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Le blog cours-photographie.fr vous donne des conseils artistiques et techniques pour réaliser de plus belles photos et vivre votre passion. Ce blog est édité par la société MonCoursPhoto, qui vous propose des cours et stages de photographie sur Paris

Posts Tagged ‘exposition’

Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours

L’exposition consacrée à la photographe français Bettina Rheims à la Maison Européenne de la Photographie se termine le 27 mars. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de la découvrir, c’est le moment où jamais !

L’exposition s’attache à mettre lumière les obsessions de Bettina Rheims autour de son sujet de prédilection : la femme, dans tous ses états. La féminité, questionnée, exposée, magnifiée est le fil rouge entre les 180 portraits présentées sur les trois étages de la MEP.

Un petit aperçu en images…

BettinaRheims4 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Autoportrait de Valéria Golino par moi-même », avril 1991, Los Angeles

BettinaRheims6 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Breakfast with Monica Bellucci », novembre 1995, Paris

BettinaRheims5 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Close up of Karolina Kurkova », décembre 2001, Paris

BettinaRheims7 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Kristin Scott Thomas Playing with a Blond Wig », mai 2002, Paris

BettinaRheims8 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Elizabeth Berkley in a Coucou’s Nest », février 1996, Los Angeles

BettinaRheims9 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – « Marthe en guêpière », février 1987, Paris

BettinaRheims1 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – Josy,  Série Modern Lovers 1991

 » J’aime capter les situations de transition : des androgynes, ni filles ni garçon … j’aime leur embarras et leur audace mêlés. » – Bettina Rheims

 

BettinaRheims3 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – Charlotte Rampling en Madame Jacquot, image extraite du projet Rose c’est Paris, de Bettina Rheims et Serge Bramly, exploration de la capitale par les voies souterraines de nos fantasmes, en  hommage aux Surréalistes.

« À partir de mes images on peut se raconter des histoires, ce sont  des débuts de scénarios. » – Bettina Rheims.

BettinaRheims2 Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers jours© Bettina Rheims – Catherine Deneuve, 1988

« C’est Catherine Deneuve qui m’a sollicitée, sur cette image, elle porte ses propres vêtements, j’avais l’impression qu’elle m’échappait. Plus tard c’est avec elle que je ferai mes premières photos en couleur. » – Bettina Rheims.

BettinaRheims Exposition Bettina Rheims à la MEP : derniers joursBettina Rheims

Bettina Rheims – Maison Européenne de la photographie

Dates : jusqu’au dimanche 27 mars 2016

Horaires : du mercredi au dimanche, de 11h à 19h45.

Adresse : 5/7 Rue de Fourcy – 75004 Paris

Site Internet : http://www.mep-fr.org/

Tarifs : 8€ (plein tarif) / 4,5€ (tarif réduit)

 

 


Les paparazzi s’installent au centre Pompidou-Metz

Les paparazzi font une nouvelle fois l’actualité. Cette fois ci c’est eux, et leurs photographies, les vedettes à découvrir au centre Pompidou-Metz, avec l’exposition « Paparazzi ! Photographes, stars et artistes».

« L’exposition se penche sur le métier de chasseur d’images, en abordant les rapports tout aussi complexes que passionnants qui s’établissent entre le photographe et la célébrité, jusqu’à révéler l’influence du « phénomène paparazzi » sur la photographie de mode. » Centre Pompidou-Metz.

A savoir : le mot paparazzi provient du film de Federico Fellini « La Dolce Vita » (1960) dans lequel le héros, Marcello, interprété par Marcello Mastroianni, est souvent accompagné d’un jeune photographe du nom de Paparazzo. « Paparazzi » est le pluriel de paparazzo en italien.

Giulietta Masina, femme de Federico Fellini, affirme lui avoir suggéré ce nom, composé à partir de « pappataci » (« petits moustiques ») et « ragazzi » (« jeunes hommes »).

Voici un petit préambule en images, vous pourrez les admirer  du 26 février au 9 juin 2014.

Elizabeth Taylor Les paparazzi sinstallent au centre Pompidou Metz

Elizabeth Taylor à Gstaad, le 24 décembre 1979 © Daniel Angeli

 

Greta Garbo Les paparazzi sinstallent au centre Pompidou Metz

Greta Garbo au club Saint-Germain à Paris vers 1952 © Georges Dudognon

 

Jack Nicholson Les paparazzi sinstallent au centre Pompidou Metz

Jack Nicholson montre ses fesses aux paparazzis, juillet 1976 à Saint-Tropez © Xavier Martin

 

Johny Hallyday Les paparazzi sinstallent au centre Pompidou Metz

Johnny Hallyday, à la sortie d’un de ses concerts en 1972. © Daniel Angeli

 

Kate Moss Les paparazzi sinstallent au centre Pompidou Metz

Kate Moss lors de la Fashion Week à Paris en 1992 © Bruno Mouron

 

Lady Diana Les paparazzi sinstallent au centre Pompidou Metz

Lady Diana, le prince Charles et William, à la sortie de l’hôpital St Mary à Londres, le 27 juin 1982 © Bruno Mouron

 

Mick Jagger Les paparazzi sinstallent au centre Pompidou Metz

Mick Jagger et Arnold Schwarzenegger, Hôtel du Cap à Antibes en 1990. © Jean Pigozzi

 

Mitterrand Les paparazzi sinstallent au centre Pompidou Metz

Mazarine Pingeot et son père, François Mitterrand, à la sortie du restaurant Le Divellec, Paris, 21 septembre 1994 © Sébastien Valiela et Pierre Suu

 

Paparazzis en grève Les paparazzi sinstallent au centre Pompidou Metz

Des paparazzis en grève devant le domicile de Brigitte Bardot, avenue Paul-Doumer à Paris en 1965 © Pascal Rostain et Bruno Mouron

 

Paris Hilton 2 Les paparazzi sinstallent au centre Pompidou Metz

Paris Hilton hors service, le 27 novembre 2006 © Sébastien Valiela.

 

Paris Hilton Les paparazzi sinstallent au centre Pompidou Metz

Paris Hilton sur une tondeuse à gazon le 21 mars 2006. © Sébastien Valiela

 

poubelles madonna Les paparazzi sinstallent au centre Pompidou Metz

Le contenu de la poubelle de Madonna, le 2 mars 1990. © Pascal Rostain et Bruno Mouron

 

Woody Allen Les paparazzi sinstallent au centre Pompidou Metz

Woody Allen et Soon Yi aux Tuileries à Paris en octobre 1994 © Pascal Rostain et Bruno Mouron


Antoni Muntadas au Jeu de Paume

Le Jeu de Paume présente depuis le 16 Octobre dernier une exposition de grande ampleur : Entre / Between entièrement consacrée à l’artiste multi-facettes espagnol Antoni Muntadas, pionnier de l’art conceptuel et de l’art multimédia.

Antoni Muntadas est né à Barcelone en 1942. Après des études d’architecture et d’ingénierie, il s’installe, dans la ville qui ne dort jamais, New York, dans les années 1970. En menant un travail approfondi, pédagogique et original, très rapidement, il acquiert une reconnaissance internationale et expose dans plusieurs grandes collections de célèbres musées : le MoMA à New York, le Centre Georges Pompidou à Paris, le Museo Reina Sofia à Madrid. Il a obtenu en 2009 le Prix Velázquez pour les arts visuels.

 Antoni Muntadas au Jeu de Paume

© Antoni Muntadas

 Antoni Muntadas au Jeu de Paume

© Antoni Muntadas

Muntadas s’est fait connaitre grâce à son art multi-facettes, ne se contentant pas d’une seule forme d’expression artistique. Il utilise la performance, la vidéo, l’architecture, la photographie bien sûr, le multimédia, Internet à travers des installations ainsi que l’Art Public. C’est un artiste qui n’hésite pas à se remettre en question chaque jour.

Sa forme hybride d’art tente de répondre aux principaux enjeux politiques et sociaux de notre temps. Ses oeuvres abordent les relations entre le public et le privé mais aussi et surtout les flux d’informations avec notre rapport au mass media, au visible et l’invisible. D’ailleurs, en 1981, il avait posé une question clé à son public : « Qu’est-ce qu’on regarde ? »

 Antoni Muntadas au Jeu de Paume

Antoni Muntadas

Entre / Between présente une sélection de ses meilleurs travaux, depuis ses débuts en 1970. L’exposition est constituée de neuf constellations, avec pour chacune un thème autour de l’espace : Micro espaces / Microspaces ; Paysage médiatique / Media Landscape ; Sphères du pouvoir / Spheres of Power ; Territoire de la peur / Domain of Fear ; Espaces publics / Communal Spaces ; Lieux de spectacle / Places of Spectacle ; Domaines de traduction / Field of Translation ; Archives / The Archive ; Systèmes de l’art / Systems of Art.

L’exposition se tient au Jeu de Paume (1 place de la Concorde 75008 Paris) du 16 Octobre 2012 au 20 Janvier 2013. Le 24 Novembre 2012, à partir de 14h30, Antoni Muntadas, en compagnie de Anne-Marie Duguet et Raymond Bellour, feront un débat culturel à l’auditorium du Jeu de Paume. Une bonne occasion de rencontrer l’artiste !

 Antoni Muntadas au Jeu de Paume

© Antoni Muntadas


Eugène Atget au Musée Carnavalet

Le musée Carnavalet expose jusqu’au 29 juillet les photographies du célèbre Eugène Atget.

Les œuvres ressemblées proviennent  des fonds du musée Carnavalet, des collections de la Fundación Mapfre de Madrid et de la George Eastmann House de Rochester. Au total, ce sont 230 tirages d’époque, réalisés entre 1989 et 1927. Certains très sont très connus, d’autres inédits. Une petite merveille.

Eugène Atget Musée Carnavalet Roger Viollet Eugène Atget au Musée Carnavalet

©Eugène Atget / Musée Carnavalet / Roger-Viollet


L’exposition est répartie en plusieurs sections, chacune retraçant un thème & l’évolution du travail d’Eugène Atget :

-          Les petits métiers, boutiques et étalages / Les chiffonniers, zoniers /Les prostituées des années 20

Chanteuse de rue et joueur dorgue de Barbarie 1898 . Eugène Atget au Musée Carnavalet

©Eugène Atget

-          La Seine & les jardins

-          Les rues

rue brisemiche Eugène Atget au Musée Carnavalet

Rue Brisemiche ©Eugène Atget

-          Les détails intérieurs

tho09 atget 004f Eugène Atget au Musée Carnavalet

Intérieur de Mr A., Indutriel : rue Lepic. ©Eugène Atget

-          Les environs de Paris

Zone des fortifications Porte dArcueil Boulevard Jourdan 14è. Juin 1899. Eugène Atget Musée Carnavalet Roger Viollet Eugène Atget au Musée Carnavalet

On y trouve un Paris immortalisé par Eugène Atget, où l’on peut découvrir les rues, les quais de Seine, les boutiques & les petits métiers ambulants d’antan, qui n’existent plus… très loin des clichés de la Belle Epoque.

En plus de ces thèmes, 43 photographies collectionnées à l’époque par Man Ray en personne & aujourd’hui conservés à Rochester (USA) se trouvent le long du parcours. Elles permettent de mieux comprendre l’influence d’Eugène Atget sur les Surréalistes.

Eugène Atget – Biographie

eugene par berenice Eugène Atget au Musée Carnavalet

©Berenice Abbott

Eugène Atget est un artiste français né en Gironde en 1857.

D’abord mousse dans la marine marchande, puis acteur après des études au Conservatoire de Paris, Eugène Atget se tourne finalement vers peinture en 1890. Très vite, il comprend que les artistes ont besoin de modèles ; Il commence alors à photographier Paris de manière systématique, y rassembler des paysages, des motifs dans le but de leur vendre.

Par la suite, il travaille sur des sujets mineurs, comme les petits métiers de Parisles devantures de boutiques ou encore les cours d’immeuble. Ce travail l’amène à photographier dans Paris tout ce qui lui semble artistique, notamment les rues. Il attire alors l’attention d’institutions très prestigieuses comme la Bibliothèque nationale ou le musée Carnavalet, qui deviendront ses clients.

Malgré sa clientèle et ses travaux, Eugène Atget est dans une situation plutôt précaire ; le revenu de la famille provient essentiellement de celui de sa femme.

Peu avant sa mort en 1927, les surréalistes s’intéressent à lui & découvrent son œuvre , grâce à Man Ray & à son assistante Bérénice Abbott qui écrira :

« On se souviendra de lui comme d’un historien de l’urbanisme, d’un véritable romantique, d’un amoureux de Paris, d’un Balzac de la caméra, dont l’œuvre nous permet de tisser une vaste tapisserie de la civilisation française. »

Infos pratiques
Musée Carnavalet :23, rue de Sévigné – 75003 Paris

01 44 59 58 58
Ouvert tous les jours, de 10 h à 18 h,  sauf les lundis, jours fériés, dimanches de Pâques et de Pentecote

Tarif : 7 euros


La « Rétrospective » de Melvin Sokolsky

Melvin Sokolsky, né en 1938 à New York, commence à s’intéresser à la photographie dès l’âge de 10 ans avec son père.

Bien qu’il n’ait pas de vraie formation à la photographie, il commence à travailler pour le Harper’s Bazaar à 21 ans seulement. Il passe les 10 années suivantes à développer sa créativité et il fait de nombreux shootings à travers le monde, notamment grâce aux contacts qu’il développe par l’intermédiaire du Harper’s Bazaar, première revue de mode des Etats unis créée en 1867.

Diapositive1 300x225 La « Rétrospective » de Melvin Sokolsky

© Melvin Sokolsky – Bubbles

En 1975, il décide de se consacrer à l’image animée et se lance dans la réalisation (de publicités la plupart du temps) à Los Angeles.
Au début des années 2000, il revient à la photographie et s’investit dans de nombreux projets photographiques, notamment en collaboration avec de grands magazines.

Melvin Sokolsky 2 239x300 La « Rétrospective » de Melvin Sokolsky

© Melvin Sokolsky – Bubbles

Le Royal Monceau met le travail de Melvin Sokolsky à l’honneur cet été en proposant une « rétrospective » de son œuvre photographique. Melvin Sokolsky est en effet considéré comme l’un des acteurs majeurs du renouveau de la photographie de mode datant des années 60.
Une exposition de photographies issues des séries Bubbles et Flying réalisées respectivement en 1963 et 1965 est donc actuellement visible à Art District jusqu’au 3 septembre. Cela fait partie des classiques de la photographie de mode.

Cette exposition vous permettra de plonger dans l’univers de Melvin Sokolsky : femme-bulle à Paris ou à New-York, proportions retravaillées, portraits surprenants, … Un véritable plaisir pour les yeux !

Infos pratiques :
Du 7 juillet au 3 septembre
Le Royal Monceau
Galerie Art District
41, avenue Hoche
75008 Paris

Chloé


Corriger une photo surexposée à la prise de vue

Voici la situation : vous travaillez déjà en priorité ouverture, priorité vitesse ou mode manuel (bravo !) sur votre reflex ou bridge. Bref, vous êtes à l’aise avec votre reflex mais… alors que vous prenez en photo cet âne, malheur ! La photo est sur-exposée, cramée… et pourtant vous pensiez avoir fait les bons réglages…

Photo 1 : Surexposée…

Réglages : ISO 200, F/1,8 et 1/400 seconde, focale 50 mm

Photo âne maroc 1 Corriger une photo surexposée à la prise de vue

Alors, que s’est-il passé ?

L’indicateur d’exposition était pourtant bien à zéro (c’est-à-dire à l’équilibre) lors de la prise de vue !

Le mode de mesure de la lumière était sur « évaluative » (jargon Canon) ou « matricielle » (Nikon) ou « multizone » (Pentax, Sony), ce qui est une bonne idée pour des images sans contraste (paysages, souvent), mais pas pour des cas où hautes et basses lumières sont présentes. Ici, la lumière ambiante est très claire (ciel voilé et diffuseur) et la couleur de l’âne est très foncée, ce qui fausse le calcul de la mesure de la lumière, puisque la mise au point est faite sur une partie très foncée de l’âne (sur le museau, juste sous l’oeil)… Résultat : le fond est totalement surexposé, et l’âne se retrouve un peu pâle !

Pour pallier ce problème, préférez la mesure sélective (chez Canon) ou pondérée centrale (chez Nikon, Sony…) pour les photos en lumière contrastée, ou encore sous-exposez volontairement lors de la prise de vue.

Photo 2 : Bien exposée…

Réglages : ISO 200, F/1,8 et 1/1600 seconde (beaucoup plus rapide !), focale 50 mm, compensation exposition : -0,7

photo âne maroc 2 Corriger une photo surexposée à la prise de vue

Ici on retrouve une bonne exposition, et le changement de réglage a pris 1/4 de seconde, en sous-exposant légèrement !

Si vous voulez en savoir plus sur les différents modes de lumière et cas particuliers, rendez-vous aux prochains cours « Lumière et mode manuel » proposés à Paris, Marseille, Bordeaux et Marseille ce mois de juin !

Alexandra


Une blonde à Manhattan… ou Marilyn à Paris !

Avez-vous besoin de 7 ans de réflexion pour aller voir de belles photos de Marilyn Monroe… Vous avez quelques mois tout au plus, car l’exposition que présente la Maison des Etats-Unis à Paris s’ouvre à vous du 31 mai au 7 octobre 2011 !

L’exposition de photographies d’Ed Feingersh s’intitule « Une blonde à Manhattan, The Marilyn Monroe you’ ve never seen », et fait écho à la parution du livre « Une Blonde à Manhattan » d’Adrien Gombeaud, aux éditions Le Serpent à Plumes.

marilyn metro ed feingersh Une blonde à Manhattan... ou Marilyn à Paris !

Marilyn dans le métro de New York, mars 1955 © Ed Feingersh / Michael Ochs Archives / Getty Images

L’histoire de ces photos vaut à elle seule le détour, et est digne d’un scénario à la hollywoodienne…

En 1955, Marilyn fuit Hollywood et la pression de la Twentieth Century Fox pour s’installer à New York et suivre des cours à l’Actor’s Studio, afin de redorer son image d’actrice. Pendant une semaine, le photographe Ed Feingersh la suit pour le magasine féminin Redbook. Une complicité s’installe entre eux alors qu’il l’immortalise dans différents lieux de New York : le métro, la foule de Manhattan, sa chambre d’hôtel… Mais après ce « reportage », le photographe perdra goût pour la création…

Et les photos sombreront dans l’oubli ! Elles ne seront retrouvées que 30 ans plus tard, en 1987, dans un hangar, à Brooklyn ! Les photos seront restaurées et sauvées par Getty Images et le fonds Michael Ochs Archives.

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Marilyn pour « Chanel n°5″, mars 1955 © Ed Feingersh / Michael Ochs Archives / Getty Images

Ces photos témoignent de deux destins à leur tournant, l’un mondialement connu et tragique, l’autre anonyme et oublié…

Infos pratiques

La Maison des Etats-Unis
3, rue Cassette, 75006 Paris
Métro Saint-Sulpice (ligne 4)

Entrée libre.
Ouvert du Lundi au Samedi, de 10h à 19h.

Alexandra


La sensibilité ISO… et dans quels cas la pousser

La sensibilité ISO (sigle pour la norme de l’International Standard Organisation, anciennement ASA pour American Standard Association) représente la sensibilité de la surface sensible (le film ou le capteur) par rapport à la lumière. C’est un système de ratio de vitesse, ou de sensibilité à la lumière du film, ou du capteur. Ainsi, un doublement d’un nombre ISO (de 200 à 400 par exemple) implique un doublement de la rapidité du film, ou du capteur. Cela implique que, plus la valeur de la sensibilité est élevée, plus la pellicule (ou le capteur) est sensible à la lumière, et donc plus la quantité de lumière nécessaire à une exposition correcte est faible.

capoeira1 La sensibilité ISO... et dans quels cas la pousser

Réglages de la photo ci-dessus, avec un Canon 450D : ISO 800, ouverture F/4, vitesse 1/125, focale 21mm

L’avantage, avec les appareils photo numériques, est que l’on peut changer la sensibilité en un simple réglage, alors qu’en argentique, il fallait finir sa pellicule avant de pouvoir changer la sensibilité !

L’inconvénient, avec ces appareils photo numériques, c’est que plus on monte en ISO, plus on obtient un grain, qui n’est pas aussi joli que le grain argentique : on l’appelle le bruit numérique, et il fait apparaître des touches (tâches ?) de couleur, là où on attend du noir, du blanc, ou autre.

Résultat, la photo ci-dessus, si on la regarde de près (loupe sur la tête, ci-dessous), a du bruit… pas possible d’en faire un poster !

capoeira2 La sensibilité ISO... et dans quels cas la pousser

Cependant, dans certains cas, on n’a pas le choix (à moins d’avoir un super appareil photo avec un super capteur qui ne fait du bruit qu’à partir de 3600 ISO…), et on va pousser la sensibilité ISO, c’est-à-dire l’augmenter, car il n’y a pas assez de lumière et/ou car on ne peut pas baisser la vitesse et utiliser un trépied (comme c’est le cas en Photo de nuit).

Cas 1 : la photo de sport en salle
Comme pour l’image de capoeira ci-dessus, il fallait garder une vitesse assez élevée (et encore, on a un flou de mouvement dans les jambes, mais cela donne du dynamisme à la photo). Malgré une assez grande ouverture du diaphragme, ce n’est pas suffisant… donc on augmente la sensibilité ISO, pour avoir suffisamment de lumière !

Cas 2 : la photo d’enfants en intérieur
A moins que vous habitiez dans un loft avec verrière, votre salon n’est sans doute pas hyper lumineux et vous voulez immortalisez les souvenirs de vos bambins qui courent partout… Vous voyez le parallèle avec le sport en salle ? Donc, on monte les ISO.

Cas 3 : les photos de mariage, dans l’Eglise / le Temple / la Synagogue, etc.
Vous ne voulez pas utiliser votre flash car il ne fait pas si sombre que cela, en plus les mariés sont à plus de 3 mètres donc votre petit flash ne les atteindra pas… Vous montez les ISO.

Cas 4 : les photos de concert, de spectacle
Pas question d’utiliser le flash et gâcher l’ambiance du concert… même chose, on pousse les ISO !

Cas 5 : les photos où le flash est interdit
Eh oui, pour les sujets immobiles, on peut utiliser un trépied, mais en visitant certains lieux touristiques, monuments, musées… le flash est interdit. Alors, on augmente les ISO !

Et maintenant, y’ a plus qu’à ! Pour tous les autres points autour de la lumière, rendez-vous à nos cours Lumière, sensibilité et mode manuel !

Alexandra


Martin Parr… à ne parrâter !

Grâce à Martin Parr, voici une occasion de voyager et de sourire à la vue de ses nouvelles photos à la fois documentaires et un peu kitch, humour anglais oblige ! C’est l’exposition du moment, et à Paris, à l’Institut des Cultures de l’Islam (ICI) dans le 18ème arrondissement.

Martin Parr affirme : «La photographie n’est jamais le réel mais un point de vue, un regard sur ce qui est là. Tout est dans cet interstice, sinon, tout le monde prendrait les mêmes clichés»… c’est donc cela qui différencie le bon photographe du mauvais photographe !? (débat ouvert icon wink Martin Parr... à ne parrâter ! )

En quelques jours seulement, le photographe britannique a pris pas moins de 2000 clichés du quartier, montrant sa diversité culturelle, et avec son habituel regard mêlant dérision et ironie. Ce sont 35 photos qui sont exposées à l’ICI… peut-être y aura-t-il d’autres expos pour les 1965 photos ??

martin parr Martin Parr... à ne parrâter !

©  Martin Parr / Magnum, Réception canine dans un hôtel du quartier


En savoir plus sur l’expo :

« The Goutte d’Or! L’Institut des Cultures d’Islam invite Martin Parr »

19-23 rue Léon, 75018 Paris
Du 6 avril au 2 juillet 2011
Du mercredi au dimanche de 15h à 20h, le samedi de 10h à 20h

Exposition de 35 photographies issues de la résidence de Martin Parr à la Goutte d’Or


Alfama de Lisbonne et astuces en photo de nuit

Le plus vieux quartier de Lisbonne, l’Alfama (qui signifie « source thermale » en arabe) a été épargné par le terrible tremblement de terre de 1755. C’est un dédale de ruelles et d’escaliers qui offre des points de vue superbes sur le Tage ou le reste du quartier.

Alors quand on monte et on descend toute la journée, en touriste, forcément, on n’a pas toujours son trépied de 3 kg avec soi… et je n’avais plus mes pieds non plus, après tant de kilomètres !

IMG 9663 Alfama de Lisbonne et astuces en photo de nuit

Donc pour cette photo j’ai utilisé une balustrade, et maintenu mon appareil bien appuyé avant, pendant et après le déclenchement, car cette balustrade n’était pas aussi plane qu’on aurait pu le souhaiter… Voilà un exemple où j’ai choisi une sensibilité ISO forte, 1600 pour éviter de choisir un temps de pose trop lent : ici 1/8ème de secondes. L’ouverture du diaphragme est de f/6,3, ce qui donne une faible profondeur de champ et une bonne notion de la perspective icon wink Alfama de Lisbonne et astuces en photo de nuit

Quelques astuces pour vos photos de nuit :

  • Il est souvent tentant d’éclaircir ses photos de nuit avec un temps de pose plus long pour y voir plus clair… mais ce sera moins réaliste. Essayez de retransmettre la réalité, ou le ciel trop clair fera un peu « mouche » et le manque de contraste rendra votre photo un peu fade…
  • Ne vous fiez pas trop à l’écran LCD de votre appareil photo numérique ! C’est super d’y voir clair dans le noir, mais il a tendance à clarifier vos photos… Et vous ne vous en rendrez compte qu’une fois sur ordinateur.
  • Conclusion ? Les photographes professionnels conseillent de diminuer vos réglages d’1/2 voire d’un diaphragme, pour sous-exposer légèrement votre photo… qui n’en sera que plus réaliste ! Au pire, vous l’éclaircirez plus tard en phase de retouche

Alexandra