurs déjà été publiée sur un site d’architecture à ce sujet. La bibliothèque avait lancé un appel à candidature sur la thématique de la transformation des campagnes et la modification du paysage français, suite à un article de Télérama de février 2010 intitulé « Comment la France est devenue moche » ! Et j’ai été la seule photographe sélectionnée pour exposer.

A : Félicitations ! Et quelles images avez-vous choisi d’exposer ?

C : Je suis née en Essonne et j’ai été le témoin de cette transformation de la zone rurale en zone urbaine, notamment ces 5-10 dernières années. J’ai donc voulu saisir la frontière entre ces deux types de paysages et montrer ce que c’était en train de devenir. J’ai donc choisi principalement des images de l’Essonne, et 20 tirages seront exposés au format 24x36cm.

cecile degremont Interview de Cécile Dégremont à loccasion de son exposition Paysages en mutation

© Photo : Cécile Dégremont

A : D’où vous est venu cet intérêt, voire cette passion, pour la ruralité et l’urbanisme ?

C : Avant de me tourner professionnellement vers la photographie, j’ai étudié l’histoire de l’art et l’archéologie. Je m’intéresse en effet à la manière dont les gens se réapproprient leur héritage historique, et comment ils l’habitent, un thème millénaire ! Certes, les infrastructures (routes, centres commerciaux …) sont construites pour l’homme, mais les terres cultivées se réduisent… ce développement se retourne contre lui ! C’est le paradoxe que j’ai souhaité montrer.

A : Un vrai message en effet ! L’exposition reflète-t-elle vos spécialités en photographie ?

C : Oui, globalement. Mes thèmes de reportage de prédilection sont l’histoire, l’archéologie, l’environnement.

A : Comment vous-êtes vous lancée dans la photographie ?

J’ai commencé à 16 ans. Au lycée, je passais mon temps dans le labo photo du lycée, et à la fin de mes études, je suis revenue à la photo, en commençant par travailler dans une galerie photo puis en passant professionnelle.

A : Quel matériel utilisez-vous ?

C : Un Canon EOS 5D.

A : Quel conseil donneriez-vous à nos lecteurs ?

C : Il faut garder à l’esprit que la photo est un média, et ne pas perdre de vue ce qu’on a envie de raconter. Quand on a une idée de photo, ou de série, il faut persister !

A : Merci de nous avoir fait partager votre passion, votre histoire et vos conseils !

Propos recueillis par Alexandra le 28 avril 2011

Pour en savoir plus :

Exposition « Paysages en mutation » à la Bibliothèque Faidherbe
18-20 rue Faidherbe, 75011 Paris jusqu’au 28 mai
Vernissage jeudi 5 mai à 19h00

Le site de Cécile : http://www.ceciledegremont.com/

Le cours de photographie à Paris proposé sur ce thème : Paysages urbains, pendant 4 heures


Connaissez-vous Ashes and Snow ?

C’est l’exposition la plus visitée de l’histoire de l’art, et pourtant elle est si peu connue en France. J’ai eu la chance de la visiter quand j’étais à Mexico, en 2008.
Ashes and Snow est une installation qui voyage autant que son maître, le photographe et globe-trotter canadien Gregory Colbert. A l’intérieur de ce musée ambulant, entre les bambous et au dessus de nappes d’eau, sont suspendues plus d’une centaine de photographies grand format, révélant au public la poésie de la relation entre un homme et une baleine, l’harmonie parfaite d’un faucon et d’une petite fille, l’interaction surprenante d’une femme assoupie et d’un éléphant.  Sans aucun montage ni effet, mais simplement à travers une mise en scène réfléchie, Gregory Colbert dévoile avec une technique admirable l’instant magique, sacré, et pourtant réel, de coexistence entre l’être humain et l’animal, instant qu’il a traqué pendant plus de 10 ans, et qu’il traque encore.

ashes and snow 1 Connaissez vous Ashes and Snow ?

© Gregory Colbert

Ashes and Snow, exposition ambulante, était à New York en 2005, à Los Angeles en 2006, à Tokyo en 2007 et à Mexico en 2008. Paris n’est pas encore sur le programme, mais si lors de vos voyages à travers le monde vous vous retrouvez face à ce musée nomade, profitez à votre tour de cette expérience visuelle et spirituelle.

ashes and snow 2 Connaissez vous Ashes and Snow ?

© Gregory Colbert

Et parce que l’exposition elle-même est une œuvre en évolution, une suite est en préparation depuis 2008. Attendez-vous à voir d’ici peu des clichés fascinants saisis dans la profondeur du monde sous-marin.

Pour tous ceux qui sont encore sensibles à la magie de la nature.

Pour visualiser les photos sur votre écran, rendez-vous à la fin du Dossier de Presse .

Chloé R.


CIRCULATION(S) : Le Festival de la jeune photographie européenne

L’inauguration du Festival Circulations a eu lieu ce samedi 19 février. Courrez-y à la Galerie Côté Seine du parc de Bagatelle, Paris 16ème jusqu’au 20 mars 2011.

Il s’agit de la première manifestation française entièrement dédiée à la jeune photographie européenne.

C’est l’association Fétart (association créée en 2005 pour promouvoir de jeunes photographes) qui a souhaité organiser ce festival afin de proposer un regard croisé sur l’Europe à travers la photographie et faire émerger les talents de demain.

affiche CIRCULATION(S) : Le Festival de la jeune photographie européenne

CIRCULATION(S) est à ne manquer sous aucun prétexte, qu’on soit photographe, amateur ou tout simplement curieux de notre monde.

D’abord parce que l’entrée est libre, ensuite parce que le Parc de Bagatelle et son château valent le détour (bagatelle, c’est-à-dire « babiole », par allusion à son coût, 3 à 4 millions : construit en soixante-quatre jours seulement, à la suite d’un pari entre Marie Antoinette et le Comte d’Artois en 1775, pour la petite histoire).

Enfin et surtout, parce que le panorama des jeunes artistes exposés  est extrêmement riche en couleurs, en matières, en formes et en émotions.

L’exposition des photos commence dans les jardins puis se poursuit à l’intérieur.

anso vueensemble réduit CIRCULATION(S) : Le Festival de la jeune photographie européenne

Photo (c) Anne-Sophie Cunin

Comme dans tout festival, plusieurs catégories sont présentées.

Ainsi La carte blanche de la marraine du festival Laura Serrani (Commissaire d’expositions) qui nous permet de découvrir la talentueuse Viktoria Shorochinski qui réalise des images parfaites d’une mère et sa fille dans une mise en scène soignée, aussi merveilleuse qu’inquiétante.

Parmi Les sélections Fétart & jury, Jean-Jacques Adler représente la nature en 2043 « qui aurait repris ses droits sur l’urbanisation… » Ainsi, une enseigne IKEA émarge à peine d’un champ de colza tandis qu’une enseigne Carrefour coule tranquillement dans un cours d’eau laissant une impression de retour aux sources comme de fin du monde.

Julien Benard présente un très beau montage intitulé « la photocopie ».

Bénedicte Lassalle transpose des silhouettes d’arbres apparemment anodines sur des gravures urbaines.

Sélectionnée dans la catégrorie Le Prix SFR Jeunes Talents, la photographe italienne Chiara Dazi livre un reportage photographique réaliste sidérant

La Galerie Café Amadeus, invitée du Festival présente « Un dimanche après-midi » de l’artiste tchèque Jitka Horazna, photographies panoramiques en argentique d’un quotidien qu’elle rend intemporel, simple et beau.

Le Festival In Focus, invité également, présente « After » la série étonnante d’une jeune artiste lituanienne qui photographie des détails de produits de beauté en gros plan : « la vision microscopique révèle la laideur des objets dédiés à la beauté et à l’hygiène corporelle ».

Voilà, ceci n’est qu’un aperçu des 42 photographes qui nous invitent à découvrir combien la jeune photographie européenne est créative.

La très belle affiche de cette première édition du festival a été réalisée par Maia Flore.

Anne-Sophie Cunin