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Infos stages et cours de photographie. Actualité et conseils pour de plus belles photos.

Le blog cours-photographie.fr vous donne des conseils artistiques et techniques pour réaliser de plus belles photos et vivre votre passion. Ce blog est édité par la société MonCoursPhoto, qui vous propose des cours et stages de photographie sur Paris

Posts Tagged ‘photographe’

Marc Riboud, photographe humaniste

« La photographie ne doit pas chercher à convaincre. Elle ne peut pas changer le monde, mais elle peut montrer le monde surtout quand il change. » Marc Riboud.

Marc Riboud 26 1024x682 Marc Riboud, photographe humaniste Washington, États-Unis, 1967

Le photographe français Marc Riboud est décédé le 30 août dernier à l’âge de 93 ans. Ancien membre de Magnum, grande figure de la photographie humaniste, il est également l’un des premiers grands photographes voyageurs. Il se définissait cependant avant tout comme un flâneur : « Je ne suis pas un globe-trotter. Mais un flâneur qui aime photographier le plus intensément possible la vie la plus intense. »

Ses flâneries l’ont emmené dans le monde entier, et notamment en Asie, où il a fait de longs séjours : Chine, Vietnam, Inde, Tibet, mais également Ghana, Nigeria, Cuba… Ce désir de voyage, c’est peut-être son père qui le lui a transmis suite à son tour du monde réalisé en 1910 et dont le récit a profondément marqué Marc Riboud dès son enfance : un journal « que j’ai lu et relu et qui, plus que Jules Verne, a nourri mon imagination et m’a donné envie de courir le monde ».

Marc Riboud 2 Marc Riboud, photographe humanisteLa Cité Interdite, Pékin, Chine, 1957

Pendant près de cinq décennies, Marc Riboud a accompagné les mutations du monde contemporain, des luttes pour l’indépendance nationale des années 1950 et 1960 aux conflits liés à la guerre froide, à l’avènement d’une Chine nouvelle au début du XXIème siècle et plus récemment, à la campagne présidentielle de Barack Obama, en 2008.

Marc Riboud 25 1024x682 Marc Riboud, photographe humanisteAlger, Algérie, 1962

Pourtant, sa photographie ne recherche ni le spectaculaire ni l’événement hors du commun. Elle vise plutôt à tisser des liens, déjouer des interdits, vaincre une certaine timidité. Cinquième né d’une famille de sept enfants de la bourgeoisie lyonnaise, Marc Riboud se décrit lui-même comme un enfant « timide et taciturne ». À 14 ans, son père lui donne un petit Vest Pocket Kodak, son premier appareil-photo. C’est ainsi qu’il commence à photographier. En 1944, il participe aux combats dans le Vercors. De 1945 à 1948, il fait des études d’ingénieur à l’École centrale de Lyon et travaille en usine, puis il décide de se consacrer à la photographie. En 1953, il obtient sa première publication dans le magazine Life pour sa photographie d’un peintre de la tour Eiffel. Sur l’invitation d’Henri Cartier-Bresson et de Robert Capa, il rentre à l’agence Magnum.

Aujourd’hui, de nombreux musées et galeries exposent son travail à Paris, New York, Shanghai, Tokyo, etc. Il a reçu plusieurs récompenses dont deux prix de l’Overseas Press Club, l’ICP Infinity Award, et le prix Nadar pour son livre Vers l’Orient.

Marc Riboud 16 1024x682 Marc Riboud, photographe humanisteAngkor, Cambodge, 1990

Marc Riboud 10 Marc Riboud, photographe humanisteLes petites filles, Pékin, Chine, 1957

Marc Riboud 7 Marc Riboud, photographe humanisteDarjeeling, Inde, 1956

 Marc Riboud 9 Marc Riboud, photographe humanisteRue des antiquaire, Pékin, Chine, 1965

Marc Riboud 8 Marc Riboud, photographe humanisteAfghanistan, 1956

Marc Riboud 6 Marc Riboud, photographe humanisteTerrasse de Prah Palilay, 1990

Marc Riboud 23 1024x684 Marc Riboud, photographe humanisteAccra, Ghana, 1960

Marc Riboud 24 1024x681 Marc Riboud, photographe humanisteNew Dehli, Inde, 1985

Marc Riboud 20 1024x683 Marc Riboud, photographe humanisteDiptyque, Winston Churchill, Angleterre, 1954 + Chou En Lai, Chine, 1965

Marc Riboud 21 Marc Riboud, photographe humanisteDiptyque, Ghana, 1960 + Pape Paul VI, 1972

Marc Riboud 19 Marc Riboud, photographe humanisteDiptyque, Naples, Italie, 1979 + Italie, 1958

Marc Riboud 18 1024x676 Marc Riboud, photographe humanisteJapon, 1958


Yutaka Takanashi à la Fondation Henri Cartier-Bresson

Une nouvelle exposition fraichement débarquée du Japon est arrivée mercredi dernier à la Fondation Henri Cartier-Bresson : il s’agit de la rétrospective du photographe japonais Yutaka Takanashi qui expose pour la première fois à Paris l’ensemble de ses travaux.

TAKANASHI 03829 tokyoites Yutaka Takanashi à la Fondation Henri Cartier Bresson

© Yutaka Takanashi

Né en 1935 à Tokyo, Takanashi a d’abord travaillé dans la publicité, puis est devenu professeur en université. Il a commencé à se faire connaître en tant que membre fondateur du mouvement « Provoke » en 1965, pour lequel il publia quelques revues, et à travers lequel il réagissait profondément face à l’establishment photographique.

Yutaka Takanashi12 Yutaka Takanashi à la Fondation Henri Cartier Bresson

© Yutaka Takanashi

On comprend mieux sa réaction en parcourant les photos des années 70 : Takanashi s’émancipe des règles de composition, d’exposition… ses horizons ne sont pas horizontaux, on peut chercher en vain une application de la règle des tiers… Le photographe affirme : « J’ai toujours été irrité par l’aspect tautologique de la photographie« . On voit dans l’exposition des dizaines de photos de gares, de quartiers, de bars… qui sont de vraies photos sur le vif, avec un côté « provoke » qui s’affranchit des règles de la photographie classique. Ses clichés en noir et blanc sont rassemblés dans un premier livre, « Toshi-e » (vers la ville).

TAKANASHI 03812 Yutaka Takanashi à la Fondation Henri Cartier Bresson

© Yutaka Takanashi

L’exposition est chronologique (si vous allez de bas en haut dans la fondation HCB !) et vous découvrirez ensuite ses photos en couleur des années 1975-1977 qui ont été publiées dans « Machi » (la ville) : on découvre une ville de l’intérieur avec ses ambiances feutrées, ses boiseries, ses plantes, ses arrières boutiques…

yutaka takanashi tokyo e Yutaka Takanashi à la Fondation Henri Cartier Bresson© Yutaka Takanashi

Puis on finit dans les années 1980 avec « Golden Gai Street », à savoir l’ambiance des bars de Tokyo, entre couleurs vives mais pas encore pop, des guitares sèches, des de whisky qui côtoient les posters de Mickey Mouse, ou encore de gros téléphones oranges qui doivent peser dans les 5 kg ! Ses photos nous font véritablement voyager.

Horloge Yutaka Takanashi à la Fondation Henri Cartier Bresson© Yutaka Takanashi

C’est toujours un grand bonheur de voir lors d’une seule exposition la rétrospective de sa carrière photographique, que Yutaka Takanashi nous décrit lui-même :
« A mesure que j’avançais je réalisais que deux photographes coexistaient en moi; l’un le chasseur d’images qui essayait de capter l’invisible; l’autre le glaneur qui tentait de saisir uniquement le visible. »

Infos pratiques :

Exposition du 10 mai au 29 juillet 2012
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis – 75014 Paris (métro Gaîté L13)

Horaires :

Du mardi au dimanche de 13h à 18h30
Le samedi de 11h à 18h45
Le mercredi nocturne jusqu’à 20h30

Et en plus, profitez-en pour revoir quelques unes des plus belles photo de Henri Cartier-Bresson !


Sarah Moon

Cette grande photographe a fait l’actualité la semaine dernière avec la « vague blanche pour la Syrie », et nous avons choisi de vous la présenter à cette occasion.

Sarah Moon est née en 1941. D’origine juive, elle a dû quitter la France occupée avec sa famille et partir en Angleterre.
Elle débute sa carrière comme mannequin (de 1960 à 1966), où elle commence à s’intéresser à la photographie, et s’entraîne sur  ses amies modèles.
En 1970, Sarah Moon se consacre exclusivement à la photographie.

sarah moon Sarah Moon© Géraldine Dormoy, Rencontre avec Sarah Moon lors de la présentation de son court-métrage à Arles (juillet 2009)

L’artiste se fait un nom dans la mode grâce à ses campagnes pour Cacharel : pendant 20 ans, elle signera les campagnes photographiques & vidéos de la marque. S’en suivront d’autres campagnes pour Dior, Chanel, Sonia Rykiel, Christian Lacroix ou  Vogue etc …

Sarah Moon a su montrer les femmes sous un nouvel angle, probablement grâce à sa propre expérience en tant que modèle ; les regards & les attitudes de ses modèles prouvent une certaine complicité, ce qui la distinguait des photographes hommes de l’époque.

sarah moon cacharel Sarah Moon

© Sarah Moon - Cacharel

Ses photos sont alors reconnaissables entre toutes : flou artistique, dégradations (tâchées, abîmées, grattées, salies), têtes des modèles baissées ou effacées…

Quinze ans après ses débuts dans la mode, elle s’en détache peu à peu pour se consacrer à un travail plus artistique en adoptant le noir et blanc.

Ses photographies les plus connues sont alors celles qui illustrent le conte «Le petit chaperon rouge» : très contrastées, avec une ambiance inquiétante

le petit chaperon rouge Sarah Moon

© Sarah Moon

Son actualité

Le 17 avril 2012 marquait le 66ème anniversaire de l’indépendance de la Syrie. Pour cette occasion, Sarah Moon a initié & immortalisé bon nombre de personnalités engagées pour la « Vague Blanche pour la Syrie » : Jane Birkin & ses filles, Edith Bouvier, Stephane Hessel et bien d’autres encore, tous avec un tissu blanc portant l’inscription « STOP ».

jane birkin vague blanche dr recadre Sarah Moon

© Sarah Moon

stephane hessel1 Sarah Moon

© Sarah Moon

La vague blanche, une manifestation apolitique pour rappeler la situation en Syrie :

Plus de 9 000 morts connus à ce jours
65 000 disparus
35 000 blessés
212 000 personnes incarcérées
Plus d’un million de personnes déplacées à l’intérieur du pays
Plus de 200 000 personnes déplacées à l’extérieur du pays

Vous aussi vous pouvez envoyer votre photo !  http://vagueblanchepourlasyrie.org/


La MEP : nouvelles expos de printemps !

Jusqu’au 17 juin, venez découvrir les 3 nouvelles expositions présentées à la MEP (Maison Européenne de la Photographie) !

1- Paolo Pellegrin, « Dies Irae »

Membre de l’agence Magnum, récompensé de très nombreuses fois pour son travail, le photographe italien Paolo Pellegrin fait en quelque sorte partie de cette nouvelle génération de photographes, conscients des moyens techniques et de distribution de notre époque.

Pour lui, sa responsabilité est de « créer des archives de notre mémoire collective », ce qui se traduit par de magnifiques reportages photos sur des conflits ou des catastrophes : le Cambodge (1998), le Kosovo (1999-2001), l’Irak (2003), le Darfour (2004), la Palestine/Cisjordanie (2002-2004), l’ouragan Katrina (2005), le Tsunami (2005), Gaza (2005), Haïti (1995-2010), l’Afghanistan et le Liban (2006), l’Iran (2009). Cette exposition est la première rétrospective qui lui est consacrée en France, et  rassemble près de 200 clichés.

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©Paolo Pellegrin

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©Paolo Pellegrin

2- Dominique Auerbacher, « Scratches »

Le scratch ? Il s’agit d’un mix entre le tag & le graffiti, un nom en référence à la culture hip hop et au deejaying, que l’on voit énormément dans les transports en commun, ou sur des vitres.

« Scratches » est un corpus de 25 images réalisées à Berlin en 2009 par le strasbourgeois Dominique Auerbacher, mettant en avant les jeux de lumière et de transparence créés par les scratches vus au fil de ses ballades.

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©Dominique Auerbacher

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©Dominique Auerbacher

3- Guido Albi Marini, « L’art aveuglément »

Photographe né à Naples, Guido Albi Marini possède une approche innovante. Sa vision du devoir d’artiste ? Interpeller l’amateur d’art par n’importe quel moyen, lui permettre de voir ce qu’il ne serait pas en mesure de voir d’habitude.

Les oeuvres inhabituelles ont tendance à nous perturber, dans notre regard et notre perception, elles peuvent nous déranger car sortent de l’ordinaire, et nous ne comprenons pas forcément le message de l’artiste .

C’est justement le sujet de l’exposition à travers plusieurs séries de tableaux lumineux qui s’enchaînent.

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©Guido Albi Marini

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©Guido Albi Marini

4- La belle Laëtitia Casta sous l’objectif de Dominique Isserman

Toujours présente, depuis janvier … vous avez de la chance, l’exposition photo joue les prolongations jusqu’au 6 mai 2012 !

Infos pratiques :
La Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Métro : Saint Paul (ligne 1)
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés (donc pas le 1er mai, le 8 mai, le 17 mai… !)
Plein tarif: 7 €
Tarif-réduit:
4 €
Site : http://www.mep-fr.org/

Vous y êtes allés ou allez le faire ?
Laissez nous vos commentaires & impressions ! icon smile La MEP : nouvelles expos de printemps !


A la découverte du sténopé avec Katrin Guntershausen

Katrin Guntershausen est photographe professionnelle depuis plus de 10 ans et a fait des études d’arts plastiques et de photographie à Paris. Elle a participé à une vingtaine d’expositions et d’événements photo et est notamment spécialiste du sténopé, discipline assez particulière qu’elle enseigne dans ses ateliers photo. Nous avons le plaisir de la compter parmi les photographes de Mon Cours Photo.

Chloé : Qu’est-ce que le sténopé ?

Katrin : Le sténopé est un appareil photographique sans objectif, un dispositif très simple, économique, artisanal et magique.

Le sténopé (du grec sténos étroit et opê trou) est un trou de petit diamètre dans la paroi d’une camera obscura, simple boîte étanche à la lumière et peinte en noir à l’intérieur. Je fabrique des caméras obscura moi-même avec des boîtes de conserve et de boîtes à chaussures en cartons. Je place un papier photographique qui sert de négatif. Avec des vieux boîtiers 24/36  argentiques, je me suis construit un boîtier sténopé qui fonctionne avec une pellicule 135.

Guntershausen A la découverte du sténopé avec Katrin Guntershausen

© Katrin Guntershausen

Chloé : Comment as-tu découvert cette discipline et depuis quand la pratiques-tu ?

Katrin : J’ai découvert cette discipline lors de mes études photographiques à l’Université Paris VIII. Je pratique le Sténopé depuis trois ans et actuellement je travaille sur un projet sténopé relatif à ma vision de Paris.

Chloé : Quels sont les éléments qui t’attirent dans le sténopé ?

Katrin : Avec le Sténopé, beaucoup de paramètres sont laissés au hasard : peu de maîtrise de la lumière, du cadrage etc. J’aime bien ce côté mystérieux, imprévisible. De plus le Sténopé fait l’éloge de la lenteur. C’est un moyen pour moi de me détendre.

Chloé : Est-ce facile, à la portée de tous ?

Bien sûr, l’appareil photo est fabriqué avec trois bouts de ficelles. Pratiquer le sténopé est un jeu d’enfant. Aucune connaissance de la photographie n’est nécessaire. C’est la postproduction qui est un petit peu plus compliquée : il faut notamment se procurer du papier photo et avoir un espace pour le développement.

Portrait de Noelle Guillon A la découverte du sténopé avec Katrin Guntershausen

© Katrin Guntershausen

Chloé : En quoi consistent les ateliers que tu vas proposer et à qui s’adressent-ils ?

Je donne des ateliers photo dans de cadre de festivals photo, dans un centre d’animation et dans des écoles de design.
Ces ateliers s’adressent à tout le monde, de 6 à 99 ans. Dans mes ateliers, on peut apprendre toutes les étapes nécessaires pour découvrir cette discipline : la théorie, la fabrication de la boîte, la prise de vue et le développement au Labo.

Dans le cadre du festival photo « Mon Expo en Vitrine » je donne une initiation au Sténopé sur l’autoportrait le Samedi 8 octobre 2011 entre 14h et 17h. Les inscriptions se font à l’adresse guntershausen@hotmail.com.
Il y aura également un atelier sténopé pour enfant le 22 octobre 2O11 dans le cadre des rencontres photo du 10ème arrondissement.

Un grand merci à Katrin Guntershausen qui nous a fait partager sa passion par le biais de cette interview !

Propos recueillis par Chloé le 7 octobre 2011


La 1ère radio de France parle de MonCoursPhoto.fr !

Un matin ensoleillé de juillet 2011 (il y en a eu quelques uns), Nicolas, journaliste de RTL, la première radio de France, suit le cours « Découverte de son reflex » avec un groupe de photographes amateurs entourés d’un photographe professionnel et formateur, et d’Alexandra, co-fondatrice de MonCoursPhoto.

Moncoursphoto sur RTL La 1ère radio de France parle de MonCoursPhoto.fr !

Quelques extraits :

« Ce jour-là ils sont 8 à suivre ce cours autour de Yonathan, un photographe professionnel. 4 heures d’apprentissage sur le terrain mêlant théorie et pratique, histoire d’apprivoiser un peu mieux ce petit bijou de technologie ».

« - Comme je pars en vacances la semaine prochaine, je voulais apprendre la technique du reflex pour apprendre à faire des beaux paysages, des belles photos, bien cadrer et avec une bonne technique. »

« - Je n’avais strictement aucune notion de photographie, je trouvais cela très frustrant de ne pas pouvoir ramener des souvenirs quand je partais en voyage. Donc j’ai trouvé essentiel de prendre ce cours de photo, pour avoir la « base de la base ». Mais je sais que c’est très important de l’avoir. »

« Des cours collectifs qui attirent toute sorte de public [...].
[...] Ces cours ont lieu tout au long de l’année.
Idéal, donc, pour préparer au mieux vos prochaines vacances. »

Reportage réalisé par Nicolas George pour RTL le 30 juillet 2011.

interview RTL La 1ère radio de France parle de MonCoursPhoto.fr !

Le photographe professionnel et l’élève, au micro de RTL.

Retrouvez le reportage sur le site de RTL diffusé dans le journal du dimanche 7 août 2011.

Si vous êtes journaliste, ou bloggeur et souhaitez assister à l’un de nos cours, recevoir notre dossier de Presse… Envoyez-nous un mail sans attendre !

Notre équipe est à votre disposition icon wink La 1ère radio de France parle de MonCoursPhoto.fr !


Expo photo sur les traces d’Arthur Rimbaud

Vous connaissez tous Arthur Rimbaud, poète du 19ème siècle né à Charleville-Mézières, notamment célèbre pour Les Illuminations.

Rimbaud au Harar Expo photo sur les traces dArthur Rimbaud

Photo : Arthur Rimbaud dans un jardin de bananes au Harar

Arthur Rimbaud a passé une grande partie de sa vie à voyager, aussi bien à travers la France qu’à travers le monde. En témoignent les fameuses « correspondances » échangées entre lui et sa famille ou ses proches. Ce que l’on sait peut être moins, c’est qu’il ne s’est pas contenté d’écrire, il a aussi fait de la photographie lors d’un de ses voyages en Afrique.

Eric Guglielmi, né à Charleville-Mézières (lui aussi) en 1970, est un passionné de photographie et de voyages. En 1993, il part en Amérique Latine et y reste 18 mois. Dès son retour à Paris, il travaille comme « tireur noir et blanc » pour le journal Libération, mais cela ne dure pas puisqu’il repart rapidement à la découverte de l’Afrique et fonde une agence photo africaine au Mali.

En 2005, il décide de se consacrer à de plus longs projets photographiques et part sur les pas d’un poète qui a su l’inspirer dans sa jeunesse, Arthur Rimbaud. De ce projet est né l’exposition « je suis un piéton, rien de plus », qui démarre aujourd’hui et retrace la vie et les voyages de Rimbaud vus et « racontés » par Guglielmi.

Et celle-ci a bien sûr lieu dans la ville natale des deux hommes, Charleville-Mézières, au Musée Rimbaud.

Bonne route sur les traces d’Arthur Rimbaud !

Photo exposition JPEG Expo photo sur les traces dArthur Rimbaud

© Eric Guglielmi, « je suis un piéton, rien de plus »

Informations pratiques :

Du 24 juin au 23 octobre 2011
Musée Rimbaud, Charleville-Mézières
Tarif : 4 €

En parallèle, un livre intitulé « je suis un piéton, rien de plus » sortira le 25 juin aux éditions Gang.

Chloé


Claude Cahun au Jeu de Paume

Claude Cahun, de son vrai nom Lucy Schwob (1894-1954), est une artiste française née à Nantes, à la fois écrivain et photographe, avec une vie particulièrement tourmentée entre une mère sombrant dans la démence, des « camarades » de classe antisémites, et une relation clandestine puis à vie avec Suzanne Malherbe, également artiste et prenant le nom de Marcel Moore, histoire de brouiller les pistes. Les deux amies émigreront aux Etats-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale, et seront même condamnées à mort par la Gestapo puis graciées en 1945.

claude cahun lover other 2 Claude Cahun au Jeu de Paume

© Claude Cahun et Marcel Moore, Untitled, 1928

L‘oeuvre photographique de Claude Cahun couvre toute sa vie, de l’âge de 15 ans à sa mort, et on peut la rattacher au courant surréaliste de ses amis André Breton, Meret Oppenheim, et autres. Ses photos sont très intimistes, souvent autobiographiques avec l’utilisation de l’autoportrait, et décalées… Elle illustre largement le thème d’un « troisième genre », brouillant les pistes sur son identité : homme, femme, androgyne ?

L’exposition du Jeu de Paume réunit les oeuvres majeures de l’artiste, comprenant beaucoup d’autoportraits et une véritable recherche et originalité à travers la mise en scène, l’effort de composition et de transformation avec des déguisements, ou encore des photomontages réalisés avec Marcel Moore.

Informations pratiques :

Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, 75008 Paris
Accès côté rue de Rivoli
Site du Jeu de Paume : www.jeudepaume.org

Jusqu’au 25 septembre 2011

Du mardi au dimanche jusqu’à 19h (nocturne le mardi : jusqu’à 21h)
Plein tarif : 8,50 €, tarif réduit : 5,50 €

Alexandra


Une blonde à Manhattan… ou Marilyn à Paris !

Avez-vous besoin de 7 ans de réflexion pour aller voir de belles photos de Marilyn Monroe… Vous avez quelques mois tout au plus, car l’exposition que présente la Maison des Etats-Unis à Paris s’ouvre à vous du 31 mai au 7 octobre 2011 !

L’exposition de photographies d’Ed Feingersh s’intitule « Une blonde à Manhattan, The Marilyn Monroe you’ ve never seen », et fait écho à la parution du livre « Une Blonde à Manhattan » d’Adrien Gombeaud, aux éditions Le Serpent à Plumes.

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Marilyn dans le métro de New York, mars 1955 © Ed Feingersh / Michael Ochs Archives / Getty Images

L’histoire de ces photos vaut à elle seule le détour, et est digne d’un scénario à la hollywoodienne…

En 1955, Marilyn fuit Hollywood et la pression de la Twentieth Century Fox pour s’installer à New York et suivre des cours à l’Actor’s Studio, afin de redorer son image d’actrice. Pendant une semaine, le photographe Ed Feingersh la suit pour le magasine féminin Redbook. Une complicité s’installe entre eux alors qu’il l’immortalise dans différents lieux de New York : le métro, la foule de Manhattan, sa chambre d’hôtel… Mais après ce « reportage », le photographe perdra goût pour la création…

Et les photos sombreront dans l’oubli ! Elles ne seront retrouvées que 30 ans plus tard, en 1987, dans un hangar, à Brooklyn ! Les photos seront restaurées et sauvées par Getty Images et le fonds Michael Ochs Archives.

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Marilyn pour « Chanel n°5″, mars 1955 © Ed Feingersh / Michael Ochs Archives / Getty Images

Ces photos témoignent de deux destins à leur tournant, l’un mondialement connu et tragique, l’autre anonyme et oublié…

Infos pratiques

La Maison des Etats-Unis
3, rue Cassette, 75006 Paris
Métro Saint-Sulpice (ligne 4)

Entrée libre.
Ouvert du Lundi au Samedi, de 10h à 19h.

Alexandra


Dans la tête de Willy Ronis

Il y a quelques jours, j’ai enfin lu « Ce jour-là », de Willy Ronis. Vous savez, ce grand photographe français qui a parcouru trois quarts du XXeme siècle son appareil photo autour du cou, à la fois reporter et illustrateur, il  a été le témoin des manifestations ouvrières de 1934, des grèves chez Citroën-Javel en 1938, des retours de prisonniers de la Seconde Guerre Mondiale… et des bals de 14 juillets dans diverses guinguettes !

willy ronis belleville 1957 Dans la tête de Willy Ronis

© Willy Ronis – Belleville, 1957

Je vous encourage donc tous à acheter ce livre intitulé « Ce jour-là », Willy Ronis, sorti aux Editions Mercure de France puis Folio, pour plein de raisons, mais principalement parce qu’il vous permettra de comprendre ce qui se passe dans la tête d’un grand photographe… Il imagine, il se raconte des histoires, et cela l’inspire. Comme pour la photo ci-dessus, il imaginait un père revenant d’un lointain voyage, alors qu’il s’agissait d’un artisan sur le chemin de son atelier !

Aussi, parce que c’est drôle et anecdotique. Willy Ronis explique comment il a pris ses photos, qu’il est monté sur une chaise par exemple pour la photo suivante, et qu’il a fait un geste de la tête au danseur, et que plus tard, les deux filles lui ont raconté qu’elles n’avait plus jamais revu ce grand danseur, qui avait un pied bot.

willy ronis chez maxe joinville 1947 Dans la tête de Willy Ronis

© Willy Ronis – Chez Maxe, Joinville, 1957

Enfin, ce livre nous fait comprendre ce qui fait le talent d’un photographe : trouver le moment juste, choisir le cadrage optimal, patienter, voire… mettre un peu en scène la photo, si le résultat souhaité est bien clair. C’est ce qu’il a fait pour la photo ci-dessous, qui trône dans de nombreuses boulangeries de par le monde…

willy ronis rapho Dans la tête de Willy Ronis

© Willy Ronis – Le petit parisien, 1952

Bref, vous l’aurez compris, ce petit livre est un vrai coup de coeur. Prenez le temps de lire et regarder les images petit à petit, imprégnez-vous de sa mentalité, et venez vous entraîner lors d’un cours Photoreportage au coeur de Paris !

Alexandra