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Le blog cours-photographie.fr vous donne des conseils artistiques et techniques pour réaliser de plus belles photos et vivre votre passion. Ce blog est édité par la société MonCoursPhoto, qui vous propose des cours et stages de photographie sur Paris

Posts Tagged ‘sensibilité’

10 questions à se poser avant de prendre une photo

On peut se poser 50 questions avant de prendre une photo… Pour simplifier, réduisons-les à 10, à la portée de tous et toutes, nous l’espérons ! En illustration, la vue du 1 étage de la Tour Eiffel un soir de printemps particulièrement agréable…

IMG 5425 10 questions à se poser avant de prendre une photo

1. Quel mode vais-je utiliser ? On exclut le mode automatique… alors, P (programme, idéal lors de la Découverte de son reflex), Av ou A (aperture ou Priorité ouverture), Tv ou S (time value ou speed, donc Priorité vitesse), ou M (Manuel !).

2. Quel format d’image vais-je utiliser ? JPEG pour les débutants, les pressés ou ceux qui n’utilisent pas de logiciel de post-production. RAW (« brut ») ou NEF (chez Nikon) si vous pensez avoir le temps de bien développer chaque photo et éventuellement de les accrocher au mur ou mettre sur votre blog… Ou les 2 en même temps, si vous n’êtes pas sûr !

3. Quelle sensibilité ISO vais-je utiliser ? La plus faible (autour de 100 ISO) sera celle qui vous fournira des photos de meilleures qualité, et sans bruit numérique. Cependant, si vous manquez de luminosité, n’avez pas de pied ou prenez un sujet mobile, il faudra pousser les ISO

4. Quelle balance des blancs vais-je utiliser ? Vous avez souvent un mode « auto » qui ne fonctionne pas trop mal, mais pour décider vous-mêmes de vos réglages, évaluer la température de couleur ambiante. Par exemple, en intérieur avec des lumières jaunes (nos bonnes vieilles ampoules à haute consommation), choisissez la balance des blancs « tungstène ». En extérieur nuageux, la balance des blancs « nuages », et ainsi de suite… Plus là-dessus dans notre stage photo sur la Lumière

5. Quelle mise au point vais-je utiliser ? Si vous êtes dans une situation compliquée (grille ou feuilles devant votre sujet…), choisissez la mise au point manuelle, nous y avons consacré un long article ! Si vous êtes en autofocus, vous avez encore le choix entre automatique, « single » pour les sujets qui ne bougent pas et pour pouvoir recadrer et « continued » pour les sujets en mouvement.

6. Ai-je besoin d’utiliser le flash ? A priori vous le voyez assez vite : votre sujet est totalement sombre et aucune lumière continue ne vient l’éclairer, ou encore il est à contre-jour… même en plein jour !

7. Ai-je besoin d’utiliser un trépied ? Oui pour les photos de nuit, ou même les photos de jour où vous souhaitez montrer un effet de douceur, ou simplement parce que vous manquez de lumière…

8. Dans quel sens cadrer ma photo ? Portrait ou paysage ? On a souvent trop tendance à rester en format paysage…

9. Ma photo est-elle bien composée ? Entre règle des tiers, cadrage, composition… Si votre oeil est satisfait, c’est que c’est peut-être bon ! Notamment, une sous-questions ici : les bords de ma photo comportent-ils des éléments perturbateurs ? Souvent, on s’occupe du centre de la photo… et à la visualisation, malheur ! Un bras coupé sur le côté, une poubelle mal placée, un tronc d’arbre derrière la tête de votre sujet … viennent gâcher votre photo. C’est quand même plus sympa de ne pas avoir à recadrer après ! Bref, attention aux détails qui tuent…

10. Ma photo montre-t-elle ce que je veux raconter ? Car vous avez peut-être élaboré un scénario dans votre tête, qui ne correspond pas au rendu… Il faut savoir raconter une histoire lisible par tous…

En conclusion, comme dirait Confucius : « Une image vaut mieux que mille mots ».

Bonne fin de semaine à tous !

Alexandra


La sensibilité ISO… et dans quels cas la pousser

La sensibilité ISO (sigle pour la norme de l’International Standard Organisation, anciennement ASA pour American Standard Association) représente la sensibilité de la surface sensible (le film ou le capteur) par rapport à la lumière. C’est un système de ratio de vitesse, ou de sensibilité à la lumière du film, ou du capteur. Ainsi, un doublement d’un nombre ISO (de 200 à 400 par exemple) implique un doublement de la rapidité du film, ou du capteur. Cela implique que, plus la valeur de la sensibilité est élevée, plus la pellicule (ou le capteur) est sensible à la lumière, et donc plus la quantité de lumière nécessaire à une exposition correcte est faible.

capoeira1 La sensibilité ISO... et dans quels cas la pousser

Réglages de la photo ci-dessus, avec un Canon 450D : ISO 800, ouverture F/4, vitesse 1/125, focale 21mm

L’avantage, avec les appareils photo numériques, est que l’on peut changer la sensibilité en un simple réglage, alors qu’en argentique, il fallait finir sa pellicule avant de pouvoir changer la sensibilité !

L’inconvénient, avec ces appareils photo numériques, c’est que plus on monte en ISO, plus on obtient un grain, qui n’est pas aussi joli que le grain argentique : on l’appelle le bruit numérique, et il fait apparaître des touches (tâches ?) de couleur, là où on attend du noir, du blanc, ou autre.

Résultat, la photo ci-dessus, si on la regarde de près (loupe sur la tête, ci-dessous), a du bruit… pas possible d’en faire un poster !

capoeira2 La sensibilité ISO... et dans quels cas la pousser

Cependant, dans certains cas, on n’a pas le choix (à moins d’avoir un super appareil photo avec un super capteur qui ne fait du bruit qu’à partir de 3600 ISO…), et on va pousser la sensibilité ISO, c’est-à-dire l’augmenter, car il n’y a pas assez de lumière et/ou car on ne peut pas baisser la vitesse et utiliser un trépied (comme c’est le cas en Photo de nuit).

Cas 1 : la photo de sport en salle
Comme pour l’image de capoeira ci-dessus, il fallait garder une vitesse assez élevée (et encore, on a un flou de mouvement dans les jambes, mais cela donne du dynamisme à la photo). Malgré une assez grande ouverture du diaphragme, ce n’est pas suffisant… donc on augmente la sensibilité ISO, pour avoir suffisamment de lumière !

Cas 2 : la photo d’enfants en intérieur
A moins que vous habitiez dans un loft avec verrière, votre salon n’est sans doute pas hyper lumineux et vous voulez immortalisez les souvenirs de vos bambins qui courent partout… Vous voyez le parallèle avec le sport en salle ? Donc, on monte les ISO.

Cas 3 : les photos de mariage, dans l’Eglise / le Temple / la Synagogue, etc.
Vous ne voulez pas utiliser votre flash car il ne fait pas si sombre que cela, en plus les mariés sont à plus de 3 mètres donc votre petit flash ne les atteindra pas… Vous montez les ISO.

Cas 4 : les photos de concert, de spectacle
Pas question d’utiliser le flash et gâcher l’ambiance du concert… même chose, on pousse les ISO !

Cas 5 : les photos où le flash est interdit
Eh oui, pour les sujets immobiles, on peut utiliser un trépied, mais en visitant certains lieux touristiques, monuments, musées… le flash est interdit. Alors, on augmente les ISO !

Et maintenant, y’ a plus qu’à ! Pour tous les autres points autour de la lumière, rendez-vous à nos cours Lumière, sensibilité et mode manuel !

Alexandra


Comment photographier des enfants ?

Petit clin d’oeil à mes amies attendant un heureux évènement… ou venant de le voir naître (Bienvenue à Noa !) et à leurs chéris qui vont devoir assurer pour faire de belles photos souvenirs !

TerreAttiva Comment photographier des enfants ?

Qui dit enfants, qu’ils soient bébés ou même adolescents, dit mouvement, imprévisibilité… notamment.

Voici nos conseils pour bien photographier les enfants.

1) Mettez-vous à leur hauteur

Si vous prenez vos enfants du dessus, ils vont avoir l’air de nains ! A éviter… Asseyez-vous, accroupissez-vous, étalez-vous sur le sol… mettez-vous à leur hauteur, de leur point de vue, dans leur monde !

2) Mettez en scène les nourrissons et jeunes bébés

Autant leurs aînés courent partout, autant les nourrissons sont immobiles… Profitez-en pour les mettre en scène : placez-les sur votre lit par exemple, et encore une fois placez l’appareil photo bien en face de leurs yeux, avec un peu de chance ils jetteront un regard plein d’expression ou même lèveront la tête !

3) Choisissez le bon moment pour photographier des enfants

A priori, vous voulez capturer leur joie… Donc prenez-les en photo au parc, en train de jouer, en train de faire des coloriages, dans leur bain… En plus ils vous oublieront car seront occupés par leur activité, et vous n’aurez pas de sourires figés !

4) Multipliez les prises de vue

C’est l’un des premiers avantages cités quand on parle du numérique : pas d’économie de pellicule ! Alors « mitraillez » vos enfants car ils bougent tellement (enfin, pas les nourrissons) que beaucoup de photos risquent d’être un peu floues… Vous pourrez par la suite choisir tranquillement la photo à encadrer

5) Choisissez la priorité vitesse

Pour les (heureux ! ) possesseurs de reflex, bridge, compact expert… travaillez en mode priorité vitesse, et choisissez une vitesse suffisamment élevée (au moins 1/125ème de seconde) pour « suivre » les enfants en mouvement. Sinon vos photos risquent d’être floues. Bien entendu, adaptez la sensibilité ISO en conséquence. Si vous ne savez pas ce dont je parle, rendez-vous samedi 26 février 2011… à partir de 14h30.

Alexandra


Rizière entre chien et loup

Quel est le meilleur moment pour photographier en extérieur ? Sans doute la période « entre chien et loup », c’est-à-dire à l’aube, ou au crépuscule, lorsque la lumière est douce, chaude, orangée, et rend souvent les éléments de la photo plus agréables…

Juste un exemple pour vous convaincre : prenez un portrait en plein soleil à son zénith, vous obtiendrez des ombres fortes sur le visage, le nez et les arcades sourcilières « tombant » sur les joues, la bouche… Tirez le même portrait au même endroit avec le modèle face au soleil couchant : il aura une belle couleur douce, on verra le détail de ses traits sans ombre gênante, et pour les pâles un teint d’abricot sera des plus flatteurs !

Ca marche aussi avec les paysages : celui-ci est légèrement rosé à la fin de la journée.

IMG 7637 Rizière entre chien et loup

Mon reflex avait pour réglages ISO 200, F/11 et 1/80ème, ce qui me permet de garder une certaine profondeur de champ.

Un autre jour, pas très loin, le même genre de photo, mais pas entre chien et loup, donne un ciel plus lumineux, et plus tranchant avec la rizière :

IMG 7636 Rizière entre chien et loup

Et mes réglages sont quasi-identiques : ISO 200, F/9, 1/80ème. L’avantage de cette photo sur la première est la présence des poules qui viennent dynamiser l’image et lui donner une échelle.

Alexandra


Jouer avec l’exposition

En cours de photo sur la lumière, vous apprendrez à choisir la bonne sensibilité ISO, et à combiner vitesse et ouverture du diaphragme, en mode manuel, pour choisir l’éclairage désiré sur votre photo. Après une prise de vue, vous pourrez vérifier l’état de la balance des blancs sur votre appareil photo numérique et surtout contrôler la sur- ou sous-exposition de votre photo.

Mais pourquoi rechercher une photo sans défaut ? Pourquoi une photo sur-exposée ne pourrait-elle avoir son charme ? Comme ce cliché, pris avec les réglages ISO 200, vitesse 1/60 et ouverture F16.

IMG 5556 Jouer avec lexposition

J’avais fait les bons réglages pour une photo normalement exposée… quelques mètres plus loin. Ces deux jeunes pêcheurs étaient alors en train de prendre leur élan pour commencer la course qui amènerait le bâteau dans la mer. Ils ont pris tellement de vitesse qu’ils pouvaient se suspendre et s’amuser, faire des sauts de clown, comme on le voit sur ce cliché ! Ainsi, un de nos jeunes hommes s’envole, dans un espace blanchi par la surexposition… ça pourrait être le ciel ?

Ainsi je l’avoue, je cherchais à appliquer ce qu’un cours de photo Paris sur la lumière peut vous apprendre : bien choisir l’exposition, mais c’est peut-être le cours sur la composition de l’image que j’ai le mieux appliqué, puisque le flotteur bleu du bateau s’allonge sur la diagonale de l’image !

Alexandra